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 Battlestar Galactica

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Gordon Blake

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MessageSujet: Battlestar Galactica   Sam 29 Oct - 21:55

Battlestar Galactica


Un petit air de Cène, n'est-ce pas ?

Battlestar Galactica est une série de science-fiction dramatique, longue de 73 épisodes auxquels s'ajoutent quelques films et petites miniséries annexes, créée par Ronald D. Moore, diffusée de 2004 à 2009. Elle s'inspire de Galactica, une série de science-fiction née en 1978 et créée par Glen A. Larson. Fort heureusement et sans vouloir offenser les fans de la série originelle, je dois dire que les deux sont au final très différentes même si elles partagent des personnages et un plot similaire. La série des années 70 est bien moins dramatique, sérieuse et beaucoup plus manichéenne que la nouvelle série née en 2004, ce qui en fait au final une série moyenne là où Battlestar Galactica est l'une des meilleures séries de science-fiction qui soit.

Pour étayer mon propos, voici ce qu'était la série originelle :



Personnellement, je suis toujours entrain de me demander comment ils en sont arrivés à jouer aux cartes.
Et notez enfin que tous les personnages masculins ont de profonds airs de Han Solo.

La nouvelle série de 2004 reprend le synopsis de base et un grand nombre de personnages mais les modifie grandement : au final l'histoire des deux est extrêmement différente et de nombreux personnages n'ont plus grand chose à voir avec leur modèle de Galactica. On passe par exemple d'un Starbuck homme, cousin germain de Han Solo à une femme dont le surnom est Starbuck et qui, si elle a toujours ce côté intrépide et guerrier, n'a plus vraiment ce côté plaisantin face au danger. De même, le Comte Baltar, principal antagoniste de Galactica, se retrouve dans Battlestar Galactica (renommé Gaius Baltar) à être l'un des personnages les plus complexes jamais vus, à la fois un héros, un antagoniste et un personnage neutre qui subira de profonds changements.


L'un a un air de poisson-chat mutant, l'autre a la classe.

En réalité, là où l'ancienne série est très manichéenne et est un simple divertissement plutôt sympathique, la nouvelle série est quant à elle un drame sombre, profondément teinté de philosophie, de théologie et de psychologie humaine, ce qui fait que tout le monde saura y trouver son compte, sauf ceux qui s'attendent à de la science-fiction américaine classique à la Stargate. Après tout, même si Battlestar Galactica a des combats spatiaux et se place dans un contexte de guerre meurtrière, ceux-ci sont au final très rares et laissent la part belle aux développements relationnels et personnels des personnages tandis que l'intrigue avance.


Cette image est très représentative de la nouvelle série, qui se déroule principalement à bord du Galactica.

Mais assez parlé des différences entre la série originelle et cette nouvelle série, car c'est exclusivement cette dernière qui nous intéresse. Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, après une trêve signée il y a une quarantaine d'années, les Cylons, des robots humanoïdes créés par les humains qui se sont rebellés et avaient déclenché une guerre contre leurs créateurs, se sont retirés par-delà l'univers connu. Persuadés que les conflits ont définitivement cessé avec cette trêve, les humains sont retournés à leurs vies au sein des Douze Colonies de Kobol, douze planètes habitées par les humains avec chacune ses caractéristiques culturelles, avec une certaine insouciance face au futur. Néanmoins, les Cylons réapparaissent, dotés non plus seulement de corps cybernétiques mais également désormais de certains modèles humains, indissociables des véritables êtres humains, dont ils se sont servis pour infiltrer les Colonies et en particulier la plus prestigieuse d'entre elles, Caprica. C'est ainsi sur Caprica qu'un Cylon humanoïde, qu'on connaîtra sous le nom de Number Six, a pu séduire le Dr. Gaius Baltar, éminent scientifique, et obtenir de lui qu'il fournisse l'accès aux défenses centrales des Colonies, sans qu'il sache lui-même dans quel but véritablement, faisant de lui le malheureux traître de l'humanité.


