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 The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.

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Aquite
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MessageSujet: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 30 Sep - 16:12


Les séries tiennent une place considérable dans nos vies. Chacun de nous en a déjà suivi une, que ce soit sérieusement ou non. Chacun est déjà tombé sur une, l'a matée ou a terminé par zapper. Avec l'arrivé d'internet et du téléchargement illégal, les gens peuvent suivre encore plus de séries et même certaines en avance. Ainsi, les séries font partie intégrante de notre culture. Quoi de plus banal que d'entendre des gens parler des Simpsons ou d'un épisode de Malcolm? Aujourd'hui et pour la première fois sérieusement, je vais tenter de vous faire découvrir une des séries qui m'a le plus marquée : The Wire (Sur écoute).
Cette série télévisée américaine a été créée par David Simon et coécrite avec Ed Burns. Diffusée sur HBO de 2002 à 2009, ce n'est qu'en 2004 et sur une chaîne de canal+, qu'elle sera diffusée en France. Même si elle passe maintenant sur France Ô depuis 2010, cette série reste tout de même assez méconnue en France. Pourtant, on la retrouve en première position du top 111 de senscritique avec le meilleur score du site, tout genre mélangé.
Alors, que vaut cette série dramatique/policière/judiciaire au format 55 minutes et qui s'étend sur 5 saisons composées de 13 épisodes chacune?

D'une enquête de drogue à une ville :

Un détective du nom de Jimmy McNulty trouve enfin la possibilité d'ouvrir une enquête sur un important trafique de drogue à Baltimore. Celui-ci est l'auteur de nombreux crimes et assassinats impunis. Une petite équipe, terrée dans des locaux miteux, composée de bons éléments mais aussi de bras cassés commencent leurs recherches et récoltent au fur et à mesure des informations sur leur cible. Leur but est simple : faire tomber l'ensemble du groupe en commençant par Avon Barksdale, leur leader. Ce synopsis de la première saison rappelle la plupart des séries policières. Pourtant, une fois celle-ci terminée, les choses évoluent énormément. Chaque saison traite d'un milieu social bien défini. La première saison parle des petits vendeurs de Baltimore, la deuxième des dockers du port de la ville, la troisième des leaders des trafiques, la quatrième d'un collège et des élections municipales, tandis que la dernière de politique et des médias.

Le changement radical de sujet est tel que j'ai été déboussolé en passant de la saison 1 à la deuxième. Le panorama change, tout un tas de personnages apparaissent tandis que d'autres disparaissent ou refont surface plus tard. Mais, même si l'ensemble change, les protagonistes restent les même et donnent ainsi une cohérence incroyable. En somme, tout est plus ou moins lié et toutes les saisons coïncides et ont un sens commun. Découvrir le lien entre les saisons 1 et 2 est exaltant tout comme l'impact de la troisième sur les deux dernières. Durant la dernière (de 10 épisodes au lieu de 13), certains personnages interviennent à nouveau. Rien que les revoir furtivement m'a grandement fait plaisir. Cette série est donc d'une complexité et ingéniosité rarement vu. Sa cohérence d'univers et de personnages est littéralement à couper le souffle.

Contrairement aux autres séries, les protagonistes sont nombreux et s'y retrouver peut être difficile. D'une saison à une autre, ils se multiplient et prennent plus ou moins d'importance en fonction des situations. De plus, le changement de milieux sociaux et ainsi de scénario est encore plus déroutant. Au fil du temps, on découvre que The Wire ne parle uniquement d'une équipe d'enquêteur chargée de mettre un terme à un trafique de drogue mais bel et bien de la ville de Baltimore, de ses habitants et de sa pauvreté. Le créateur s'attarde sur chaque milieu et le travaille jusqu'au bout. Si vous pensez que cette focalisation ne permet pas de s'attacher aux personnages, vous vous trompez. Chaque personnage est unique et possède son petit ou grand rôle à jouer.



