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 Mao et la République Populaire de Chine

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MessageSujet: Mao et la République Populaire de Chine   Mar 28 Déc - 0:33


Introduction

Nous sommes au début du XXème siècle. La Chine est un Empire depuis plusieurs millénaires, et il se trouve sous contrôle de la Dynastie1 Qing depuis 1644. Cependant, le pays ne jouit plus de la même puissance dont il profitait auparavant : Il est en proie à de nombreux conflits internes, et il est progressivement envahi par d'autres États : Les principales puissances européennes (France, Italie, Allemagne, Autriche-Hongrie, Russie et Royaume-Uni), les États-Unis, ainsi que le Japon. La Chine perd donc énormément en influence et en autonomie, au profit des autres pays qui commencent à l'occuper. Frustrés par la faiblesse de l'Empire et influencés par les idées du révolutionnaire nationaliste Sun Yat-sen, de nombreux étudiants et militaires prônent le renversement de la Dynastie Qing, ce qui se concrétise avec le soulèvement militaire de Wuchang2 en 1911 qui lui-même aboutit à un gouvernement provisoire l'année suivante : C'est la République de Chine, avec Sun Yat-sen à sa tête. Cependant, elle n'est pas assez stable, le pouvoir est convoité et trop de rivalités font surface pour s'en emparer. Ces conflits dégénèrent et le gouvernement est en pièces en 1916, laissant la Chine sombrer dans une ère de conflit permanent entre seigneurs de guerre3. 3 ans plus tard, à la fin de la Première Guerre Mondiale, la population commence à se mobiliser en protestation contre le Traité de Versailles, mais ces revendications populaires prennent rapidement un ton plus critique envers la Chine elle-même. En 1920, Sun Yat-sen, représentant le Kuomintang (Parti Nationaliste Chinois), s'allie avec le Parti Communiste4 Chinois (PCC) montant dans l'espoir d'unifier la Chine sous un même pouvoir. 5 ans plus tard, Chiang Kai-shek succède à Sun Yat-sen, qui parvient plus ou moins à atteindre les objectifs fixés par le Kuomintang. Cependant, en 1927, il décide de chasser les Communistes, ce qui donne naissance à un conflit d'envergure entre les deux grands camps idéologiques chinois (Nationalistes supportés par l'Occident et Communistes supportés par l'URSS) qui finit par dégénérer en guerre civile. C'est alors que le PCC et sa milice, l'Armée Rouge Chinoise, se réorganisent sous un nouveau chef : Un certain Mao Zedong ...


Mao Zedong en 1931


La Longue Marche

Mao Zedong est né le 26 décembre 1893 dans une famille de paysans prospères de la région de Shaosha, dans le Sud du pays. Il participe aux activités révolutionnaires qui ont secoué la Chine depuis le début du XXème siècle et rejoint le PCC en 1921. Il dirige le Soulèvement de la Récolte d’Automne5 qui échoue en 1927 mais il aide avec succès à l'établissement, dans la région montagneuse du Jiangxi, de la petite République Soviétique Chinoise6 dont il est élu Président en 1931. Son attitude au pouvoir, vivement critiquée, s'affirme déjà comme très autoritaire et, à l'instar de Staline7, il accuse ses opposants de traîtres afin d'organiser des purges. Cependant, la République Soviétique est menacée par les troupes du Kuomintang qui l'ont encerclée, et les communistes s'y étant abrités sont contraints de fuir en 1934 : C'est la Longue Marche, un dur périple d'un an long de 12,000 kilomètres pour échapper aux forces nationalistes qui coûtera la vie d'environ 100,000 soldats de l'Armée Rouge. Les hommes qui ont survécu réussissent néanmoins à se réfugier dans le Shaanxi. C'est lors de cette longue retraite que Mao parvient à s'imposer comme chef et à grimper dans la hiérarchie du Parti jusqu'à en devenir le Président. Les conflits entre communistes et nationalistes ne cessent pas pour autant ...


