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 Cinéma

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Saturnome
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mer 26 Oct - 6:11

Ah non, ce sont juste des commentaires de films, y pas de quoi en faire des articles. Si vous voulez des articles, je vous copie-colle les vieux que j'ai fait, ces commentaires c'est du SMS à côté. Enfin si vous insistez je le ferai, mais je me sens plus à l'aise à contribuer à un topic. Mon premier post a bien peu de quoi représenter les prémices du cinéma d'horreur, vu que je vais piger parmi les trucs obscurs que je n'ai pas encore vu. Je dis juste ce que je pense de ce que j'ai vu, IMDb.com en a des centaines par film, même si pour mon choix du jour il n'y a même pas 4 reviews à son sujet:


***

La Main du Diable, Maurice Tourneur, France, 1943.


Il y a quelques jours j'avais l'intention de voir I Walked With a Zombie pour les années 40. Son réalisateur, Jacques Tourneur, est surtout connu parmi les amateurs d'horreur pour Cat People, un film incroyablement influent tant sa technique d'horreur fut plagiée. Mais en lisant un peu ici et là, je tombe sur son père, Maurice Tourneur, que je connais pour quelques films assez cool comme The Blue Bird (1918) ou encore The Last of the Mohicans (1920) qui lui n'est pas cool et vraiment ennuyant mais malheureusement trop souvent dans les bouquins pour son importance historique. Bref voilà que j'apprends que le père Tourneur a continuer sa carrière jusque dans les années 40, mais que l'on ne discute jamais de celle-ci. Non seulement ça, mais aurait-il réalisé un film d'horreur aussi, en France, pendant que son fils avait la gloire des studios américains. Ce film, La Main du Diable, me semblait plutôt intriguant, et puis je me suis dis que pour ce marathon d'horreur, ce serait pas mal de changer un film américain, comme il risque d'y en avoir plusieurs, pour un français.

Même en n'ayant toujours pas vu I Walked with a Zombie, je sais que je ne regrette pas du tout mon choix.
La Main du diable est un film de très haut calibre, à la fois juste assez sophistiqué et divertissant.
On a donc Roland Brissot, peintre symboliste abominable et aux idées stupides (un symboliste quoi), et par conséquent sans le sou. Un jour, il décide d'acheter un talisman magique au propriétaire d'un restaurant. Ce talisman, une main gauche dans une petite boîte, transforme la vie de Brissot : il peut soudainement accomplir tout ce qu'il désire par sa main gauche à lui. Elle peint des choses d'une grande beauté (Brissot n'étant même pas responsable des idées derrière les toiles, c'est assez fâcheux pendant les vernissages), manipule les femmes pour obtenir ce qu'il veut, défonce la gueule des gens louche... Brissot est célèbre. Mais un petit homme semble le suivre... Quel est le secret de cette main? Je ne peux en dire davantage.

Le scénario, même si il s'inspire d'histoires populaires, est particulièrement bien ficelé, le genre qui rend propice au revisionnement. L'atmosphère est un mélange particulier du genre du cinéma français d'avant-guerre et du gothique. Il y a aussi des touches expressionnistes, en particulier dans une scène particulièrement étonnante. L'étrangeté, l'incertitude et le danger mène le film avec le protagoniste auquel on peut facilement s'identifier (joué par un Pierre Fresnay admirable) et la chute psychologique est payante.
Il est vrai que Tourneur fils révolutionnait l'horreur aux États-Unis quelques mois plus tôt, mais Tourneur père montre sa grande maîtrise du langage et confectionne un film unique. Et spécialement étant donné le contexte historique du film ...

Gaumont, en sortant ce film sur Blu-Ray l'an dernier lui a rendu un grand service (le film n'avait jamais été édité sur DVD auparavant!). La Main du Diable fut financé par de l'argent allemand pendant l'occupation, ayant été produit par Continental-films, une création de Joseph Goebbels. Par conséquent censuré après la libération puis oublié, cette période du cinéma français était devenue tabou. Pourtant l'histoire de Continental-films est plus complexe que ça... Cette sortie a été une révélation un peu partout, et une preuve qu'en quelque sorte le passé est une chose qui se modifie, certaines oeuvres gagnent leur gloire, d'autres la perdent... La Main du diable a été réhabilité et l'on découvre donc un perle rare, un trésor caché.


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Weldar
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mer 26 Oct - 13:10

Le synopsis a l'air intéressant, tout comme le contexte quand le film a été publié.
C'est bien que les mentalités changent et que le film est désormais accessible. Il a l'air assez cool, on dirait d'ailleurs que la main a pu inspirer La famille Addams.

Autrement, j'ai vu le fameux Les Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne.
J'attendais beaucoup du film et j'avoue que je ne suis pas déçu.

Il est cependant vrai que c'est un film très impressionnant, ses scènes de course poursuite sont explosives et surprennent pour un Tintin. Néanmoins, je trouvais l'esprit de la BD respecté, il y a pas mal d'humour grâce au formidable duo Dupont/d et Haddock et c'est chouette de voir ce bon paquet de cameos. On voit que Spielberg est fan de l'univers.

Après un générique d'ouverture jouissif pour son style graphique et ses nombreuses références aux différents tomes de la BD.
On retrouve ici un scénario qui prend pas mal de libertés de la BD d'origine du Secret de la Licorne, ce qui est pas plus mal pour notre surprise. Certaines libertés m'ont d'ailleurs surpris.
Et c'est un bonheur de revoir certaines scènes qu'on connaissait de la BD, genre celle du pickpocket.

Le fil directeur ressemble un peu à un Indiana Jones (pour moi c'est pas plus mal, j'en suis fan) où on voyage beaucoup et que la trame ressemble à une course poursuite vers un artefact entre deux partis.
Au final, on pourra dire que le film se prête plus à un hommage qu'à une adaptation fidèle pour les puristes, mais le film reste très impressionnant et jouissif et on ressent quand même une fidélité à l'esprit de Tintin.
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Saturnome
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MessageSujet: Re: Cinéma   Jeu 27 Oct - 3:27

Le film ne sort pas avant un moment ici, j'imagine qu'ils n'ont pas encore fini les scènes d'explosions et de bikinis (et de bikinis qui explosent). Ce serait bien que cela aide à la popularité de la bande dessinée européenne aux États-Unis, parce qu'elle est vraiment peu connue là-bas, Astérix fait le tour du monde entier mais n'entre pas là-bas. Et pour Spielberg, si cela lui permet de faire du Indiana Jones sans avoir George Lucas dans les pattes, tant mieux. Le look du film me répugne toujours un peu par contre.

Allez, on entre dans l'ère du format d'image rectangulaire, et j'ai plus de la moitié de ce voyage cinématographique de fait!
Invasion of the Body Snatchers, Don Siegel, États-Unis, 1956.


C'est curieux que ce film ait été le sujet de trois remakes par la suite, tellement ce film semble ne pouvoir sortir que des États-Unis d'après-guerre, pourtant le sujet semble pouvoir s'adapter à plusieurs situations et au moins un des remake est quasiment aussi célébré que l'original.


notamment pour être responsable du meilleur pointage de doigt de l'histoire du cinéma

Invasion of the Body Snatchers est le classique de la paranoia. Petite ville américaine éloignée typiquement années 50, phénomène d'hystérie qui prend place : plusieurs personnes n'arrivent plus à reconnaître un de leur proche. C'est comme si quelqu'un d'exactement pareil, doté des même souvenirs, des mêmes habitudes, prenait place, mais sans ce qu'on pourrait définir comme une âme... leur regard est différent, leurs émotions semblent absentes... Notre protagoniste est un docteur qui reviens dans sa petite ville après une longue absence, et ce phénomène semble avoir commencé il y a 2 ou 3 semaines. Les choses prennent une ampleur catastrophique, mais plus le temps s'écoule, de moins en moins de gens sont prêts à croire le docteur que les choses ne vont pas comme d'habitude...

Le titre du film est typique des films sci-fi pop-corn et sans prestige des années 50 (Attack of the 50 Foot Woman, I Married a Monster from Outer Space, The Brain That Wouldn't Die, The Incredibly Strange Creatures Who Stopped Living and Became Mixed-Up Zombies!!? (sans blagues) mais mon titre préféré reviens à un film britannique, The Earth Dies Screaming! ) mais le temps a su nous faire voir que dans cette montagne de films fait à la chaîne se trouvait des films intelligents et bien foutus. Invasion en fait partie. Ce sens de la paranoia et de la crainte est contagieux, Kevin McCarthy, acteur inconnu, se débrouille au delà des patins de bois auquel l'on a droit habituellement dans ce genre de film et cela contribue énormément. Le talent de Don Siegel à la direction aide aussi. Une autre chose qui l'aide à se démarquer du reste est de délaisser les monstres et créatures étranges qui peuplaient la sci-fi et l'horreur de l'époque aux États-Unis, et aussi d'avoir une ville entière plutôt qu'un seul monstre. C'est terrifiant parce qu'il n'y a absolument rien à faire, aucun espoir, aucune solution.

Comme la plupart des plus célébrés films de ce genre et de cet époque, on pourrait y voir une allégorie, mais celle-ci reste terriblement ambiguë, ce qui contribue encore au film. Pendant la guerre froide, pendant l'époque du Maccarthysme, la plus grande peur de l'Américain moyen était que son voisin soit un espion communiste. Par conséquent, une invasion de gens qui ressemblent à votre voisin mais qui n'est plus votre voisin mais quelqu'un qui ne correspond pas aux idéaux américains et qui fait partie d'un étrange hivemind provenant de l'extérieur parle beaucoup. Le film ne pousse pas du tout cette interprétation (en laissant des indices propice à cette lecture par exemple), mais il en reste cette qualité absolument années 50 qui lui est difficile à contourner et qu'elle est absolument valide. Mais c'est là le plaisir, soit que le film n'essai en aucun cas de pousser au-delà de raconter une idée effrayante et originale, plausible et qui ne peut finir bien en aucun cas. Le fameux remake célébré de Philip Kaufman mise plus sur une aliénation clinique avec quelques zestes d'humour, ce qui permet à chaque film de tenir fièrement pour ce qu'ils sont chacun.



Le film d'aujourd'hui est un classique, mais demain je vais aller pêcher quelque chose de bien obscur.
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Saturnome
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 28 Oct - 3:19

À Meia-Noite Levarei Sua Alma, José Mojica Marins, Brésil, 1964.
AKA Coffin Joe: At Midnight, I'll Take Your Soul


Là je vous déterre un trésor enfoui parmi les coins les plus obscurs du cinéma. Au début des années 60, le code de censure brésilien tombe. Pour José Mojica Marins, c'est l'occasion de réaliser ce film. N'ayant absolument aucun moyen, il emprunte de l'argent à ses parents, et ne trouvant personne d'intéressé par son film, joue lui-même le rôle titre. Le cinéma indépendant étant quelque chose de quasiment jamais vu à l'époque, c'est déjà quelque chose. Mais pas seulement ça, At Midnight, I'll Take Your Soul est aussi un film qui révolutionne le cinéma d'horreur. Et ça se passe au Brésil nom d'un chien

Le protagoniste du film n'est pas un héros, d'ailleurs il y en a aucun, mais il est le «monstre» lui même : Coffin Joe (appelé "Zé" dans le film) est le croque-mort d'un petit village brésilien. C'est un petit village très croyant et superstitieux, mais Joe n'en a rien à foutre, il déteste très fortement les croyances religieuses, pour lui il s'agit d'un frein au développement personnel, et tout ceux qui ne s'élève pas au dessus de ça est pour lui un faible irrationnel. En plus de cela, pour lui la vie n'a qu'une fonction et c'est celle de continuer sa lignée, et il lui est primordial de procréer. Sa priorité au long du film est donc de trouver la "femme idéale" (qui correspond à son idée de supériorité) et de se reproduire. Et celles qui refuseront seront violées (le film est complet avec une scène vraiment affreuse), et ceux qui se mettrons dans son chemin seront tués. Ce film est DINGUE.

