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 Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas

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Cornemuse
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MessageSujet: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Mer 29 Déc - 16:23

Saikano
“The Last Love Song on this Little Planet”





Saikano est un anime de 13 épisodes des studios Gonzo Digimation tiré du manga de Shin Takahashi du même nom. De ce que j’ai pu en voir, il est adapté quasiment case par case de ce manga, ce qui est fréquent pour les animes. Son titre japonais complet est Saishū Heiki Kanojo et son titre anglais (qui n’est pas la traduction japonaise, dont j’ai oublié le sens) est She, The Ultimate Weapon.

On commence à entrer dans le vif du sujet avec ce titre anglais. Mais le titre français est encore plus affreux, et d’ailleurs est double puisque les éditions, traducteurs et fans hésitent entre L’Arme Ultime et Larme Ultime. Je ne sais lequel des deux est le pire, mais les deux correspondent très bien à la série. De fait, le personnage féminin principal est effectivement une Arme Ultime (holy shit), et par ailleurs, les moments où les personnages pleurent constituent facilement la moitié du temps de l’anime.





L’essentiel de l’intrigue résumé en un screenshot



Voilà, je pense que vous êtes prévenus. Saikano est un anime larmoyant, émo, naïf, adolescent, mielleux, et fleur bleue. C’est officiellement un seinen, mais c’est techniquement un shojo, à cela près que l’anime correspond à des attentes japonaises plutôt masculines en terme d'héroïne torturée, fragile, et d’apparence 10 ans alors qu’elle est censée en avoir 17 (ce qui était déjà jeune à la base on est d’accord).





Ce cosplay correspond parfaitement à la description



A présent il est temps pour moi de faire mon coming-out : Je suis un fan incontesté de Saikano. Je l’ai vu 6 fois, j’ai chialé comme une madeleine à chacune des fois, j’écoute régulièrement les musiques, j’ai même composé un collage-hommage à partir de samples de l’anime et de l’OST, j'ai acheté le coffret collector édition intégrale, je compte lire le manga, enfin bref j’adore. Je n’ai même pas l’excuse de la nostalgie de jeunesse : je l’ai découvert par le biais de Valcorm (désolé mec je fais ton propre coming-out) en 2009. Au début j’en avais honte, j’en parlais timidement, mais à présent j’assume pleinement cette perversion et je l’affiche au grand jour. Quel courage.



Visuel

Je commence par là car je n’ai pas grand-chose à en dire. Les dessins de Saikano provoquent des réactions assez mitigées. Personnellement je les apprécie, ils ont un aspect crayonné qui est en fait surtout dû à l’animation. On voit très précisément des traits se mouvoir, tandis que souvent les mangas ont un rendu final très aseptisé (encore qu’ici ils n’ont pas non plus lésiné avec les filtres, mais bon).

L’animation quant à elle me plait vraiment, cette fois-ci. Elle est très sommaire, on pourrait quasiment percevoir la succession des images tant leur nombre par seconde est faible. De même les mouvements sont rares et précis : chaque élément qui bouge à l’écran semble essentiel, et s’intègre à la mise en scène du fait qu’aucun élément « inutile » ne détourne l’attention. C’est une économie de moyens sans doute motivée par une économie d’argent, mais j’apprécie le résultat. On a une sorte de réduction du mouvement au strict essentiel, et ça permet donc de se concentrer sur cet essentiel.