Un membre du Parti s'adressant aux survivants de la Longue Marche


La Deuxième Guerre Sino-japonaise

La République de Chine continue de pourchasser les communistes, faisant de cette guerre civile une priorité malgré la menaçante présence militaire japonaise. Mais le Japon, dont l'Armée Impériale a déjà envahi la Mandchourie depuis 1932, est tenté par de plus grandes ambitions expansionnistes et trouve un prétexte pour déclarer les hostilités. Complètement submergé par cette attaque, Chiang Kai-shek est forcé, après avoir été séquestré par des généraux de sa propre armée (!) pour qui seule une option était envisageable, à cesser les hostilités avec le PCC et les deux camps s'unissent malgré eux pour combattre l'envahisseur japonais. Cependant, c'est pour les Chinois une défaite écrasante, et ils ne sont sauvés que grâce à la réédition du Japon face aux forces américaines en 1945. La fin de la guerre et l'évacuation des troupes japonaises permet à Chiang Kai-shek de prendre le contrôle de l'île de Taiwan, malgré la faiblesse du Kuomintang au lendemain du conflit. Cependant, la guerre civile reprend, et les communistes profitent de ladite faiblesse ainsi que du soutien des paysans pour frapper fort : 4 ans plus tard, malgré les tentatives d'accord et de réconciliation, le Kuomintang est vaincu et la majorité du territoire chinois est sous contrôle du PCC ! Chiang Kai-shek et ses partisans se voient donc contraints de fuir vers Taiwan, qui est resté nationaliste, et donc l'unes des dernières zones qu'on puisse encore considérer comme faisant partie du territoire de la "République de Chine" (Et qui le reste encore aujourd’hui). En effet, le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclame la fondation de la République Populaire de Chine (RPC) :
« Les Chinois se sont levés. »


Mao déclarant la fondation de la RPC sur la place Tian'anmen


L'Implantation de l'Économie Socialiste

Maintenant que la RPC a été crée, de nombreux changements vont survenir dans cet immense État très peuplé (Qui compte actuellement une estimation de 1,340,000,000 habitants sur une superficie d’environ 9,650,000 km²) : Le PCC s'affirme comme seul Parti légitime en tant que guide du peuple chinois, et ses différentes factions commencent à s'établir un peu partout sur le territoire : L'armée est aussi officiellement fondée et est nommée Armée Populaire de Libération. Les droits des femmes deviennent aussi protégés légalement. Mao modèle l'économie du pays sur celle de l'URSS, et il signe d'ailleurs un Traité d’Amitié avec Joseph Staline pour garantir la co-opération entre ces deux puissances marxistes-léninistes8. Les objectifs sont d'amortir l'inflation, d'effectuer d'importantes réformes agricoles, d'implanter des centres de soins de santé publics et de reconstruire l'industrie sur les ruines de l'ancienne Chine ; Tout ceci afin d'atteindre une période de stabilisation économique, chose que la Chine n'a plus connue depuis presque un siècle ! Comme en Union Soviétique, les terres sont confisquées aux possédants, souvent via la terreur, et redistribuées aux paysans plus pauvres. Les grands propriétaires et hommes d'affaire, considérés comme "droitistes", sont eux aussi purgés. Dès 1953, Mao calque directement son modèle économique sur l'Économie Planifiée9 de Staline et l'industrie est nationalisée en 1955. C'est à partir de ce moment que l’on peut considérer que l'économie est passée sous contrôle total et définitif de l'État. Cependant, si le redressement économique peut paraître rassurant, il faut tout de même dénombrer pas moins d’un million de morts dans cette étape de lancement de l’économie ...


« Le mouvement pour augmenter la production dans la prairie. »
(1952)