Le film débute sur Coffin Joe qui parle directement à la caméra comme un démon possédé "QU'EST-CE QUE L'EXISTENCE? C'EST LA CONTINUITÉ DU SANG! QU'EST-CE QUE LE SANG? C'EST LA RAISON POUR LAQUELLE IL FAUT EXISTER!" Et vlan générique démoniaque plein de cris agonisants et de textes gothiques collés au ruban adhésif sur la pellicule du film. Après il y a une vieille femme folle qui nous fait un monologue incohérent nous suggérant de ne pas regarder ce film et que notre âme est maudite, qu'il est encore temps de sortir de la salle. Elle regarde une horloge, elle nous dit qu'il est trop tard, que nous sommes perdus, et puis le film commence. Putain.

Et donc pendant le film Coffin Joe blasphème, assassine les gens qui se mettent sur son chemin (et il se permet de mutiler les gens devant tout le village parfois, au début du film il arrache le doigt de quelqu'un dans une taverne, et sans émotions lui offre de payer sa visite à l'hopital), n'hésitant pas à s'en prendre à ses proches, et poursuit sa quête au point de mettre Dieu au défi, en criant au ciel comme un dément de lui donner un preuve de la damnation éternelle, en détruisant un cimetière en même temps.

Le psychotronique à son meilleur. Le film reste amateur et bas budget, le montage pourrait être plus resserré par endroits, certains cadrages pourraient être meilleurs, mais le film fait tout de même preuve d'une inventivité splendide à certains endroits. Nous sommes en 1964, pas en 1966, et José Mojica Marins nous invente le méga-gros-plan sur les yeux à la Sergio Leone (Le Bon la Brute et le Truand) avant que Leone ne le fasse. Je vous ai découpé en images une scène où Coffin Joe crève les yeux d'un mec (puis, sans trop s'en faire, le mets en feu) en guise d'exemple et pour conclure ce commentaire sur ce film débile, fascinant et novateur :

Et José Mojica Marins? Il amène At Midnight, I'll Take Your Soul dans les salles de cinéma qui acceptent de le diffuser, et c'est un gros succès qui lance sa carrière. En 1967 il tourne la suite, This Night I Will Possess Your Corpse, où Coffin Joe visite l'enfer. Un enfer psyché et filmé en technicolor qui pète les yeux.

Demain, déjà les années 70!

Ce serait chouette aussi qu'un de ces jours je fasse un festival du cinéma nord-coréen, je pense qu'avec les 7 ou 8 films sorti hors du pays au total, ça doit se faire. En plus ce serait tellement hype de faire le contraire de tout ces gens qui gobent des films sud-coréen non-stop ces temps-ci.
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Cornemuse
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 28 Oct - 13:20

Saturnome a écrit:

Le film débute sur Coffin Joe qui parle directement à la caméra comme un démon possédé "QU'EST-CE QUE L'EXISTENCE? C'EST LA CONTINUITÉ DU SANG! QU'EST-CE QUE LE SANG? C'EST LA RAISON POUR LAQUELLE IL FAUT EXISTER!" Et vlan générique démoniaque plein de cris agonisants et de textes gothiques collés au ruban adhésif sur la pellicule du film. Après il y a une vieille femme folle qui nous fait un monologue incohérent nous suggérant de ne pas regarder ce film et que notre âme est maudite, qu'il est encore temps de sortir de la salle. Elle regarde une horloge, elle nous dit qu'il est trop tard, que nous sommes perdus, et puis le film commence. Putain.

Et donc pendant le film Coffin Joe blasphème, assassine les gens qui se mettent sur son chemin (et il se permet de mutiler les gens devant tout le village parfois, au début du film il arrache le doigt de quelqu'un dans une taverne, et sans émotions lui offre de payer sa visite à l'hopital), n'hésitant pas à s'en prendre à ses proches, et poursuit sa quête au point de mettre Dieu au défi, en criant au ciel comme un dément de lui donner un preuve de la damnation éternelle, en détruisant un cimetière en même temps.


Il faut absolument que je vois ce film FUCK YEAH JE SUIS DANS LE CUL cui1 là
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Saturnome
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 29 Oct - 6:23

Don't Look Now, Nicolas Roeg, Royaume-Uni/Italie, 1973.


Le film n'est certainement pas un film d'horreur conventionnel. Malgré son utilisation très forte du langage habituel de l'horreur et de quelques scènes appartenant tout à fait au genre, il s'agit davantage d'un film psychologique explorant le phénomène du deuil, mais dans un contexte plutôt étrange. On pourrait presque parler de «Thriller ésotérique».

Donald Sutherland (avec à peu près le même look que dans Invasion of the Body Snatchers 78, doigt qui pointe en moins) et Julie Christie incarnent les parents de la joyeuse famille Baxter, qui font de la restauration d'église ancienne. Quelques minutes après le générique d'intro leur fille, dans son petit habit ROUGE va se noyer. Déjà les choses ne tournent pas rond, parce que monsieur Baxter a pu présentir la mort de sa fille quelques secondes avant les évènements, se précipitant hors de la maison sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, et trouvant donc sa fille sous l'eau. Tout au long du film, le futur côtoie le présent, et c'est là que se joue autant la thématique que le jeu visuel.

On saute dans le futur (dans une transition à la Hitchcock, voyez The 39 Steps dès que vous le pouvez!), notre couple essai de traverser le deuil en voyageant à Venise, pour la restauration d'une petite église hors du circuit touristique. C'est aussi hors de la saison touristique, c'est Venise froid et sans couleurs. Cela permet très bien aux enfants en habit ROUGE de sortir du lot monochrome, vous ne trouvez pas? Monsieur Baxter aperçoit sa fille aux coin des ruelles sombres, madame Baxter fait la rencontre d'une médium qui dit que monsieur Baxter est en danger. Églises, voyants, hallucinations, le surnaturel commence à peser lourd dans la balance.

Le film se délecte à nous faire prendre fausse route. Il y a un plaisir sadique à filmer un personnage quelconque comme un film hollywoodien banal irait filmer son vilain méchant. Tout le monde a l'air coupable de quelque chose. Mais le coeur de ce jeu se trouve dans le montage fragmenté du film (rassurez-vous le film reste très conventionnel), le film mêle passé et futur à certaines occasions, insère un plan de quelques secondes d'un évènement se produisant ailleurs.... Aussi fort soit la finale du film et qu'elle peut difficilement laisser indifférent, la scène la plus mémorable du film reste la scène d'amour, pas parce que Donald Sutherland est à poil mais pour son effet impressionniste, sensoriel, aidé par un montage alterné (et très curieusement rhytmé) avec des scènes du couple qui se rhabille.

Le film est vraiment loin des sentiers battus de l'horreur, même si il est indissociable du genre, demain comme pour «compenser» il n'y a nul doute que le film que je vais voir va entrer en plein dans le coeur du genre.
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Weldar
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 29 Oct - 13:37

La scène montage du précédent film me fait penser à Un chien Andalou et l'esprit assez "délirant" du film en lui-même m'attire bien.
L'autre film a l'air plus spécial dans le registre, bien qu'avec Sutherland, un acteur que j'apprécie bien... à l'occasion si elle se présente.
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Saturnome
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MessageSujet: Re: Cinéma   Dim 30 Oct - 8:16

A Nightmare on Elm Street, Wes Craven, États-Unis, 1984.

Alors là oui ça devrait dire quelque chose à tout le monde! Freddy est devenu un personnage dont tout le monde a au moins entendu parler. Tout jeune quand j'avais 10 ans j'étais une chochotte qui ne voulait pas regarder de films d'horreur (les aliens dans Space Jam me faisait peur), mais on en parlait si souvent dans la cour d'école, il fait partie du folklore maintenant. C'est le gros changement qui s'est opéré dans l'horreur à la fin des années 70, une conséquence directe de la fin de la renaissance hollywoodienne qui fit place à l'ère du blockbuster : le phénomène de la franchise. Pour l'horreur, le phénomène s'est inspiré de l'attrait des films de la Universal, en tout cas ceux qui ont survécu dans l'imaginaire collectif contrairement à The Black Cat vu quelques posts plus haut : les monstres. Michael Myers, Jason, puis Freddy (Leatherface aussi, mais cela va prendre pas mal de temps avant d'en faire une franchise). C'est ce dernier qui semble avoir été bâti sur mesure pour cela (contre la volonté de Wes Craven), introduisant un aspect séduisant à son monstre, un phénomène neuf et rafraîchissant, très loin de Michael Myers. Et donc, ère des franchises, les suites s'accumulent une par-dessus l'autre, il y a une série télé, des albums, des livres, des jouets, des costumes pour enfants... Tout le monde connaît Freddy.

d'authentiques produits datant des années 80, l'amiante et la peinture au plomb est palpable!
Chaque décennie semble apporter son neuf en horreur, pour les années 80 et son obsession commerciale c'est la réussite de l'introduction de nouvelles mythologies de l'horreur.

L'idée de Nightmare on Elm Street est si simple mais pourtant géniale. Freddy tue les enfants dans leur rêves. Si quelqu'un est blessé dans le rêve, cette blessure arrive aussi dans la réalité. C'est aussi simple que ça, mais le nombre d'aspects fascinants à exploiter de ce principe est énorme et ils sont tous exploités efficacement dans le film. Le rêve est souvent le principe le plus naze au cinéma, c'est un raccourci, et si l'auditoire sait que c'est un rêve, il ne prend absolument rien au sérieux, et si l'on ne découvre que par la suite qu'il s'agit d'un rêve, on se sent insulté. NoES annule tout ça par les répercussions réelles du rêve. Freddy est à la fois capable des choses les plus irrationnelles qui soit et doté d'un pouvoir immense, et on accepte très facilement cela, mais il reste dangereux. Mais non seulement ça, mais c'est ce qui donne la personnalité de Freddy : c'est un artiste, un farceur. La plupart du temps il est tout heureux, souriant, et semble avoir pris ses techniques à Bugs Bunny. Disparaître du champ de la caméra pour réapparaître complètement ailleurs? se cacher derrière un tronc d'arbre beaucoup plus mince que lui? C'est du Looney Tunes. Et c'est ce qui rend le film attirant.
L'autre aspect tout con est qu'il tue donc des enfants, enfin des adolescents typique de film d'horreur, ou un peu plus jeune que la moyenne, et est à peu près le public cible de ce genre de film. C'est vraiment important parce que le film fait vraiment sentir ce bon vieux problème de la communication enfant/adulte. Les adultes cachent des choses aux enfants, les enfants font face à un mur en parlant aux parents... Bref la jeunesse a raison et est frustrée alors que les adultes sont coincés dans leur mécanique bizarre d'adultes. De quoi embarquer dans le récit. C'est donc à notre groupe d'adolescents de devoir se débarrasser eux-même du croque-mitaine.

Je dois être honnête, le film me paraissait sympathique sans plus pendant un bon moment. Le rythme ne prend pas (à un point tel que les apparitions de Freddy sont presque lassantes), les personnages ont des réactions absolument stupides par moment (je sais pas, j'aurais une réaction un peu plus vive en voyant un de mes pote gisant dans son sang, et si quelqu'un me disait qu'il fait des rêves exactement pareils au mien, j'aurai tendance à lui dire plutôt que de me la fermer, je veux dire, ça fait une personne qui peut te comprendre!), le changement soudain de personnage principal du film quelque part au début est aussi désorientant, parce que cela nous amène pour une certaine durée du film à ne pas s'attacher à ce nouveau protagoniste. Ce sont des problèmes qui m'ont vraiment freiné pendant un moment. Aussi, qui fait des rêves aussi sensés que ça? Les gens rêvent qu'ils sont dans leur chambre, dans leur salon... Enfin bon, Freddy contrôle leurs rêves et veut les tromper j'imagine.
Mais le dernier acte du film corrige absolument tout. Cet acte commence dans les évènements qui mènent à la troisième mort du film (et, j'espère que tout le monde est d'accord, la plus fantastique du film) jusqu'au générique. À ce moment là, on accepté entièrement le protagoniste depuis un moment, le rythme prend forme et c'est juste un excellent climax.

Avec ses éclairages par moment très expressionnistes (vraiment les nuits sont d'un bleu aquamarine irréel, on dirait qu'Yves Klein a assuré la direction photo), la musique synthé (pourtant la musique synthé 80s peut être effrayante, mais pas quand on lui donne une forme pop avec de la percussion comme ici), l'humour tordu de Freddy (et, c'est important, rien de ça n'est over-the-top) en font un bon divertissement, non sans faute mais recommandable. Mais à croire que vous avez besoin que j'en parle.
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MessageSujet: Re: Cinéma   Lun 31 Oct - 7:04

Scream, Wes Craven, États-Unis, 1996.


Et un autre Wes Craven. C'est moi ou les années 90 sont plutôt tranquilles en horreur? En tout cas comparé aux deux décennies qui l'entoure. Le début de la décennie est marqué par les suites fatiguées de plusieurs séries. Il y a aussi les films à petit budget qui fascinent surtout les amateurs hardcore du genre, et donc sauf quelques rares projets de luxe (Dracula) le genre est quasiment mort. Arrive Scream qui revitalise le tout et mène à quelques films du même genre (I Know What You Did Last Summer, Urban Legend). Donc encore un film historiquement important.

Scream fait entrer l'horreur dans le post-modernisme, avec une obsession sur la référence et l'espèce de culte générationnel qu'il y a autour du genre. Bref il y a un gros désir de vouloir faire une distinction avec l'époque précédente, de dire "voilà, nous sommes après cette génération du cinéma d'horreur, et voici ce que ça donne", et rien de mieux que de poser les protagonistes du film devant Halloween et d'y voir et d'y discuter toutes les conventions, d'où le Post- (et mon choix d'image principale). Le tueur est obsédé par les anecdotes concernant les films d'horreur, les protagonistes comparent les meurtres à des films, comparent la vie à un film (limite si ils sont conscients d'être dans un film), ou discutent juste de cinéma d'horreur comme ça. Bref ce film a un drôle de rapport avec ce marathon que je fais. L'effet voulu pour le film, et c'est ce que les films puisant dans Scream vont retenir, c'est d'amener l'horreur davantage dans le réel, alors que les films précédents s'éloignaient de plus en plus dans l'imaginaire, le gore pour le gore et l'humour.

Donc le film n'utilise pas vraiment de trucs, image standard, parfois une mise-en-scène ou un montage est fait pour créer un petit effet humoristique (qui reste assez rare), et on retrouve a peu près le même genre de clique de protagonistes que dans les autres films du genre depuis euh.... The Texas Chain Saw Massacre, peut-être? Le développement narratif réussi son pari d'amener la réalité à l'horreur, mais c'est à mon avis au détriment du plaisir. En gros, presque tout le film est un de ces sacrés "whodunit", heureusement que Scooby-doo et ses potes ne sont pas là et qu'il n'y a pas une emphase particulière venant du film sur la chose, mais ça m'énerve. Le tueur lui est tiré d'un Scooby-Doo quand même, jusqu'à sa manière d'être heurté. On aurait fait un autre film des dernières 20 minutes j'aurais peut-être aimé ça. Enfin voilà... Plaisant sur certains point (la séquence d'intro est bonne, je sais pas si c'est le fait de voir l'original après toutes les parodies, dire que j'ai vu Scary Movie avant... oh, anecdote stupide, ce devait être le titre de Scream à l'origine, d'où le fait que le terme est employé 15 fois dans le film), mais largement moyen en général. Peut-être même pire. Mais visiblement, il fallait passer par là.


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Saturnome
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mar 1 Nov - 8:38

Zombieland, Ruben Fleischer, États-Unis, 2009.


Et nous voilà à la fin de ce marathon. Oui parce que les années 2010 sont un peu jeunes et que le cinéma d'horreur est pour l'instant encore au même point que dans les années 2000... Un certain retour du cinéma étranger, les remakes de ces films étrangers par les États-Unis, remakes de classiques et reboots de franchises, films en caméra épaule ou caméra faisant partie intégrante de la narrative, adaptation de jeux vidéo... Et finalement le comédie-horreur, plus spécialement la comédie zombie. Halloween étant un mélange de plaisir, ridicule, humour et de choses qui font peur, le film semblait approprié pour mon 31 octobre.