Une série vraiment à part :

The Wire est véritablement unique et ce, même dans son déroulement et sa réalisation. Contrairement à de nombreuses séries, les épisodes et l'action sont vraiment lents mais bourrés de contenu. Après un épisode on a quasiment l'impression d'avoir vu toute une série tant les personnages, scènes et informations sont nombreux. La lenteur de l'ensemble permet de poser la situation, les lieux, les relations et les personnalités. Je ne me suis jamais véritablement ennuyé tant l'ensemble est intelligent et bien fait. Même si le créateur prend son temps, il n'y a pas pour autant des longueurs ou des scènes de trop. Tout a sa place et tout a son importance.

En plus, la réalisation n'est pas extravagante. L'image n'est pas habillée et n'a pas été beaucoup modifié. Les effets du type ralentissement ou plans abusés ne sont pas de la partie. Tous les épisodes suivent un certain schéma et changent en fonction des évènements. Ainsi, on passe d'une scène à une autre avec ou sans rapports. Il est véritablement difficile de suivre si on a pas l'esprit clair. Passer d'un protagoniste à un autre, d'une situation à une autre avec une simple transition est d'abord déroutant, mais on finit par s'y faire. La bande son n'est pas en reste. Les thèmes musicaux sont très peu nombreux, voir inexistant, et mises à part les musiques des génériques, aucune ne revient. De plus, elles sont toutes justifiées. Si on entend une musique dans une maison, c'est parce qu'il y a une radio. Si il y a une musique dans la rue, c'est parce que quelqu'un l'écoute fort de sa voiture. Tout est cohérent et tente d'être le plus réaliste possible.

David Simon a voulu nous présenter la vie des citoyens ordinaires aux États-Unis et plus précisément de Baltimore. Cette réalisation des plus réalistes permet de nous présenter leur quotidien de façon véridique, juste, non manichéenne et surtout humaine. On comprend et on subit chaque réaction. On peut facilement s'identifier à un personnage tant il tente de se rapprocher de la réalité. Si on a pu en détester un durant un moment, on peut finalement le comprendre et l'apprécier dans d'autres situations. Les comportements sont compréhensibles. Le créateur nous présente en toute honnêteté et sans cinéma leur vie sous un angle rarement vu. Certains actes de changement seront rapidement rattrapés par la réalité des choses. David Simon nous donne au final une vision pessimiste, noire et tristement réaliste d'une société qui tente par moment de changer mais qui n'y arrive pas. Cette crudité, mêlée à la réalisation lente donne par moment l'impression de ne plus être face à une série télé, mais bel et bien d'un documentaire se basant sur des faits passés.



Omar m'a tuer :

Chaque épisode commence par une scène qui, la plupart du temps, annonce la suite des évènements. Puis vient le générique et enfin une citation d'un des personnages durant cet épisode. Le générique est composé d'images de la série et sa musique est excellente. Au fil des saisons, les paroles et la mélodie restent les mêmes mais le style change(Rap, R&B, Jazz etc...). Il donne le ton, le milieu et certains protagonistes qui y seront. Il reste assez emblématique tout comme le générique de fin, qui possède lui aussi une excellente musique. Contrairement à celui du début, il ne change jamais. Je le trouve vraiment intéressant de par son côté posé et passif collant parfaitement avec le ton juste et cru de la série. Comme si les choses pouvaient être différentes, mais que finalement, tout ceci est rattrapé par la triste réalité.

Les citations au début de chaque épisode font mouche et c'est bien normal vu la qualité d'écriture. Les protagonistes, bien que normaux se détachent et marquent l'esprit. Stringer Bell, le cerveau et manager du trafique d'Avon Barksdale, est un homme fort, intelligent, cultivé et malin. C'est lui qui gère et qui fait en sorte qu'Avon ne soit jamais présent dans les bails. D'Angelo Barksdale est un de mes personnages favoris dans la première saison. Haut placé dans le gang, il reste humain et doutera de nombreuses fois. Sa personnalité et son humanité permet de donner un regard différent sur les dealers. Au niveau des policiers, on a Jimmy McNulty, un enfoiré de première. Excellent flic, il ira jusqu'à ignorer les ordres de ses supérieurs pour venir à bout d'une mission. Alcoolique, divorcé, il est perdu dans une société qui n'est pas la sienne et qui le rejette. Kima est une lesbienne toujours prête pour l'action. Elle est toujours au devant et est une leadeuse incontestée. Cedric Daniels est le chef de l'équipe. Droit et juste, il tentera de mener à bien son équipe et devra faire des choix judicieux et important. Pour terminer, mon préféré et sûrement celui d'un bon nombre de fans de la série : Omar. Ce grand noir est facilement repérable grâce à sa longue cicatrice sur son visage ainsi que son fusil à pompe qu'il ne lâche jamais. Ce voleur n'a qu'une règle : dépouiller les dealers et ne causer aucun tort aux honnêtes gens.