Caprica, autrefois havre de la science et de la technologie, désormais ruines radioactives.

Ainsi, les Cylons lancèrent une attaque nucléaire sur les colonies, détruisant la quasi totalité de la race humaine, tandis que de très rares survivants tentent de s'organiser et qu'au sein de la flotte humaine seuls de rares vaisseaux ont survécu au brutal assaut, parmi lesquels le Battlestar (plus gros croisé de combat humain) Galactica qui était sur le point d'être démilitarisé et transformé en musée. Le Galactica est dirigé par le Commandant William Adama, un homme endurci par les conflits et militaire depuis suffisamment d'années pour savoir comment réagir dans une telle situation. A ses côtés se trouve le Second, le Colonel Saul Tigh, un vieux militaire alcoolique et très déplaisant et méprisable au premier abord mais qui saura se montrer plus attachant au fil des épisodes. En fait, quasiment chaque membre du Galactica est un personnage traité à part qui aura son développement personnel et relationnel et par conséquent il me serait difficile de parler de chacun d'entre eux. On notera cependant qu'il y a une dizaine ou une quinzaines de personnages qui sont eux présents à quasiment chaque épisode et qui ont une importance plus grande que de simples pilotes, même si de même, on apprendra à connaître ces derniers. La même chose concernant les mécanos, les politiques et tout le personnel militaire. C'est ainsi que notre Battlestar Galactica et la petite flotte survivante, bien loin d'être capable de rivaliser avec les centaines de Basestars cylons et leurs milliers de chasseurs Raiders et de Centurions, se met en quête d'une terre promise que des manuscrits religieux désignent comme la Treizième Colonie, une planète mythique appelée la Terre. Néanmoins, ce voyage ne sera pas de tout repos puisque les Cylons ne comptent pas renoncer et qu'ils possèdent des agents dormants au sein de la flotte, des Cylons humanoïdes croyant être humains jusqu'à ce que leur programmation soit activée.


Voilà un petit aperçu de la flotte humaine. Vraiment un petit aperçu.

Cette tragédie va profondément bousculer la vie des survivants, bien évidemment. Le nombre des survivants, parfois annoncé au début de l'épisode dans l'intro ou sur un tableau blanc, est au début de la série à peu près égal à 50 000. Avec quelques variations bien souvent naturellement plus négatives que positives, ce nombre va évoluer au fur et à mesure que le Galactica et l'humanité feront face à de nouveaux périls, fussent-ils des attaques des cylons, des problèmes de ravitaillement, des mutineries, des trahisons ... Le voyage vers la Terre sera pavé d'embûches et la survie de la race humaine est incertaine. Il est d'ailleurs rare de ne pas voir un épisode avec la mort d'au moins un personnage, fut-ce t-il mineur ou important et dû à des conflits extérieurs ou intérieurs. On verra ainsi des mouvements terroristes apparaître le temps d'un épisode ou deux avant d'être mâtés ou l'apparition d'un marché noir. En fait, certains épisodes semblent parfois inventer des problèmes pour le Galactica et les sortir du néant sans que rien ne les annonce, ces épisodes étant qualifiables de "fillers". Malgré ces quelques désagréments, même ces épisodes fillers sont très bons et au final approfondissent un peu l'univers et les relations humaines, principale caractéristique de la série.


Number Six est certainement le Cylon le plus connu et mémorable.