Alors oui le film surfe sur la vague du désormais classique britannique Shaun of the Dead, mais il est distinct. On a donc un jeune protagoniste qui n'est pas vraiment friand du monde extérieur, préférant jouer à World of Warcraft que d'affronter l'extérieur. C'est probablement ce qui le sauve de l'épidémie qui transforme tout le monde en zombies. Ayant peu de choses à faire dans cet univers post-apocalyptique, il décide de partir à la recherche de ses parents, avec qui il n'a jamais été particulièrement proche ou même attaché. Le film devient un roadtrip, où il fait la rencontre d'un homme de métal, un épouvantail, un lion Un dur à cuir une fille bizarre et une petite badass. Aucun ne dévoile son véritable nom, et s'appellent tous par des villes américaines.
Et justement quel film américain! Zombieland, malgré que ce soit Zombieland, reste The United States of America. United we stand et valeurs familiales misent de l'avant, vraiment c'est ce qui mène toute l'histoire du film. On a peut-être des zombies, conformément au genre du film ils ne font pas peur, le langage cinématographique (pas spécialement remarquable, mais techniquement efficace) est complètement autre que celui du film d'horreur, au point tel qu'ils ne font pas une grosse part du film. C'est une comédie de l'ado passant à maturité, complet avec les flashbacks la narration externe et le rythme accéléré par celle-ci. Le style est très bande dessinée, quoi que c'est plutôt courant ces temps-ci, le film ne manquant pas d'occasions de faire des passes «cool». Un truc très fun à cet effet est l'incursion de textes en CGI qui apparaissent ici et là et qui s'incrustent dans le film même, c'est brillamment repris dans le générique d'introduction à mon avis. Dans les passes «mon film il est cool» aussi est la présence complètement stupide de Bill Murray, devenu pendant la dernière décennie l'icône absolue du cinéma alternatif, jouant lui même à un moment clé du film, et c'est peut-être borderline mais ça se refuse difficilement. Mais vous pouvez être absolument certain que ces passes «cool» auront raison de ce film dans les années à venir, il est prédestiné à vieillir terriblement. Ce sera drôle de le revoir alors!

En gros, le film a une enveloppe sympathique qui le rend attirant, mais au coeur même on est en terrain connu, avec un scénario familier qui passe par les étapes obligatoires, c'est du feel good américain. Pas incroyablement drôle, mais j'ai souris!
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Haganeren
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mar 1 Nov - 17:58

J'ai pris un peu de temps avant de lire toute tes critique Saturnome. Je ne sais pas si je verrais beaucoup de ces films mais j'ai pris grand plaisir à lire tout ça. (Enfin, surtout la période noir et blanche, j'ai toujours eu un petit faible pour ça moai1 )

D'ailleurs, tu comptes faire Ring ? moai1

Enfin tu sais, je redis ce que je t'ai balancé. Chacune de tes critiques méritent d'être placé en tant qu'article sur le site. Bien sûr, pour chacun d'entre eux, on peut

Mais voilà, c'est question du public aussi. Moi par exemple, je ne suis pas un grand spécialiste cinématographique et avoir ce genre de petit résumé permettant de se rendre compte ce que chaque film a apporté au genre du cinéma d'horreur... Et bien c'est excellent. Limite plus qu'un long descriptif des techniques utilisés et de toute la métaphore de ces films. Ici tu vas droit au but et ça en fait des articles variés et vraiment excellent.

Dans les faits, il est vrai qu'il serait abusé d'en faire une review pour chaque film. (Encore que....) Je veux bien me charger de mélanger tes posts pour les mettre dans plusieurs parties d'un même dossier.
Genre "Petit aperçu du cinéma d'horreur : Partie 1" puis la partie 2 :
The Black Cat
La main du diable
Invasion of the Body Snatchers

puis la 3 :
À Meia-Noite Levarei Sua Alma
Don't Look Now
A Nightmare on Elm Street

puis la 4 :
Scream
Zombieland


Y'a pas à avoir honte de ces articles hein, ils sont vraiment bons. Je SAIS que tu pourrais en dire beaucoup plus si tu le souhaitais, mais c'est le fait que chaque article s'inscrive dans une problématique d'apport au cinéma d'horreur qui est intéressant. Et ça, ça serait dommage de ne pas le faire!

Ceci dit, je ne dis pas non à des copier coller d'article que tu as déjà fait!
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Saturnome
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mer 2 Nov - 0:35

À mon avis ce pourrait être un article en collant les 12 commentaires ensemble. Je préfère le format posts dans un topic à raison d'un par jour sur une semaine, puisque cela crée à la fois un espace personnel pour chaque film tout en faisant parti d'un tout. Mais pour un article, tout ensemble me semble être le seul format raisonnable. Et ça reste un marathon, une expérience personnelle et aucunement représentatif de l'horreur globalement, malgré un constat d'évolution.

Mais ouais ok, je vais copier-coller quelques vieux articles de mon cru! Pas tous en même temps pour éviter une surcharge.
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Haganeren
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mer 2 Nov - 6:27

Un article avec les 12 commentaires ensemble est trop long. Crois-en celui qui a fait le dossier des King of Fighters moai1

Peut être que seulement trois articles par parties est trop peu effectivement.
Je verrais bien 3 parties de 4 commentaires alors.

Mais tu sais, un constat d'évolution, c'est très bien comme article hein...
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Haganeren
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 5 Nov - 17:40

J'ai vu Kiki, la petite sorcière.

Bon bah comme prévu j'ai adoré hein, ce genre de truc naif où il ne se passe quasiment rien mis à part des rencontres, ça a toujours été mon dada. C'est bien animé, c'est bien amené, c'est même pas niais tiens.

Je suis juste un peu deg de la fin
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 5 Nov - 23:27

Ouais Haga, j'ai ressenti la même chose pour toi, en plus ce personnage était trop tordant.
J'ai adoré ce film même s'il n'y avait pas de véritable trame, c'est attendrissant, mignon et humain. Et j'adore cette univers avec ce cadre qu'on retrouve souvent dans ses films, style année 20/steampunk.
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MessageSujet: Re: Cinéma   Dim 6 Nov - 23:39

J'ai pas encore maté, donc je sais pas ce que ça vaut, mais c'est enfin dispo.


Petit rappel, ou pour ceux qui étaient pas au courant:
Un projet de documentaire communautaire, qui vise à proposer un aperçu de la journée du 24 juillet 2010 vue par les internautes du monde entier. Le film est ainsi monté à partir de 80 000 vidéos envoyées depuis 197 pays, dans 45 langues différentes.