Les protagonistes sont nombreux et ont chacun leur personnalité et leur rôle à jouer dans cette histoire. Ce qui est véritablement intéressant, c'est de suivre leur évolution à travers les cinq saisons qui créent un arc complet. Quand je revois les différentes images utilisées pour cette critique, j'ai une nostalgie et une certaine tristesse quand au sort de chaque homme. Comme je l'ai dit, le créateur ne fait pas dans la dentelle. Le milieu de la drogue est un milieu dangereux où la mort guette ceux qui s'y trouvent et ceux autours. Les morts sont monnaies courantes et il est difficile de voir partir un personnage qu'on a aimé et suivi durant une saison ou plus. Après tout, ce sont simplement des humains, des êtres de chairs dont la vie ne tient qu'à un fil. Tout le monde est vulnérable et même si on regrettera la mort de certains, la musique du générique de fin ainsi que l'ensemble nous fera comprendre qu'il faut aller de l'avant et que c'est ainsi que va la vie.



Vous êtes des animaux :

La morale de The Wire est : dans le business de la drogue, il existe très peu de chance de s'en tirer. De nombreux hommes tomberont pour un oui ou pour un non. Ce milieu est vraiment dur, intransigeant et brutal. Chaque scène de violence est choquante mais non pas à l'aide d'effets spéciaux ou de montage mais simplement parce qu'elles sont des plus réalistes et simples possible. Quand une personne se fait tabasser, le sang ne gicle pas et les bruits des poings et des pieds sont retranscrits le plus juste possible. Le plus marquant reste les scènes de tirs ou d'exécutions où on prend véritablement conscience de la puissance d'une arme à feu et de l'insignifiance d'une vie. Cette série est une des rares qui m'a rappelé que l'Homme n'est qu'un animal et qu'une vie ne tient à rien. Un gang est articulé tel une fourmilière, les soldates tombent à foison mais qu'importe, tant que la reine est toujours présente, tout va bien.

Une fois qu'on a assimilé que certains personnages peuvent disparaître ou non d'une saison à une autre, on s'y attache et une fois parti on ne les oublie pas. Si une saison de The Wire se focalise essentiellement sur un sujet, de nombreux autres y sont présents. Il est souvent question de famille, de mort et de pauvreté. La saison 4 suit le quotidien de plusieurs collégiens et les voir évoluer dans les ghettos de Baltimore est vraiment triste. Suivre leur vie de famille, leurs relations et leur sort est vraiment quelque chose de fort et de touchant à tel point qu'on arrive très rapidement à s'attacher aux personnages. Le milieu de la politique est aussi traitée de façon juste et non engagée. Corruption, manipulation des médias, tout y est mais tout est justifié. On comprends parfaitement pourquoi certaines actions sont faites et on n'en veut pas aux exécuteurs.

Le manichéisme de la série est un des plus respectables que j'ai pu voir. Etant donné que l'on suit l'action d'une part chez les dealers que chez les enquêteurs, on a le droit à des points de vu totalement différents. Personne n'est vraiment mauvais, seul leurs actions le sont. Si on suit la plupart du temps les protagonistes dans leurs actions quotidiennes et publiques, il nous arrivera aussi de rentrer dans leur intimité. Leurs choix, leurs doutes, leurs envies, tout ceci sera palpable et aucun acte ou situation n'est vraiment prévisible. Chacun possède son point de vu sur l'évènement et voir leurs différentes réactions est vraiment intéressant et enrichissant. Ces nombreux points de vues permettent de se remettre en question sur les gens qui nous entourent, notre place dans le monde, dans la société ainsi que le milieu de la drogue, la pauvreté et les difficultés de s'en sortir. The Wire, ce n'est pas simplement une série sur le milieu de la drogue, c'est avant tout l'histoire d'une ville, de notre société. C'est aussi une série sur la vie, la vraie.



Conclusion :

Personnellement, The Wire est ma série préférée avec Six Feet Under. Il m'est difficile de les comparer tant il existe un monde entre elles, bien que toutes les deux traitent véritablement de la vie. Cette série se démarque grâce à sa réalisation simple et réussie afin de nous présenter une vision juste et pessimiste de la vie à Baltimore. Sa cohérence d'univers et de ses personnages créent un ensemble unique et dense. Si sa lenteur et sa durée peuvent en effrayer certains, le premier épisode sera là pour leur montrer que ce partie prix est justifié. Ses nombreux personnages hauts en couleurs mais plus humain que jamais permettent de s'y identifier facilement et surtout de s'y attacher. On vit avec eux les évènements et on sort choqué des scènes de violence et de meurtre. The Wire est une des plus belles choses que j'ai pu voir dans ma vie tant c'est profond, sincère et que ça tend à faire réfléchir et comprendre son public. Regarder des images ou des extraits de la série après l'avoir terminée est déroutant tant il se passe des choses. Puis, ce qui fait que The Wire se démarque de la totalité des autres séries, c'est qu'une fois finie, on a pas l'impression de perdre une famille ou une poignée d'amis, mais carrément une ville entière et sa population.

"It's Baltimore gentlemen. The Gods will not save you." Burrell
"All in the game, yo , All in the game!" Omar
"Business. Always Business." The Greek
"Shiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit" Clay Davis
"Deserve got nuthin' to do with it. This is time, that's all." Snoop
Kima : "Fighting the war on drugs ... one brutality case at a time."
Carver : "Girl you can't even call this shit a war."
Herc : "Why not ?"
Carver : "War ends ..."

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Dernière édition par ARC8games le Dim 30 Sep - 17:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 30 Sep - 16:13

Ps : Vu que c'est mon premier d'une longue liste d'articles sur des séries, j'aimerai savoir votre avis dessus. Est-ce bien, savez vous de quoi parle la série, qu'est ce que je dois changer, quelles sont les erreurs que je devrai éviter etc...

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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 30 Sep - 21:49

Bordel, c'est génial.

La série, elle doit me narguer depuis quoi, un an, deux ans, peut-être plus. A chaque fois on me dit que c'est génial. Mais là tu m'as carrément donné envie de me jeter dedans.

Le truc avec les séries, c'est que j'ai vachement de mal à m'y mettre, à rentrer dedans, à rentrer dans la logique addictive du "allez encore un épisode". Pourtant, j'adore quand ça m'arrive. Mais à chaque fois au début, aussi réussis voire passionnants que peuvent être les épisodes, j'ai pas forcément le réflexe de continuer, et du coup je vais jamais très loin.

J'ai pourtant fait quelques séries, dont certaines qui m'auront vraiment marqué. Lost et Entourage, avec tous les défauts qu'elles recèlent, m'auront suivit une bonne partie de ma vie et je ne les oublierais pas. Breaking Bad, commencée plus tard, m'a aussi retourné le cervelet, bien que j'ai pas vu la dernière saison en date. C'est aussi ça un de mes soucis avec les séries: quand je dois attendre un an pour reprendre, souvent bah je reprends rien. Même si la série était énorme. Et pourtant souvent j'en ai envie.
C'est très con mais aussi très chiant pour moi. Du coup j'ai décidé que je ne me lancerais plus que dans des séries achevées.

Ensuite, Les Sopranos. Je pense, vu la description faite de The Wire, que tu adoreras Les Sopranos si t'as pas déjà maté. