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 Nosferatu une symphonie de la terreur

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ima
Le roi pasthèque


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MessageSujet: Nosferatu une symphonie de la terreur   Mer 29 Déc - 11:02

Nosferatu une symphonie de la terreur


A l'heure d'aujourd'hui, le mythe du comte Dracula n'est plus un secret pour personne. Et de fait, le très célèbre roman de Bram Stoker n'est autre que le livre le plus lu après la Bible elle-même dans le Monde. Ce n'est donc pas étonnant que son œuvre soit l'une des plus adaptées au Cinéma (On ne dénombre pas moins de 200 films mettant en scène le vampire, rien que ça!), dont des grands noms se sont prêtés au jeu de la réalisation, comme Francis Ford Coppola, à qui l'on doit la fameuse trilogie du Parrain. Mais ici, ce sera de Friedrich Murnau dont on parlera, et de sa magistrale adaptation du vampire qu'on ne présente plus, soit son film Nosferatu, qui se trouve être le tout premier film adaptant le roman de Dracula, où le suceur de gorge se voit renommé comte Orlock pour l'occasion... Pourquoi cela? Par soucis de droits d'auteurs. En effet, Murnau ne souhaitant payer nul droit, étant donné que le budget pour la réalisation du film ne le permettait pas, il choisira de modifier les noms des protagonistes, des lieux, mais gardera tout de même la trame originale avec la personnalité de chacun des personnages (à une exception près que l'on verra dans ce dossier). Ce qui en résultera est une attaque en justice de l'héritière Florence Stoker qui entrainera la destruction pure et simple des négatifs originaux du film, et de la plupart des copies. Triste entrée en scène pour un film qui représente aujourd'hui une des œuvres majeures parmi les films du genre expressionniste dans l'histoire du cinéma. Réalisé en 1922, Nosferatu est un film muet allemand de Murnau qui révolutionne en partie l'expressionnisme cinématographique. Avec Nosferatu, Murnau fascine et inspire encore des réalisateurs actuels, dont Tim Burton qui ne manque pas d'y ajouter des références dans la plupart de ses films.

Synopsis

Pour faire simple, Nosferatu, c'est l'histoire de Dracula, mais pas entièrement non plus, notamment du fait que les noms des lieux et personnages diffèrent de l'œuvre originale mais aussi parce que le réalisateur s'est permis certaines libertés par rapport au roman de Bram Stoker. L'histoire se déroule à Wismar, en 1838. Thomas Hutter vient de se marier avec Ellen, il est agent immobilier et, pour son travail, il doit se rendre en Transylvanie pour vendre une demeure au comte Orlock. Il parvient jusqu'au château du comte qui ne manque pas à l'accueillir dîner, repas pendant lequel le comte découvre une photographie d'Ellen qui gagne son intérêt, et pour cette raison là, le comte achète la maison pour habiter près de chez Ellen. Rapidement, le séjour de Thomas dans le château du comte vire au cauchemar, lorsqu'il découvre la véritable nature d'Orlock, qui sucera son sang à chaque nuit passée au château. Le comte Orlock fera le voyage dans un cercueil jusqu'à Wismar dans le but d'attraper sa proie tant convoitée: la femme de Thomas, soit Ellen.

Pour la petite précision, le lieu Wismar de Nosferatu représente le Londres du roman, Thomas Hutter, le héros, est un substitut de Jonathan Harker, sa femme Ellen représente Mina Murray et le comte Orlock n'est autre que l'illustre Dracula. Des modifications réalisées afin d'échapper aux droits d'auteurs que Murnau n'avait pas acquis, faute d'argent.

Friedrich Wilhelm Murnau

Avant de parler du film, il serait plus juste de parler du réalisateur à l'origine de l'œuvre, soit l'incontournable Friedrich Murnau. Il nait à Berlin dans une famille bourgeoise allemande le 28 Décembre 1888. Il débute sa carrière dans le cinéma en 1918 après sa mobilisation dans l'aviation durant la Grande Guerre. Ses premières œuvres très orientés dans le fantastique et le sentimentale se démarquent notamment par son style expressionniste qui atteint son apogée grâce à Nosferatu. Il est à l'origine de plusieurs œuvres majeures dont Le Dernier des hommes, L'Aurore, Faust qui le propulsent parmi les plus grands de l'histoire du cinéma allemand, sans rien à envier à quelques Fritz Lang (Metropolis, M le maudit) ou autre Georg Wilhelm Pabst (La Rue sans joie, Loulou) en termes de renommée. Il sera invité à travailler pour la Fox aux États-Unis, où il réalisera son chef d'œuvre L'Aurore. C'est à quarante-deux ans, le 11 mars 1931, qu'il mourra dans un accident de la route, peu avant la première de son dernier film, Tabou.

L'Origine du film

À l'origine du film, il y a l'année 1921 durant laquelle s'est fondée la compagnie Prana Film par Enrico Dieckmann et Albin Grau. C'est en se souvenant d'une histoire vécue en hiver 1916, pendant la guerre, où un fermier serbe a raconté que son père était un vampire mort-vivant, que Grau a eu l'idée de réaliser un film de vampire. Dieckmann et Grau chargèrent Henrik Galeen (qui avait notamment travaillé pour L'Étudiant de Prague.) d'écrire un scénario inspiré du roman de Bram Stoker, malgré le fait qu'ils ne détenaient pas les droits. Galeen reprit les grandes lignes de l'histoire de Dracula tout en changeant les noms des personnages et en retirant Van Hellsing du scénario pour échapper à d'éventuelles plaintes... Ce qui arrivera pourtant et sera la raison pour laquelle Nosferatu est le premier, mais également le dernier film de Prana Film.


Tournage du film

Le film est tourné durant la période du mois d'Août 1921 jusqu'au mois de Septembre de la même année. Il est l'un des rares films de l'époque à avoir été réalisé à l'extérieur via des décors naturels. Ce qui n'empêche pourtant pas ces sensations oppressantes, d'enfermement et d'étrangeté très typiques de l'expressionnisme allemand, que le film fait ressentir au spectateur qui ont été réalisées grâce à des angles inédits et des éclairages contrastés, témoignant de l'innovation et du talent de Murnau. Car pour parvenir à de tels rendus, l'usage de faux décors était à l'époque primordial pour l'expressionnisme. Accordement aux lieux scénaristiques, les plans étaient pris à Wismar lorsque le scénario s'y déroulait. Cependant, les plans censés être pris en Transylvanie étaient en réalité filmés en Slovaquie.

L'expressionnisme, selon Murnau

Même si Murnau n'admettait pas explicitement faire de l'expressionnisme dans ses films, son œuvre Nosferatu n'en reste pas moins que l'un des incontournables du genre. Et ça se manifeste par cette envie de vouloir exploiter des personnages tous plus étranges les uns que les autres, le fantastique est clairement représenté. De même pour l'ambiance qui pèse sur le film en général, les intérieurs du film (prison, asile, chambre etc) sont totalement claustrophobes, très typique de l'expressionnisme. Et cela vaut également pour les scènes en extérieur qui reflètent des sensations oppressantes totalement caractérisées. Ajoutons à cela tous les éléments surnaturels du film pour compléter cette atmosphère inquiétante qui pèse d'une part sur le pauvre Hutter victime de l'emprise du vampire, mais également sur le spectateur lui-même, qui ressent les effets oppressants notamment grâce à l'usage de filtres de couleurs bleue ou jaune (différenciant ainsi crépuscule et potron-minet) apportant une dimension surréaliste à l'ensemble. Et pour renforcer le côté effrayant de la chose, on ne manquera pas de parler du travail donné sur le jeu des ombres, en effet, pour rendre Orlock plus menaçant, on filme son ombre alors que le personnage est hors-champ, le spectateur voit l'ombre s'agrandir lorsque Nosferatu s'approche vers la porte de celle qu'il a l'intention de mordre... Au-delà des décors ou autres effets spéciaux, le jeu des acteurs prend également part à l'univers expressionniste du film, de par leur expressivité. Et cela se voit en particulier pour le personnage de Knock, le serviteur du comte Orlock, dont son jeu est ponctué de rires, de regards caractérisant la folie du personnage, et le tout accentué par le maquillage très présent.