La Confrontation Directe lors de la Guerre Froide

Après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, la tension monte entre les deux grandes puissances (USA et URSS) et la Guerre Froide10 se développe ... En 1950, la Corée du Nord (Un État Communiste lui aussi), sous le commandement de Kim Il-sung, tente une action militaire d’envergure : C'est la Guerre de Corée11. Cependant, les forces de la Corée du Sud, aidées par les Nations Unies, parviennent à les repousser : L'URSS et la RPC voient cette victoire américaine d'un très mauvais oeil, vu qu'elle symbolise le triomphe militaire de l'Occident sur les États communistes de l'Est. ... Cependant, l'URSS refuse de se confronter aux États Unis directement, ce qui n'est pas du goût de Mao qui décide de partir à l'assaut sans l'aide de l'Union Soviétique. Malgré la forte impression laissée sur les forces américaines qui sont témoins pour la première fois d'une démonstration de la puissance de ce nouvel État, cette campagne militaire est un échec : Si l'Armée Américaine se voit contrainte de battre en retraite un premier temps, c'est elle qui dominera le reste du conflit, les volontaires chinois entraînés à la guérilla ne faisant pas le poids face à la stratégie et à la technologie militaires des Américains. Toutefois, malgré l'impossibilité évidente pour les volontaires chinois de remporter ce conflit, Mao refuse l'armistice proposé par les Nations Unies et poursuit les hostilités jusqu'en 1953, hostilités qui seront au final inutilement coûteuse en vies humaines : On dénombre plus de 400,000 victimes rien que du côté chinois. Qui plus est, dès 1956, les relations entre la RPC et l’URSS se détériorent (Du à leur divergences concernant leur interprétation du marxisme-léninisme ainsi que leurs différents vis-à-vis de leurs intérêts nationaux) : C'est la rupture ... La RPC s'isole d'un point de vue diplomatique et dénonce le "faux socialisme" de l'Union Soviétique et de ses États satellites. Mao se présente désormais comme le porte-parole du "tiers-monde", à savoir des États qui ne suivent ni le premier-monde (USA et URSS) ni le second-monde (Europe, Japon, Canada et Australie).


« Vive la victoire de l'Armée Populaire Coréenne et de l'Armée des Volontaires Chinois ! »
(1951)


Le Premier Plan

Cette scission (En partie) idéologique avec l'URSS, ainsi que la faiblesse de son nouveau Président Nikita Khrouchtchev12 à faire face aux difficultés économiques et aux révoltes populaires dans le Bloc de l'Est, poussent Mao à abandonner le système d'Économie Planifiée soviétique au profit d'un nouveau modèle, exclusif à la Chine, complètement original voire inattendu. Cette campagne économique a pour but de maximiser la production agricole et l'élargissement des infrastructures industrielles ainsi que d'accélérer la collectivisation, et ce en un minimum de temps. Elle consiste à user massivement de propagande pour pousser les travailleurs à produire en beaucoup plus grandes quantités et de coercition pour supprimer les éléments improductifs ou les opposants à cette mesure. De ce fait, le Parti est très présent et exerce un puissant contrôle sur la vie des paysans, n'hésitant pas à réprimander ceux qui seraient trop lents ou à éliminer les contestataires, et ce pouvoir sera assis définitivement. Cependant, les travailleurs sont exténués, écrasés sous l'exigence de la production, et la collectivisation forcée n'arrange rien, laissant parfois les travailleurs épuisés de leur journée de travail effrénée avec pas plus de ... 250g de grain ! Et pour couronner le tout, le climat est exécrable. Heureusement, des mesures d'urgence sont prises en 1956 pour éviter la famine mais aussi (Et surtout) pour rétablir la confiance des citoyens envers l'État communiste : Le pouvoir se desserre, les exigences de productions deviennent moins sévères et les pressions sociales se relâchent. Cependant, ce n'est pas suffisant pour gagner le calme du peuple et les soulèvements, quoique locaux, commencent à se multiplier. Même si cela ne représente pas un risque direct pour le PCC, Mao décide de lancer la Campagne des Cent Fleurs : Censée établir une compréhension entre Parti et population, en redonnant une certaine liberté d'expression, elle sert surtout à ce que les cadres communistes qui ne plaisent pas à Mao soient critiqués pour que ce dernier puisse reconsolider son pouvoir à la tête du Parti. Cependant, cette liberté d'expression marche "mieux" que prévu, et c'est tout le Parti qui se retrouve inondé sous les critiques ! Incapable de faire face à une telle opposition, le PCC rétablit son pouvoir fort et réprime très violemment le contre-pouvoir. Au final, en 1957, on retourne à une situation politique semblable à celle d'avant les efforts démocratiques, voire même pire. Le pouvoir est en très mauvaise passe, assez divisé, et c'est là que Mao décide de frapper fort en élaborant un nouveau programme : Le "Grand Bond en Avant" ...