« Un scénario apocalyptique avec une histoire d’amour et des persos qui souffrent »

C’était, à la fois sérieusement et pour se moquer de nous, ce qu’on élevait comme recette scénaristique miracle avec El Diablo à l’époque où on parlait régulièrement de nos créations en cours ou futures. C’est autant la recette de Dark Soul que de Noir et Blanc (mon roman de jeunesse – 14 ans - ne le lisez pas), et c’est encore aujourd’hui une sorte de fétichisme scénaristique qui ne me quitte pas. C’est simple : il faut que tout pète, que ça meure dans tous les sens, que ça chiale et que ça souffre à tout va, et que le scénario soit dirigé vers le drame de la même manière qu’un roman policier serait dirigé vers l’intrigue. Tous les choix de scénario sont décidés dans le but de rendre l’histoire triste, et de préférence tous les fils de l’histoire se nouent à la toute fin pour une apothéose dramatique. Il en résulte en général quelque chose de tout à fait inintéressant intellectuellement, d’overdosé en émotions fortes, qui ne plait qu’aux personnes ayant cette même perversion et ce même goût pour la tristesse poussée à l’extrême. Et qui arrivent à s’avilir à cet état de sensiblerie totale assez ridicule.

Saikano correspond parfaitement à cet idéal scénaristique. C’est un scénario apocalyptique, où tout le monde pleure, tout le monde meurt de partout de manière parfois soudaine et cruelle. Une histoire d’amour toute mignonne accompagne le tout pour assombrir une situation déjà noire, qui le devient encore plus en contraste avec la naïveté (procédé grossier, convenu, et si efficace). Dégradé progressif de la naïveté vers la noirceur au fil de l’anime, structure classique.

Le synopsis : Chisé et Shû sont deux lycéens récemment en couple, mais ce couple est tout à fait superficiel et ne marche pas. Une amourette d’adolescents. A la fin du premier épisode, leur ville se fait attaquer par des bombardements d’avion, alors que visiblement personne ne sait qu’une guerre a éclaté – le flou restera sur la nature de cette guerre. Chisé est une Arme Ultime (haha ; on ne sait pas non plus ce que c’est mais c’est en tout cas un genre de robot surpuissant) et est apparemment employée par l’armée à des missions dont Shû ne sait quasiment rien (tout comme nous). Petit à petit la situation mondiale s’aggrave, sans pour autant qu’on sache vraiment ce qu’il se passe, et la relation entre Shû et Chisé se complexifie, s’approfondit, etc.

Ce qui sauve ce scénario insipide, c’est justement que son vide est utilisé intelligemment : l’absence de détails et d’explications rend le tout d’un surréalisme agréable, souvent sujet à des mises en scène et dialogues qui gagnent en poésie par ce biais, et on peut se focaliser sur ce qui est le plus important dans l’anime : les relations entre personnages, et l’ambiance apocalyptique qui s’affirme au fur et à mesure. Et pour ça, le spectateur avisé en a pour son argent :





Haha, on n’est pourtant qu’à l’épisode 5





Ca pleure, ça souffre.






Ce perso n’a rien compris à l’intérêt de l’anime.





Même les coplays de Chisé sont définitivement tristes.



Japonaméricain

D’un point de vue externe à l’anime lui-même, un de ses intérêts est à mon avis complètement hasardeux et indépendant de la volonté de ses créateurs : la dialectique constante entre cultures américaine et japonaise, qui est présente à mes yeux dans tout manga, mais qui est ici vraiment éloquente.

A première vue, il n’y a rien de plus japonais que cet anime, qui réunit à peu près tous les clichés manga possibles et imaginables (quoiqu’à ce niveau il y a pire). La thématique de la jeune fille innocente qui est à la fois un putain de gros monstre/robot imbattable est aussi ridicule que récurrente : on la retrouve dans Elfen Lied, dans Gunslinger Girl, mais aussi de manière plus subtile dans Serial Experiments : Lain. Il semblerait que ce soit l’ingrédient inévitable de l’anime qui se veut sérieux, triste, et violent. Il est difficilement détachable du rapport particulier du Japon avec l’enfance, qui élève comme idéal féminin une association entre sensualité et innocence/comportement enfantin (qui fait aussi que jusqu’en 1997 coucher avec des mineur(e)s quel que soit l’âge était autorisé à Tokyo, et qu’en 2008 aucune mesure n'est encore prise contre la pornographie enfantine japonaise pour des raisons... commerciales).





Un père et sa fi… Ah non, un couple de jeunes de 17 ans.