Dans l'idée que demain n'arrivera peut-être jamais, l'équipage du Galactica tente néanmoins de subsister. Des relations d'amitié et d'amour se créeront entre les personnages et chacun d'entre eux connaîtra ses passages à vide, ses moments de faiblesse et de doute et son évolution psychologique, morale et même parfois physique. Le meilleur exemple pour illustrer cette évolution profondément humaine est le Dr. Gaius Baltar. Traître malgré lui, homme dont les principaux intérêts ne servent que lui, narcissique, opportuniste et homme de science, il est néanmoins extrêmement troublé et torturé et évoluera au fil de la série, devenant plus démagogue et politicien mais regrettant également d'avoir été profondément égoïste. Les personnages en eux-mêmes ont des personnalités très variées, allant du dur militaire parfois en proie à ses émotions au politicien manipulateur secrètement avide de pouvoir malgré un certain idéal et ancien criminel en passant par une pilote tentant d'oublier son passé et j'en passe. Chaque personnage a plusieurs facettes, des côtés qu'on aurait pas soupçonné, même un certain nombre des antagonistes ne sont au final pas mauvais. Ainsi, Battlestar Galactica n'est pas semblable aux séries de science-fiction habituelles : le drame humain en est la principale caractéristique, ce qui est diamétralement opposé à la plupart des séries de science-fiction qui laissent la part belle aux combats spatiaux et autres gunfights sur des planètes hostiles. Enfin, on notera également que bon nombre de situations dans la série font écho à des évènements historiques ou à des situations ayant déjà eu lieu, comme la Résistance face à l'occupation ennemie (notamment une grande référence à la situation en Irak), la guerre contre le terrorisme et j'en passe.


Les Centurions cylons sont pour le moins impressionnants.

Cela m'amène à la seconde mais non la moindre caractéristique de la série : son non-manichéisme. Tandis que le pilote est vraiment manichéen, la série le devient de moins en moins, même si elle a son antagoniste méprisable et intriguant, qui se révèle assez tardivement. Les épisodes qui se focalisent sur la perspective cylonne nous offrent un point de vue totalement différent qui nous amène à remettre en question les évènements qui ont eu lieu et donnent un aspect moins contrasté de la quasi annihilation de la race humaine. Au final, certains Cylons sont peut-être plus humains que certains vrais êtres humains. Une telle vision des choses est de plus en plus suggérée au fil de la série tandis que les différences viennent à se creuser dans les rangs des Cylons. L'apogée de ce non-manichéisme est peut-être visible à travers le film The Plan, à ne voir qu'après avoir fini toute la série, et qui présente la perspective cylonne depuis l'attaque des Colonies, ce qui nous donne effectivement un éclairage nouveau, plus complet. Battlestar Galactica est une série absolument non-manichéenne, et c'est ce qui fait à mes yeux l'une de ses principales forces.


Les raiders cylons sont menaçants, eux aussi.

Le dernier aspect principal de Battlestar Galactica est, étonnamment, sa dimension théologique. On notera que les Colonies ont une religion polythéiste basée sur la culture grecque tandis que les Cylons croient en un Dieu unique. La recherche de la Terre par les survivants humains se base sur des manuscrits anciens écrits par un oracle nommé la Pythie, ce qui est sans aucun doute un écho à la Pythie de Delphes. De même, les humains vouent une sorte de culte aux dieux grecs comme Aphrodite, Zeus, Poséidon, etc, qu'ils appellent les Seigneurs de Kobol. Cet aspect théologique est prédominant dans toute la série et notamment marqué d'un côté par ces manuscrits de la Pythie qui décrivent le voyage des humains vers une nouvelle terre d'accueil de manière allégorique et de l'autre par les références des Cylons au plan de leur Dieu, une sorte d'instrumentalisation des évènements par le divin dans un but que seul lui sait.


Dans ce cas, Dieu aime bien les batailles spatiales et les génocides.

La musique est un autre aspect fondamental de la série. Composée par Bear McReary, elle est toute entière un chef d’œuvre. Et en disant cela, je pèse mes mots. Elle offre un aspect onirique, magique, calme et doux, une sensation très inhabituelle pour une série de science-fiction mais qui colle parfaitement avec l'ambiance globale de la série. En un mot comme en cent, nous avons atteint la perfection musicale, et je ne peux que vous laisser en juger. Au final, je pourrais vous faire tout aussi bien écouter l'OST toute entière.