« Consolidez l'alliance des travailleurs et des paysans sous la direction de la classe ouvrière. »
(1954)


Le Grand Bond en Avant

Ce nouveau programme est annoncé par Mao en 1958. Son principal fer de lance est l'utilisation de ressources locales et de travailleurs à faibles revenus pour maximiser en parallèle l'agriculture (Avec la production du grain) et l'industrie (Avec la production de l'acier) afin d'atteindre enfin un statut d'État communiste plus moderne. Pour cela, un endoctrinement des masses via la propagande est nécessaire. Les familles de travailleurs se retrouvent dans des communes où la vie privée devient un luxe et où tout tentative de fuite est généralement synonyme de persécution, de torture, voire d'exécution par les forces de l’ordre. Cependant, l'utilisation à outrance de matériaux et de labeur à moindre coup se fait ressentir dans la qualité des produits finis qui ne seront parfois au final plus bons qu'à jeter : L’acier, par exemple, produit en millions de tonnes, pourtant vital au fonctionnement du Grand Bond en Avant, est d'une qualité exécrable et n'a aucune valeur marchande. L'industrie en prend un coup : Les matières premières commencent à manquer, une bonne partie d'entre-elles étant par ailleurs gaspillés dans la surproduction de biens si médiocres qu'inutilisables. Les paysans ne peuvent même plus se nourrir du grain des récoltes, vu qu'il est collecté par la commune contre leur gré, et ce ne sont pas les rapports de production faussés pour faire croire que tout va bien qui vont duper les travailleurs affamés, épuisés et complètement démoralisés. La pénurie guette ... Et malgré les efforts du Ministre de la Défense Peng Dehuai13 pour condamner ces mesures économiques, le Grand Bond en Avant n'est pas interrompu, et le Ministre en question est d'ailleurs contraint de démissionner. Peu après, l'Armée Populaire de Libération est purgée. Cependant, la RPC fonce vers le gouffre et la chute est telle que les dirigeants du Parti finissent par mettre fin au Grand Bond en Avant en 1961 eux-mêmes, et ils assument l'échec total de cette politique. Malheureusement, cela ne s'arrête pas là : Cette mesure économique ratée n'a pas seulement manqué d'anéantir l'économie du pays et justifié une répression permanente, elle a aussi généré des famines de masse. Le bilan est catastrophique : Au final, on dénombre environ 30,000,000 de morts dus à la malnutrition causés par le Grand Bond en "Avant". Et ce, sur une période d'à peine 5 ans ... Parallèlement, la RPC s'approprie l'arme atomique et devient le cinquième pays du monde a réussir un test nucléaire.


« Fondez beaucoup d'acier et accélérez la construction socialiste ! »
(1959)