Le contraste entre la féminité idéale japonaise (enfantine) et le rôle donné aux héroïnes de ce type (violence et puissance) a l’air de bien les perturber, comme ingrédient de scénario dramatique mais aussi comme érotisme. C’est un modèle qui fonctionne bien pour nous aussi, car outre l’aspect enfantin qui peut gêner, l’idéal féminin de la douceur ou de l’innocence est toujours d’actualité dans nos contrées, certes un peu vieillot mais toujours compréhensible. Et par ailleurs, il présente aussi le contraste humain/robot (ou humain/mutant, ou naturel/artificiel), qui fascine les japonais mais ne nous laisse pas indifférents non plus (la différence étant que chez nous on n’y met pas d’érotisme, sauf exception comme euh… euh… Leeloo du Cinquième Elément, tiens.)

Là où l’anime vire vers l’américain, c’est dans l’influence omniprésente de ce que les japonais appellent la « romance », qui est tout simplement la vision de l’amour véhiculée par les films et séries hollywoodiens, vision qui se répand de plus en plus chez eux depuis 1945. En fait, Saikano est même de ce point de vue bien plus mielleux et cul-cul que ne le serait un film américain (c’est vrai de beaucoup de mangas qui tapent dans le sentimental). Ce qui est intéressant est justement de voir à quel point le modèle de la romance américaine fait buguer les conventions japonaises, et à quel point il est incompatible avec les relations traditionnelles entre hommes et femmes – celles-ci changent, actuellement. On aboutit à des éléments scénaristiques complètement incompréhensibles pour des occidentaux, comme la quasi-interdiction pour une fille d’évoquer ne serait-ce que la possibilité d’éprouver du désir sexuel (Chisé, au bout d’une dizaine d’épisodes il me semble : « Bien sûr qu’une fille a envie de l’homme qu’elle aime ! » suivi de « Mon dieu, qu’est-ce que tu fais dire à une fille ! ») alors que celui-ci est au cœur de la romance hollywoodienne. Les personnages, en fait, souffrent de conventions scénaristiques américaines en histoire d’amour. Cela donne des conventions hyper procédurières qui ont de quoi nous laisser perplexe.





Euh… Wat ?



Au niveau de l’écriture des scènes, il y a aussi un contraste. D’un côté il y a des scènes d’amour à la limite du supportable tant elles sont dégoulinantes dans les paroles et dans la musique, et de l’autre certaines scènes d’une sobriété qui pourrait faire froid dans le dos, mais qui me rappellent une sorte de réalisme contemplatif que j’apprécie chez Gus Van Sant, Tarkovski ou en moins extrême les films français de Buñuel – dans la sensation uniquement : un calme et une neutralité accompagnée d’un sentiment de beauté (ne voyez pas un vrai rapprochement entre ces réalisateurs et… urf). Pour rester au Japon, je pense aussi à certains films de Kitano (A Scene at the Sea, Dolls), et surtout à Ozu, qui ont aussi cette tranquillité réaliste poétique, cette belle neutralité. Et sinon, la musique de John Cage, mais j’arrête ici – en fait un jour je pourrai m’amuser à blablater sur cette beauté neutre car elle me plait et que comme vous le voyez j’aime dire de la merde sur ce que j’aime.

Techniquement ces scènes silencieuses et sobres sont très sommaires, rares et souvent courtes, mais c’est justement leur contraste (totalement inexistant chez les américains, ce qui me frustre) avec les scènes purement hollywoodiennes à l’eau de rose qui les met en valeur et leur donne une puissance qu’elles n’auraient pas eu sinon. Je n’ai jamais été difficile en terme de cinéma grand spectacle ou de sensiblerie américaine, mais j’ai toujours besoin de quelques scènes ponctuelles de sobriété pour accepter et apprécier tout le reste. Le strict minimum suffit : Saikano le fournit.





Bon ok, il y a quand même une très large majorité d’émo dégoulinant.