Le comte Orlock

Comme on n'aura pas manqué de le préciser dans ce dossier, le compte Orlock est le personnage du film Nosferatu qui représente le Dracula du roman... Seulement, celui-ci est plus une représentation personnelle et très libre de la part de Murnau tant Orlock diffère du Dracula original. En effet, à l'origine, Dracula est un personnage élégant dégageant une certaine aura de mystère faisant tout le charme du personnage et ce pourquoi il en devient attirant. Nosferatu, lui, est tout l'inverse, il est laid, chauve, très rigide, c'est un personnage très repoussant qui ressemble à s'y méprendre à un véritable cadavre vivant. Et le tout est renforcé grâce au maquillage, avec le teint pâle, une silhouette de bossu, les ongles très longs, et les sourcils épais, le personnage fait peur et repousse. D'autant plus que, lors de la réalisation du film, l'acteur qui jouait le vampire, Max Schreck, ne se présentait jamais sur les lieux de tournages sans son maquillage, ce qui a laissé se propager des rumeurs qui stipulaient que le réalisateur avait fait appel à un véritable vampire pour la réalisation de Nosferatu... On ne manquera pas de noter que la mort de Nosferatu est une pure invention du scénariste du film, en effet, le comte Orlock meurt au contact des rayons du Soleil, ce qui n'était pas du tout le cas de Dracula qui lui pouvait sortir sans risques en extérieur lors de journées ensoleillées. Il est donc intéressant de noter qu'il s'agit du film Nosferatu qui a instauré l'idée que les vampires mourraient au contact du Soleil. En ce qui concerne l'origine du vampire, on distingue également une différence entre le film et le roman. Le personnage d'origine librement inspiré de Vlad Tèpes était devenu un vampire immortel en reniant Dieu suite à la mort de son épouse, il voyait en Mina la réincarnation de sa femme. Dans Nosferatu, l'origine du vampire n'est pas abordée, il ne voit en Ellen qu'une femme ayant un cou délicieux pour y apposer ses dents et rien d'autre. Nosferatu représente un vampire sans passé et donc sans histoire ce qui est en totale contradiction avec Dracula qui par ce qu'il a vécu lui confère un certain côté tragique impossible d'associer avec Nosferatu.

L'évocation du sexe dans Nosferatu

De tout le film, à aucun moment qu'il soit, le sexe n'est évoqué clairement, alors qu'il s'agit d'un des thèmes primordiaux de Dracula, mais ce ne sont pas les allusions implicites qui lui manquent. Au premier abord, les rapports amoureux entre Ellen et Thomas sont admirablement romantiques, pourtant, dès la première rencontre avec Nosferatu, Thomas est envouté par le vampire qui ira le mordre pendant son sommeil, suggérant ainsi l'homosexualité (pourtant tabou à l'époque.) entre les deux personnages, sans aucun doute lié avec les penchants du réalisateur. Ce qui révèle une ambiguïté dans les orientations sexuelles de Thomas qui se trouve être à la fois l'époux d'Ellen mais également l'amant homosexuel du compte Orlock. Lorsque Nosferatu quitte Thomas, c'est pour aller à la rencontre d'Ellen qui, dans la scène finale, se donnera au vampire en l'attirant dans son lit. Ce qui n'est sans nul doute qu'une allusion flagrante au sexe, et de ce fait, lorsque Nosferatu entre en contact avec Ellen, il s'apprête à se livrer aux désirs inconscients de Thomas, soit le sexe. En cela, nous pouvons suggérer que Nosferatu n'est autre que le double de Thomas lui-même qui agit la nuit pour assouvir les envies refoulées de Thomas (qui a dit Fight Club?) dont la scène finale s'appuie fortement sur cette idée, où Nosferatu disparaît à la première lueur du jour suivi de l'arrivée de Thomas dans la chambre d'Ellen qui se jette dans les bras de son épouse à son réveil, reprenant la place que tenait Nosferatu avant de disparaitre. Nosferatu est un personnage qui représente dans ce film, une représentation allégorique du désir sexuel primaire, et cela se voit jusque lorsqu'il se dresse de son cercueil où la représentation est visuellement semblable à celle d'une érection.

Nosferatu et l'art

Premier constat que l'on peut établir en voyant Nosferatu: ce vampire ressemble énormément au personnage du cri de Munch. Coïncidence, ou effet voulu de Murnau, ce qui est certain, c'est que le rapprochement ne peut pas être inconsidéré puisque Munch est considéré comme étant le pionnier de l'art expressionniste dans la peinture. Et le rapport entre la peinture et Nosferatu n'est pas si étranger puisque Murnau a beaucoup emprunté à certaines peintures romantiques dont celles de Caspar Friedrich où le passage dans lequel Ellen se trouve au bord de la mer est une allusion à « The Monk by The Sea », on trouve également des allusions à « Cross in The Mountains » et « The Churchyard ». D'autre part, on remarquera également des allusions à Rembrandt avec « La Leçon d'Anatomie » et à Ernst Ludwig Kirchner pour « La Tour Rouge de Halle ». D'autre part, on peut également noter le fait que l'immobilité du compte Orlock pose la dualité entre le cinéma et la peinture, car son immobilité renvoie à la peinture, mais le fait que le compte bouge renvoie à la mobilité du cinéma.