Bref, sinon Saturnome, je te lis, j'ai pas forcément grand chose à dire donc je poste pas après chacun de tes posts, mais c'est franchement super instructif, continue Wink
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 12 Nov - 22:57

J'ai regardé The Blues Brothers.
Sans doute un BME maintenant pour moi, j'ai adoré.
Pour une comédie musicale, il n'y a pas de surenchères des clips musicaux, c'est très mouvementé et décalé entre course-poursuite, chasse à l'homme entre nazis, policiers et une ex.
J'ai passé un excellent moment, le style des deux frères que ce soit musical ou vestimentaire est savoureux.
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mer 7 Déc - 22:54

Bon, ça fait un petit temps que j'ai pas posté pour parler des films que j'ai vu au ciné. Et la semaine dernière, on m'a offert trois cinés en trois jours, j'ai pas refusé, malgré les films, qui n'étaient pas forcément de mon choix. Petit bilan:


Time Out: Au départ, malgré le jeu d'acteur et les clichés de mises en scènes assez pesants, c'est pas trop mal, en étant optimiste, ce grâce à une idée de base excellente et un univers vraiment bien pensé (univers pas non plus exempt de défaut hein mais je vais pas trop m'attarder dessus). Bon alors comme c'était prévu avec le thème, on critique ici principalement les dérives du capitalisme, les inégalités sociales, de chances, etc. Mais le problème, c'est que le réalisateur nous prends quand même un peu pour des cons, la mise en scène est anormalement poussive, et appuie au maximum, aussi bien dès qu'il s'agit de critiquer quelque chose que lors des scènes d'actions, assez aberrantes parfois.

Puis ensuite le scénario part de plus en plus en sucette, avec un pastiche de robin des bois version futur, une amourette à deux balles mettant en scène deux personnages dont on se fout à peu près pas mal, cause au jeu d'acteur assez nul, et aux pitoyables répliques d'un scénario définitivement bien trop plat, formaté et mal géré pour me plaire. En effet, beaucoup d'évènements prévisibles, des courses poursuites en veux-tu en voilà, des clichés, et, au final, un traitement assez manichéen malheureusement.

Dommage, frustrant, ce sont les mots, surtout quand on sait qu'Andrew Niccol -Bienvenue à Gattaca ; Lord of War ; l'auteur du scénario de The Truman Show- est loin d'être mauvais quand il est en forme, et aurait pu nous pondre ici un très bon film de SF avec ce pitch de départ assez bien pensé.


Intouchables: Je partais un peu médisant. C'était étrange. J'y voyais depuis le début de son succès, depuis le début que j'entendais tout le monde ou presque en parler au lycée, un simple buzz à la Bienvenue chez les Ch'tis. Sauf que, pire encore que le sudiste rencontre le nordiste et ses bonnes valeurs et tout, ici c'était agrémenté d'un côté qui me paraissait très Neuilly sa mère et compagnie, à savoir LA BANLIEUE RENCONTRE LA BOURGEOISIE OUAIS. Malgré ce, le film était presque qualifié de génial un peu unanimement, aussi bien dans la presse que chez le public, et ça, ça me laissait quand même un peu sceptique.

Qu'en est-il au final ? Un sentiment assez mitigé. OUI, Intouchables est plein de bons sentiments, NON Intouchables n'évite pas les clichés que je redoutais tant. Puis le début du film est quand même pas folichon, avec une course poursuite censé être drôle mais qui, au final, ne fait pas tellement d'effet, des scènes accumulant les trucs pas drôle (les entretiens d'embauches...), etc, etc. Mais, au fur-et-à-mesure que ça avance, je me suis laissé prendre: et au bout d'un moment, je riais vraiment. Aussi con que ça puisse paraître, ça reste chez moi quelque chose d'assez rare, de rire de bon cœur. Surtout habituellement dans ce genre de programme français. Donc bon, je peux que vous conseiller d'essayer. Les gags sont certes assez inégaux, une fois que c'est bien enclenché, vers le milieu du film voire un peu moins, on rie vraiment souvent. Puis la bande son est réussie.

Après la réalisation n'a rien d'extraordinaire, se répète un peu aussi, et pas mal de scènes restent très superficielles, dégoulinant un peu trop de guimauve sur les bords, d'où le sentiment final assez mitigé.


Rhum Express: Je n'avais presque rien lu sur lui, vu aucune bande annonce. On m'a annoncé qu'on avait une place pour moi dans l'après-midi même de la séance. J'avais juste retenu ça du seul truc que j'avais auparavant lu sur le film: il était très loin de l'ambiance de Las Vegas Parano, malheureusement pour lui, et n'avait pas de rythme, faute aussi à des personnages assez creux. Assez pessimiste, donc.

Bah j'ai été assez surpris parce qu'au final j'ai trouvé le film plutôt sympa. Certes il ne révolutionne rien, mais comme divertissement, ouais, c'est bien plaisant. Oui Johnny Depp a un peu les mêmes mimiques que dans Pirates des Caraïbes, quand il fait le bourré. Mais bon. Quant à l'histoire, j'avais pas compris pourquoi tout le monde en voulait un Las Vegas Parano², c'était bien mené ainsi, et j'avais pas vu de nécessité à recopier l'autre film adapté, lui aussi, d'un bouquin de Hunter Thompson.

Ouais, parce que je pense maintenant savoir pourquoi j'ai l'impression d'être le seul ou presque à avoir accroché: je n'ai pas lu le livre original dont il est adapté. Après quelques courtes recherches, j'ai cru comprendre qu'en fait, les gens recherchait une mise en scène à la Las Vegas Parano, assez déjanté, avec des hallus un peu partout (oui parce que Rhum Express en bouquin c'est aussi de Hunter Thompson, et ça doit être un peu dans le même style à ce niveau-là aussi, apparemment). C'est sûr qu'on en est loin ici. La réalisation hésite tantôt entre des plans plutôt bien vus mais jamais très originaux, et tantôt avec des passages visuellement assez laids, mais reste au final de bonne facture. Mais elle ne montre aucun grain de folie comme les gens en voulaient.
Le ton verse un peu dans la comédie, un petit côté critique en fond qui dénonce les joies du capitalisme et les abus des colonisateurs, c'est tout gentil mais ça se laisse paisiblement regarder. Y'a de bons moments et la bande son est très bonnes, entre jazz, musiques du monde, et rock, avec une partie d'ailleurs interprété par Depp lui-même.