Opéra

Saikano regroupe énormément de caractéristiques qui habituellement sont inacceptables par un idéal esthétique que, comme tout être humain normalement constitué, je construis petit à petit. Il n’y a pas d’autre rapport à faire avec l’opéra que celui-ci, mais je trouvais ça intriguant de mettre ça comme titre de partie, ce qui est trop génial avouez-le.

Il y a quelques années j’ai lu Esthétique, psychologie et musique : L'esthétique expérimentale et son origine philosophique chez David Hume de Renée Bouveresse, un gros pavé assez indigeste dont je n’ai tout à fait honnêtement rien retenu, si ce n’est la classification qu’a fait Fechner, le fondateur de l’esthétique expérimentale, de différents niveaux d’esthétique. J’avais trouvé ça intéressant du point de vue théorique mais n’avais pas trouvé d’exemple correspondant dans mon propre ressenti. Saikano m’a perturbé à ce niveau, m’ayant considérablement plu alors qu’en simultané je le trouvais médiocre. J’ai alors mieux compris je crois ces différents niveaux esthétiques de Fechner.

Le premier niveau dont il parle correspond, si je ne m’abuse, à ce que Kant appelle l’agréable, le sensoriel avant tout. Soit, bon. Le quatrième niveau est celui de ce que Fechner appelle l’idéal esthétique philosophique : je n’avais sans doute pas les moyens de le comprendre, ou bien sa visée apparemment universalisante ne m’avait pas attiré (Fechner ça date un peu, y’a un côté positiviste emmerdant) ; en tout cas je ne sais plus à quoi elle correspond. Ceux qui m’ont intéressé sont les deux niveaux intermédiaires : le deuxième est celui du sentiment brut (en quelque sorte l’équivalent sentimental du premier niveau sensoriel) et le troisième est celui qui correspond à l’idéal esthétique de la personne. Cette dissociation est intéressante car elle explique la possibilité d’une dualité de ressenti du beau. J’ai, avec Saikano, clairement eu deux impressions esthétiques superposées : la première est un dégoût vis-à-vis d’un idéal esthétique qui m’est cher, et la seconde est un émerveillement devant une grande beauté, opposée à l’idéal premier, mais qui n’a pas pour autant démantelé cet idéal. J’ai autant envie de dire que Saikano est une merde insupportable que de dire que c’est une des plus belles choses que j’ai vues. Il transcende mon niveau 2 et dégoûte mon niveau 3. Awesome.

Il en va de même pour l’opéra. Et l’exemple de l’opéra est intéressant car je pense qu’il concerne plus de personnes que ma simple tronche. A part quelques exceptions (les opéras majeurs des XVIIIe et XIXè siècle, dont les livrets ont été particulièrement travaillés), je pense qu’à peu près tout le monde sera d’accord pour dire que les scénarios et personnages des opéras baroques ou des opérettes sont d’une niaiserie à toute épreuve. Pourtant; toute personne sensible à cet art se verra touchée par les histoires d’amour grandiloquentes qu’il propose, les scénarios de trahison prévisibles depuis le départ, ou les morts télescopées de personnages attachants mais clichés. Il y a bien sûr la musique : c’est elle qui véhicule le principal de ce que le texte ne fait que décrire (toujours sauf exceptions comme par exemple la tétralogie de Wagner où l’on analyse le texte autant que la musique). Mais je crois que ce n’est pas tout.

On pourrait être tenté, dans la dichotomie entre une première perception du beau qui est indépendante du jugement, et une seconde qui est soumise à un idéal, de voir une hiérarchie : la seconde supplanterait forcément la première, puisque pour que la première existe il faudrait forcément faire taire la seconde. Mais ce serait alors revenir à un seul niveau esthétique, et donc il serait impossible d’expliquer comment j’ai pu apprécier l’Arme Ultime alors que je le considère comme médiocre. Le système de Fechner permet, lui, d’accepter que les deux sont tout à fait superposables : ce sont deux niveaux qui n’interagissent absolument pas l’un avec l’autre. Ainsi il est possible de juger le médiocre tout en l’appréciant sans jugement.