The Shape of Things to Come
Passacaglia
One Year Later
Violence and Variations
Admiral and Commander
Apocalypse

Et voici également un petit bonus :


Faisons maintenant le point sur l'ordre des épisodes. Tout d'abord, il y a le pilote, aussi appelé télésuite ou miniseries, de deux épisodes qui dure au total 3 heures. Puis viennent les deux premières saisons. Entre la fin de la saison 2 et la saison 3 il y a une petite série annexe appelée The Resistance avec une dizaine d'épisodes durant quelques minutes chacun. De même, entre la saison 3 et la saison 4 il y a une série de petits webisodes appelée Razor mais il est inutile de la voir puisque le film annexe éponyme reprend ces scènes en question. Et enfin, au milieu de la saison 4, il y a une série de webisodes appelée The Face of the Enemy qu'il est tout particulièrement intéressant de regarder pour comprendre les changements chez un certain personnage.


En conclusion, Battlestar Galactica est une série exceptionnelle, semblable à aucune autre et que même les personnes n'appréciant pas habituellement la science-fiction apprécieront sûrement. Elle est à l'origine de deux séries spin-offs : Caprica qui remonte à l'origine des Cylons et qui a été malheureusement annulée après une saison de 18 épisodes et Blood and Chrome qui devrait prendre place lors de la 1ère guerre cylon.

All of this has happened before,
and it will all happen again.


Dernière édition par Gordon Blake le Mer 9 Nov - 1:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Battlestar Galactica   Dim 6 Nov - 22:06

Fait partie des deux reviews Gordonnienne que j'avais même pas remarqué durant tout ce temps.

J'avoue que Battlestar Galactica sonnait un peu comme un Star Gate du dimanche ce pourquoi j'en étais pas vraiment intéressé lorsque tu en parlais sur MSN.
Ceci étant dit, le fait que cela se porte plus sur les personnages me motivent bien plus. Si tu connais un site où les regarder en streaming, cela pourrait le faire pour moi.

Ceci étant dit, les deux épisodes pilotes de 1h30 chacun risquent fort de me coincer véritablement tant j'ai rarement une heure 30 à consacrer pour regarder ne serait-ce que des classiques comme Orange Mécanique, trainant sur mon DD depuis un certain temps et que je ne me suis toujours pas décidé à regarder. (Et j'aurais dû... Au lieu de regarder Kiki...)

Y'a aussi le fait qu'il y'ait un mort par épisode... Ça a pas l'air très engageant. ><

Enfin, ma curiosité reste sauve et ta review est toujours nikel du point de vue de l'écriture. Bon boulot! moai1
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Gordon Blake

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MessageSujet: Re: Battlestar Galactica   Mer 9 Nov - 1:49

Ah non, BSG c'est pas du tout un Stargate du dimanche, c'est à des milliards de lieues de ça. Y'a beau y avoir "Battle" "Star" et "Galactica" dans le titre, c'est pas une série de SF à la pew pew kaboom kaboom avec de l'action non-stop, c'est même l'antithèse parfaite de cela. BSG en soi, c'est un drame humain. Le Stargate du dimanche, c'est l'ancienne série un peu naze sur les bords même si elle a son fandom. Et oui, aussi, la série est très sombre. Après tout, on se place dans un contexte de post-apocalypse, c'est pas la joie, l'Humanité est au bord de l'extinction et les Cylons sont 100 000 fois plus nombreux et constamment sur les talons de la flotte humaine. Puis aussi concernant les morts on a des épisodes où on atteint des pics de mortalité. Bien sûr, c'est pas tuer 10 personnages principaux en 45 min mais plutôt montrer plein de personnages annexes qu'on a jamais vus, de simples humains au sein de la flotte n'ayant aucun rôle-clé, mourant dans des conditions diverses à cause de divers évènements. Bon, parmi ces morts, y'a aussi occasionnellement un personnage qu'on connaît depuis un certain temps, bien sûr, mais c'est pas constamment le cas.

Pour le streaming je te cherche ça. Et bien évidemment, en VOSTFR. J'ai essayé les voix françaises et j'ai trouvé ça assez ignoble.
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MessageSujet: Re: Battlestar Galactica   Sam 12 Nov - 22:27

En VOSTA ça me convient à 100% ceci dit.
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