Un découpage en actes

Nosferatu, une symphonie de la terreur, le titre même de l'œuvre évoque un fait sur le découpage du film. Nosferatu est un film divisé en actes, cinq pour être précis, et rappelle sans nul doute le découpage d'une véritable symphonie. Le premier acte est l'introduction, Thomas quitte Ellen pour se rendre à la demeure du comte. Dans le deuxième acte, c'est la rencontre avec le comte Orlock, l'acte se termine lorsque Thomas et le comte ont quitté le château. Le troisième acte est le voyage du comte dans un cercueil pour atteindre Wismar. Le quatrième acte annonce une épidémie de peste dans la ville. Le cinquième acte est le final, où Ellen se donne au comte et celui-ci se retrouve tué par les rayons du Soleil.
Ces différents actes rappellent les mouvements d'une symphonie, dans le sens où les émotions de la peur progressent de manière croissante en passant des caps entre les différents actes. Ainsi, par les deux premiers actes, un sentiment d'angoisse s'installe chez le spectateur, la peur prend forme dans les deux actes suivants avant d'arriver à la terreur finale du dernier acte.

La réception du film

Lors de la sortie du film au cinéma, celui-ci subit un très mauvais accueil, non pas à cause de la réaction du public, mais plutôt de la réaction de Florence Stoker, la femme de Bram Stoker, qui engagera des plaintes contre ce film afin de protéger le roman de son défunt maris. En effet, lorsque Murnau a réalisé le film Nosferatu, il ne disposait pas d'assez d'argent pour payer les droits pour une adaptation de Dracula... Pour cette raison là, Nosferatu est en réalité une œuvre illégale pour avoir repris l'histoire de Dracula sans autorisation. Et le film en paie les conséquences, les plaintes de Florence Stoker engendrent la destruction de l'original du film et de plusieurs copies en 1925. Ainsi, Florence Stoker représente une barrière dans la diffusion du film, il faudra attendre 1937, l'année de son décès pour qu'on puisse enfin sortir quelques copies cachées du films qui auront été miraculeusement épargnées. Ces copies cachées seront rediffusées entre 1960 et 1972 pour enfin aboutir à une restauration complète du film diffusée en 1984.
Concernant les premières critiques du film suite à la première de Nosferatu le 4 Mars 1922, les critiques ont loué principalement l'impressionnante crédibilité du jeu de Schreck interprétant le vampire, mais cependant, on a reproché au film quelques problèmes de l'ordre des techniques utilisées qui ne correspondaient pas nécessairement avec le thème de l'horreur.

Les influences

La première adaptation de Dracula au cinéma aura beau être issue d'une réalisation illégale, il n'empêche que le film sera porteur de nombreuses influences notamment grâce à ses principaux atouts, son expressionnisme et la qualité de la prestation du personnage de Nosferatu, qui inspireront d'autres auteurs qui auront su tomber sous le charme du film... On comptera parmi les réalisateurs influencés Tim Burton, qui dès le collège était un amoureux et inconditionnel du cinéma expressionniste en passant par Le Cabinet du Docteur Caligari, mais surtout Nosferatu qu'il ne manque pas de référencer dès qu'il le peut dans ses films, implicitement expressionnistes, précisons-le. Parmi les références Burtoniennes à Nosferatu les plus célèbres, on compte le film Vincent, son tout premier film, où il réutilise le principe de l'ombre portée sur le mur du passage où Nosferatu se dirige vers la chambre d'Ellen pour lui sucer le sang. On compte aussi Edward aux Mains d'Argent avec la scène finale du film qui est directement inspirée de Nosferatu et un personnage de Batman, Le Défi porte le nom de l'acteur jouant le comte Orlock pour ne citer que ces références là. Le film a également inspiré le réalisateur Werner Herzog qui a réalisé un remake du film en 1979 intitulé Nosferatu, Fantôme de la Nuit dans lequel le comte Orlock est plus développé scénaristiquement dans le sens où le côté solitaire et tragique du personnage est abordé. Nosferatu a influencé des auteurs au-delà même du cinéma, on pourra citer Joann Sfar, un des plus éminents auteurs de Bande Dessinée actuelle, qui aura eu envie de dessiner Grand Vampire après avoir été émerveillé par le film Nosferatu. Il s'est récemment mis dans le cinéma en tant que réalisateur (son premier film, Gainsbourg, vie héroïque est sorti en salle le 20 Janvier 2010) et projette de réaliser un film dans lequel son personnage Fernand le vampire aura la vedette et dont le design est très largement inspiré de Nosferatu lui-même.


Dernière édition par ima le Jeu 30 Déc - 13:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nosferatu une symphonie de la terreur   Mer 29 Déc - 18:00

Ah! Cool que tu le respostes celui là.
Je viens de remarquer mais, ça te dérange si je met du gras ou si je souligne chaque titre de partie?
C'est mieux je trouve...
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MessageSujet: Re: Nosferatu une symphonie de la terreur   Jeu 30 Déc - 13:02

Oui ça me dérange. Boxart du win
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MessageSujet: Re: Nosferatu une symphonie de la terreur   Aujourd'hui à 0:12

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