Akémi est d’accord avec moi



Bref, tout ça pour dire qu’il nait un sentiment particulier de se focaliser sur le Level 2 quand comme moi, et je pense une bonne majorité, on a toujours privilégié le Level 3. Il y a quelque chose d’un renoncement à ce que l’on a établit, d’une évasion de soi-même. Et je crois que c’est ce qui rend ce type de beauté si puissante : le ressenti du beau est accompagné d’une sensation de libération par rapport à un idéal de beauté jusqu’ici autoritaire. Cela me semble assez bien définir ce qui a pu me faire tant apprécier Saikano, mais aussi toute œuvre qui me semble « objectivement » mauvaise (autre exemple m’ayant fait le même effet : Final Fantasy X). Pour que ça marche, il faut vraiment que la beauté alternative proposée nous parle profondément, car cette attitude de renoncement implique un effort qu’on n’a pas toujours envie de faire (sauf lorsqu’on s’appelle John Cage ou Marcel Duchamp). Saikano m’a fait cet effet.




Je suis en train de dire que Marcel Duchamp aurait aimé ça, donc j’arrête cette partie



Shshshshûûûûûû-tttttchchchchaaaaaannnn

La première fois que j’ai vu Saikano (allez, disons L’ARME ULTIME) c’était avec Valcorm, qui m’a fait découvrir la série. Puis, quelques mois plus tard, je l’ai rematée seul chez moi en me murgeant la tronche, et j’ai vécu un moment assez génial. Le lendemain, j’étais tellement marqué par la veille que j’ai voulu carrément enchainer avec un nouveau rush de la série + alcool, idem. Mais évidemment, je me suis lassé car j’avais vu le tout trop récemment. Alors j’ai arrêté rapidement, mais j’ai été très frustré. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de me mettre l’OST sur les oreilles et de partir déambuler dans les rues en buvant et en écoutant les thèmes de la série. Un grand projet d’otaku délabré.

Malheureusement je n’avais pas l’OST à cette époque-là. Et le hacked internet de mon appartement ne me permettait pas le luxe d’un tel téléchargement. J’ai donc eu alors l’idée d’enregistrer les passages de l’anime où mon thème favoris survenait et de les coller les uns aux autres pour faire une longue version du morceau accompagnée de samples (les voix des passages de l’anime, donc). J’ai fait ça, tout en buvant. L’alcool montant, je me suis pris d’une certaine frénésie et j’ai eu envie de faire monter une tension petit à petit, et puis de rajouter des notes tenues, et pis des notes de piano. Puis j’ai voulu transformer les samples, transposer la musique, etc.

Au final un remix de 9min est né, et je n’ai pas mis un pied dehors. C’est un truc que je mets là car après tout ce blabla je me suis dit pourquoi pas. Mais il faut savoir que c’est hyper sommaire, ce n’était destiné qu’à assouvir mes pulsions émo d’une soirée, et donc c’est crados et tout ça. Il n’empêche qu’il m’arrive souvent de le réécouter, et comme ce topic se transforme de plus en plus en blog je vous le balance. Ceux qui connaissent la série (et qui ont lu jusqu’ici sans péter un câble et bourriner alt+f4) seront à mon avis plus intéressés que les autres. Mais bon.

Le morceau suit un peu la structure de la série. Ca commence mélancolique, avec des samples de l’anime sans rien rajouter. Petit à petit plus je rajoute des choses et plus ça devient apocalyptique.

fileden.com /arme%20ultimeamp.mp3Here it is.






Et voilà je crois que c'est tout.


Dernière édition par Cornemuse le Lun 24 Jan - 16:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Mer 29 Déc - 16:31

Cet article est merveilleux. Corrige juste le lien à la fin, surtout que ça en vaut la peine, et cours te présenter !