Rien d'extravagant, rien de très nouveau, mais au final un divertissement sympa et bien mené.

Bon voilà. Pas de chef d’œuvres au programme et j'ai loupé Playtime au cinéma, présenté par un prof de ciné, à cause de Time Out, donc je sors quand même un peu dégouté. Bon, le dernier Bela Tarr, Le Cheval de Turin, sort dans une semaine, Shame est sorti aujourd'hui, j'ai toujours pas vu The Artist qui passe encore dans un ciné près de chez moi, et A Dangerous Method sort en fin d'année, ce qui me laisse encore pas mal de séances à squatter, avec, j'espère, de meilleurs avis à la sortie.
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 9 Déc - 21:13

Cool des critiques de deux des films que je voulais allez voir (avec Colorful, Super 8, Tintin et une bonne ribambelle d'autre mais bref).

Je suis trop fan du principe de Time Out. Certes, sur la bande-annonce ça fait truc américain pan pan boum mais le postulat de base est assez bon pour faire un truc qui déchire. Mais euh vu ta réaction ils ont réussis à faire d'un truc offrant trente millions de super possibilité scénaristique super un truc plat hope hope gabrielole

D'ailleurs:


Je voulais voir aussi Intouchable mais euh pour avoir un avis sur la chose quoi, parce que un truc sur la rencontre émouvante entre l'handicapé bourgeois et le pas handicapé djeuns black et tout le bordel ça devais surement être un truc un peu gnangnan. Bon bah visiblement j'avais pas tort vu ta critique. Bon, le côté gag sympa ça peut être tentant mais voilà je m'attends trop à un truc gentillet/moyen style Bienvenue chez les chtits. Hmm, je verrais.

Sinon y'a pas longtemps j'ai vu cette abomination qu'est Spartatouille. Je l'ai pas vu en entier tellement c'était affligeant de mauvais goût et de références nulles. Mais plutôt que de faire un long pav de haine, je vais résumé ça en une image:
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 10 Déc - 17:47

Intouchables est franchement sympa, il mérite pas tout ce hype mais sérieux il y a de bonnes vannes. Des bons gros clichés classiques aussi, mais des vannes sympas. Par contre ça gave d'en entendre parler tous les jours et j'espère que ça va pas avoir un impact négatif sur ceux qui ne l'ont pas encore vu et qui vont déjà être gavés sans l'avoir vu quoi.

Sinon oui Shame est vraiment bon, hésitez pas à y aller. Fassbender est en train de remplir son porte feuille à une vitesse positivement alarmante morsay3

EDIT : Et le dernier Takashi Miike mérite d'être vu aussi, vraiment bg. génial1
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Weldar
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mar 20 Déc - 21:54



Premier vrai teaser (?) de Batman : The Dark Night Rises dont je l'ai maté un peu en diagonale pour éviter d'être trop spoiler.
Je reste surpris du choix du méchant principal, mais je pense que Nolan donnera une image plus proche du comic (?) que celle du gros bêta ultra musclé ou de la mocheté qu'il était dans Batman & Robin.

La scène du bal costumé semble être un clin d'oeil à Batman Returns, ou pas ?
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 30 Déc - 2:26

J'ai regardé La haine de Kassovitz.

Le film m'a bien plu, d'une part sa photographie et ses plans accrocheurs et bien réalisés. J'ai apprécie le film pour ses scènes assez inexpliquées (un petit côté WTFesque qui se rajoute aux touches d'humour dans le film), comme celle du petit vieux qui raconte, dès sortant des toilettes, une anecdote que j'ai eu du mal à saisir la première fois, sans raisons.
Je pense aussi au coup de la vache ou alors c'était un délire de Vince... Il y a aussi le passage où Vincent Lindon apparaît en guest-star ivre pour aider les trois jeunes sans raisons valables aussi.

Le jeu d'acteur est bon, j'ai bien aimé le personnage de Hubert, voir le délirant Cassel, par contre Saïd m'a un peu gonflé par moment.

Le film marque presque un certain manichéisme je trouve. Il n'est pas mis en avant, mais le film donne une image pas trop nuancée de la brutalité des policiers (enfin, de certains en tout cas), mais bon, ça reste secondaire... comme le titre l'indique ce n'est que le cercle perpétuel et pervers d'une haine.

Un film intéressant pour son esthétique et quelques scènes cultes, comme son humour parfois involontaire pour les répliques un peu balourdes (nique ta mère, zy va...etc). J'ai aimé la reprise de Taxi Driver avec Cassel et encore la scène de la voiture avec Lindon. (et le coup du vieux où ça cassait totalement l'ambiance, j'ai adoré)
Ce n'est pas forcément sans surprises pour l'image que Kassovitz montre du profond malaise social ou ces jeunes paumés font ce qu'ils peuvent pour se changer les idées (après ça restera tout à fait discutable), mais ça reste un bon drame noir.
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Joki
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 30 Déc - 15:22

Weldar a écrit:
Je pense aussi au coup de la vache ou alors c'était un délire de Vince...

Spoiler:
 

Edit : Désolé, pas pensé au spoiler.


Dernière édition par Joki le Ven 30 Déc - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 30 Déc - 15:25

Vaudrait mieux mettre un spoiler quand même. CODY FUCKING TRAVERS

Cela dit, je savais pas qu'il y avait une symbolique derrière la scène de la vache, donc j'ai appris un truc. Ça rend ce passage encore plus bg.
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 30 Déc - 15:59

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Cinéma   

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