La Révolution Culturelle

Suite au désastre du Grand Bond en Avant, Mao est en proie à de nombreuses critiques et décide de quitter le poste de Président de la RPC (En restant toutefois Président du Parti, les deux positions étant relativement indépendantes contrairement au système soviétique) où il est remplacé par Liu Shaoqi14, et il s'écarte de la gestion de l'économie qui revient notamment à Deng Xiaoping15. Il est vrai que Mao ne fait plus très bonne impression après la catastrophe qui a frappé le pays et ce, en grande partie de sa faute. C'est pour cette raison que bon nombre de cadres du Parti, y compris les deux hauts placés cités juste avant, veulent diminuer son influence et amoindrir son autorité petit à petit pendant qu'il se tient à l'écart. Il reste tout de même le grand symbole national de la Révolution. Cependant, Mao est bien décidé à reconquérir le pouvoir ... une bonne fois pour toutes. En tant que Président du Parti, il mène des campagnes de dénonciations des "révisionnistes" (En réalité des personnes potentiellement gênantes pour son retour au pouvoir ou qui ne s'accordent pas avec ses idées politiques), en les assimilant systématiquement à des "traîtres" ou à des "impérialistes". Certains membres du Parti sont même contraints de se "dénoncer" eux-mêmes sous couverture "d’autocritique". Mao parvient à endoctriner la jeunesse qui commence à s'organiser en "Brigades Rouges", milices sous ses ordres qu'il va utiliser pour mener à bien son plan pour revenir à la tête de l'État : La Révolution Culturelle. Ces jeunes, entièrement dévoués à Mao qui leur a inculqué la haine des intellectuels, vont commencer par purger les ennemis de celui qu’ils appellent le "Grand Timonier"16 dans les universités. En 1966, la Loi de la "Voie de la Démocratie" est mise en application par le PCC, ce qui va sceller l'avenir de la RPC ... Son but est en fait d'effectuer des purges du Parti pour le débarrasser des opposants de Mao (À l'instar des purges staliniennes) et d'anéantir les "vieilleries", à savoir tout forme de culture extérieure à la propagande maoïste (Que ce soit les anciennes traditions chinoises ou la littérature occidentale, en passant par les temples bouddhistes et les symboles des moines tibétains ... Jetés au feu ou entièrement démolis). L'influence des Brigades Rouges s'étend à travers toute la RPC et toute dissidence est systématiquement supprimée, souvent de manière brutale et cruelle. Le pays est plongé dans un climat de terreur politique permanente, les opposants sont jetés dans les laogais17 et les partisans de Mao se retrouvent par milliers devant ses discours avec un exemplaire du Petit Livre Rouge18 à la main. La plupart des universités sont fermées, les jeunes intellectuels sont envoyés en "rééducation" dans les campagnes reculées sans grand espoir de retour et les rues sont placardées d’affiche de propagande dans l’espoir de perpétuer le culte de la personnalité. En 1968, Mao bannit définitivement Liu Shaoqi du PCC et dissout les Brigades Rouges maintenant que leur rôle (Ramener Mao à la tête de la RPC et consolider son pouvoir) est rempli. Il désigne aussi un successeur : Lin Biao19. Il a entièrement restauré son pouvoir et la RPC présente dès lors toutes les caractéristiques d’un État totalitaire : Culte de la personnalité, élimination des dissidents, contrôles de tous les aspects de la vie (Notamment éducatifs et culturels), pensée unique forcée et exploitation de l’effet de masse, endoctrinement dès la jeunesse, etc. Cependant, ce n’est pas fini : Il s’est créé un nombre incroyables de conflits internes dans la lutte pour le pouvoir dans lesquelles même Lin Biao, le désigné de Mao, est impliqué via la préparation d’un coup d’État. Chacun cherche à éliminer ses rivaux politiques afin de grimper dans la hiérarchie du PCC … L’un des seuls à échapper à ce tourbillon est le Premier Ministre, Zhou Enlai20. Après la mort de Lin Biao dans un accident d’avion et l’aggravation de l’état de santé de Mao, c’est même la femme du Président qui va essayer de s’introduire sur la scène du pouvoir. Malgré tout cela, il y aura tout de même un rapprochement sino-américain d'un point de vue diplomatique au début des années 70 ... mais les luttes intestines ne s'arrêteront pas pour autant et vont continuer un certain temps, la RPC va même traverser un tremblement de terre (!) et passer sous la domination de la "Bande des Quatre" (Bien que vivement combattus par Zhou Enlai), des dirigeants communistes fidèles à Mao jusqu’à la mort de ce dernier le 9 septembre 1976. Un mois après sa mort, la Bande des Quatre est renversée lors d’un coup d’État qui sera célébré dans les rues de la capitale, marquant la fin du désordre monumental qu’auront été les derniers moments de la Révolution Culturelle … Qui aura, avec son lot d’horreurs, coûté la vie d’environ 2,000,000 de personnes.


« Avancez victorieusement en suivant les mesures révolutionnaires du Président Mao dans la Littérature et dans les Arts ! »
(1968)


Conclusion

Au final, il est relativement peu aisé de déterminer si la RPC sous Mao a été un État marxiste-léniniste comme un autre avec ses petites particularités, ou si au contraire c’était un État communiste dont l’idéologie se détachait du marxisme-léninisme orthodoxe pour imposer quelque chose de nouveau. La RPC s’est effectivement construite sur des bases semblables à celles de l’URSS, et son statut d’État totalitaire à la fin des années 60’s correspond plus ou moins aux principes de l’ère stalinienne de l’Union Soviétique ; Cependant, certaines mesures, majoritairement économiques, comme le Grand Bond en Avant, restent exclusives à la RPC … Par ailleurs, le "rayonnement" du maoïsme au niveau international influencera fortement la plupart des Partis communistes du monde entier. Dans tous les cas, le règne de Mao Zedong s’est démontré comme une catastrophe sociale qui a dégénéré en une sanglante dictature totalitaire. On estime le nombre de morts causées par les politiques du "Grand Timonier" à entre 40 et 70 millions (C’est plus encore qu’Hitler et Staline !), ce qui ne l’empêche par d’avoir un mausolée très visité et d’être encore adulé par un bon nombre de personnes dans un pays dont le "décor" socialiste ne semble pourtant plus être là que par nostalgie opportuniste ...



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MessageSujet: Re: Mao et la République Populaire de Chine   Dim 28 Sep - 21:57

c bien
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