Ce qui est vraiment cool c'est que tu fais une analyse pertinente sur un truc qui a mon avis n'en valait pas tant la peine et pourtant sans rentrer dans la branlette. Et je kiffe ton humour, bref, à vite mettre sur le site !
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SupahSnake
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Mer 29 Déc - 17:25

Ce qui est cool avec ton article, c'est qu'il explique, voire même qu'il rabâche l'intérêt principal de l'anime. Ca a au moins le mérite d'être clair, et ça Personellement je compte pas me le matter, les histoires d'amour soupoudrées de drame dans un cadre mécha wtf ça me tente franchement pas, mais je connaissais pas avant et donc ça m'a permis d'étendre un peu ma culture.
Graphiquement par contre t'as pas assez étendu, c'est dommage car visiblement la palette a l'air vachement sympa, les effets de lumière aussi. Par contre les dessins heu je trouve ça moche CODY FUCKING TRAVERS "" les visages du premier artwork je trouve ça limite creepy.

Sinon ben c'est une bonne review dude.
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Haganeren
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Mer 29 Déc - 17:47

Moi je dis pas non pour le mettre sur le site (au fait je dis carrément OUI en majuscule, gras et taille de caractère 74) mais je veux d'abord demander à Cornemuse si il est d'accord. (Et oui, ça marche comme ça ici moai1 )
Y compris ton set bien sûr. Ou alors tu préfères mettre ton article mais pas ton set sur le site, à toi de voir. Je sais pas, les gens sont bizarres des fois donc je demande, comme un certain arabe qui veut plus mettre ses articles sur le nouveau forum parce que, soudainement il s'est mis à les trouver naze... (Je vise personne)

Sinon euh, c'est super L'arme ultime comme titre sérieux. Ok, j'adore les jeux de mot mais pour une fois qu'un titre français est un minimum recherché je vais pas m'en plaindre!

Alors déjà moi et l'oeuvre c'est simple, j'ai lu le premier tome au Québec il y'a maintenant plus d'un an et j'ai plutôt aimé, d'ailleurs ça avait l'air de se finir tellement bien que j'ai même pas songé qu'il y'avait une suite. (Au fait, le hasard a voulu que la suite avait été emprunté et donc j'ai cru que c'était un simple one-shot) Quand j'ai vu qu'il y'avait une suite, j'ai jamais eu envie de la lire puisque à mon sens ça se finissait bien et c'était très bien comme ça.

Voilà bon, sinon L'arme Ultime en tant que manga, j'avais trouvé ça plutôt original, assez touchant mais pas de quoi de faire un saut périlleux arrière sur l'Himalaya.

Pour ce qui est de ton article j'ai vraiment beaucoup de mal à croire que tu ais aimé le truc au fait... moai1
C'est voulu le fait d'être TELLEMENT à l'extérieur de l'oeuvre qu'on se met à le décortiquer pour dire tout ce qu'il y'a de mauvais puis de dire après que par une alchimie miraculeuse, finalement, ça marche quand même?

C'est assez particulier et assez intéressant en soi, il faut dire que plus qu'un article sur Saikano c'est carrément une critique des oeuvres japonaises en elle même que tu nous sers avec comme exemple Saikano. En soi, si on le met sur le site, on gardera le titre du topic parce qu'il serait dommage que l'on puisse croire que ça soit juste un article sur une série alors que c'est bien plus.

En un sens donc, ton article ne m'a pas DU TOUT envie de regarder la suite, c'est le corrolaire de tout décortiquer comme ça. Tu critiques beaucoup de chose comme par exemple, le fiat de faire une innocente fille sur-puissante soit un cliché... C'est vrai... Mais dans un sens pendant une époque c'était plutôt des gros mecs invincibles avec la fille qui les suit derrière sans servir à grand chose. Et puis à présent la tendance s'est juste inversé, la fille fait tout et le gars reste dans un coin. Mais ça, c'est plutôt des clichés de shonen (plutôt récent en plus). Pour les seinen et encore plus shojo, franchement, je trouve ça un peu abusé le fait de dire que c'est une histoire cliché.
Pour moi, ça reste un début d'histoire très original.

C'est marrant comment tu tournes les choses de façon à ce qu'elles apparaissent négativement, un exemple :
Un instrument de musique joué en grande partie par des écossais a écrit:
Ce qui sauve ce scénario insipide, c’est justement que son vide est utilisé intelligemment

Voilà donc tu nous expliques clairement que le scénario est à chier, et que si on l'aime c'est parce que l'auteur s'est joué de nous en faisant autre chose pour le rendre intéresssant. Moi j'aurais plutôt sortit le synopsis (que je n'aurais pas trouvé insipide) en disant qu'il est soupoudré d'un coté irréel puisque l'organisation qui emploie l'héroine par exemple, on sait jamais trop ce que c'est (En tout cas au tome 1) ou quel est le but de toute ces battailles ce qui fait que ça renforce l'intérêt autour des relations.

Au fait on dirait la même chose mais toi tu voit le verre à moitié vide moai1

En lisant cet article d'ailleurs j'ai eu l'impression que tu étais quelqu'un d'extrêmement difficile à contenter. Les choses qui m'auraient plu tu les décris comme étant "banal, basique, cliché, NIAIS (qui revient plusieurs fois)" ou n'importe quel autre terme péjoratif comme si tu avais tellement vu ces choses que tu ne pouvais plus les supporter. (Ce qui est un peu vexant pour moi. moai1 Faut croire que j'aime le niais... )
Et pour expliquer ce qui fait que tu aimes (parce que manifestement tu as aimé quand même!), tu pars dans un espèce délire à plusieurs niveau auquel j'ai, soyons honnête, absolument rien compris. (J'ai pas fait assez de philo >< )
(Edit : D'ailleurs en relisant une troisième fois, c'est moi où tu essayes de dire que l'on peut apprécié le niais et l'aimer même si c'est à chier en tant que tel? )

Je trouve ça triste en un sens de ne plus pouvoir aimer les choses simples. Mon coté "grand public" parle aussi, et également mon coté "fleur bleue" qui fait que j'aime les histoires d'amour mignonnettes et encore plus quant elles se finissent bien. (Sinon je suis scandalisé)
Peut être est-ce moi qui ait besoin de plus de maturité dans ce que je regarde... Hautement probable aussi.

Toujours est il que malgré tout ce que j'ai sortis, j'ai pris un grand plaisir à lire ton article sur la question. Il était profondément différent de ce que j'ai l'habitude de lire même si je ne pense pas voir l'anime dans tout les cas. (J'ai un manga pour ça...) En clair, une excellente review d'un euh... bon (?) anime.
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Cornemuse
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Mer 29 Déc - 18:28

Yep je suis d'accord, comme pour l'album aussi ! Et j'ai pas mal d'autres articles à balourder, je ferai ça petit à petit.


Au sujet de mon avis sur l'Arme Ultime, le côté ambigu de ce que je pense est justement ce qui a motivé premièrement l'article, et deuxièmement le petit délire sur l'esthétique au milieu. J'aime très sincèrement cet anime, il figurerait tout naturellement dans le top 10 des trucs qui m'ont le plus marqué dans la vie. Mais je ne conseillerais cet anime qu'à des personnes averties, car je lui trouve objectivement des milliers de défauts (qui, rassure-toi, ne me dérangent absolument pas quand je le regarde !).

En fait, c'est un peu l'inverse de quelqu'un qui dirait "moi j'aime pas Mozart, mais je respecte". Là, je ne respecte pas vraiment, je trouve ça objectivement grossier, mais par contre j'adore. Ca résume grosso modo le truc que j'ai expliqué sur Fechner.

Citation :
C'est marrant comment tu tournes les choses de façon à ce qu'elles apparaissent négativement, un exemple :
Un instrument de musique joué en grande partie par des écossais a écrit:
Ce qui sauve ce scénario insipide, c’est justement que son vide est utilisé intelligemment

Je ne voulais pas être absolument négatif ! C'était plus le "intelligemment" qui était important que le "insipide". Quand je dis intelligemment, ce n'est pas que je considère qu'ils manipulent les spectateurs, mais plutôt qu'ils ont très bien tiré parti d'un point de départ qui pourtant n'avait rien de palpitant.

Enfin bref, c'est un détail. Je voulais simplement insister sur le fait que j'aime sincèrement cet anime, que je le regarde très simplement et pleure dessus sans me poser de question... N'imagine pas que j'ai pensé à tout ça en le regardant ! L'article, c'est venu bien après, quand j'étais pu devant l'anime, et que je me suis dit : "wtf mais pourquoi j'ai aimé ?". Les trucs d'humour où je me fous un peu de la gueule de l'anime, c'est plutôt de la tendresse, ça n'enlève rien aux magnifiques soirées que j'ai passées devant.


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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Dim 23 Jan - 19:09

Je viens de finir de le regarder avec Val.

Je suis tellement triste putain.



silver1
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Ice
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Dim 23 Jan - 19:34

Ah mais putain, il me semble que y'a un manga non, je crois même avoir lu le premier tome, mais chuis pas sûr et ça remonterait à un sacré moment.
J'avais pas été super emballé, le film vaut mieux?
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Lun 24 Jan - 10:15

Le film Live a pas du tout le même scénario (enfin y'a des changement de malade)

Mais l'anime vaut le coup. Même si là j'ai vraiment envie de mourir.


prin2
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Cornemuse
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Lun 24 Jan - 10:38

Comme je le rabache dans l'article, il faut vraiment s'attendre à beaucoup de niaiserie. C'est un peu le cap à franchir. Une fois qu'on a accepté ça, ça devient magnifique. Certainement un de mes animes préférés malgré tous ses défauts. Il faudrait que je lise le manga.

Wendoh : C'est le principe. Pire : après, cette dépression post-Saikano devient addictive, et on en redemande ^^
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Ice
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Lun 24 Jan - 14:42

Bon, cette fois j'ai bel et bien lu, un article que j'ai trouvé vachement bien écrit (c'est important). Puis le fait que t'expliques carrément d'autre trucs afin de mieux saisir l'anime lui même. Je retiens plus ou moins les niveaux intermédiaire que j'ai compris comme étant un ressentie paradoxal. Ou comment apprécier à titre personnel quelque chose qui n'aurait que peu de qualité objective.

Je tenterai de mater ça. Y'a peu d'episode, c'est donc envoyable en une journée, cool. Le niais dégoulinant me tuera pas je pense, il m'en faut quand même beaucoup.
Je vous dirai si j'ai chialé comme une merde ou eut envie de mourir, ce serait bien la première fois.
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Lun 24 Jan - 15:12

Cet article tue sa mère, bravo bravo, noel noel.

J'ai personnellement pas vu l'anime, mais j'ai lu le manga, et ça a l'air très proche. C'est aussi intéressant que pathétique, larmoyant et dégoulinant. J'ai beaucoup aimé le fait qu'on mette en avant le côté tragico-relationel, et de n'utiliser le fait qu'elle soit une arme que pour complexifier cet aspect (ou pour exiter à mort des nerds fans de filles robots peut-être aussi), et pas pour faire plein de scènes d'action super tabasses.

Enfin cool, et j'aime beaucoup cette partie de l'article qui parle de plusieurs plans d'appréciation esthétique, même si c'était trop compliqué pour moi et que mon cerveau a laché prise avant la fin. axo1
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Mer 26 Jan - 20:28

Je viens de voir la fin.
silver1
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   Mer 26 Jan - 20:49

Avoue t'as eu envie de chialer comme une merde.
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MessageSujet: Re: Saikano : commentaires, anecdotes et divers blablas   

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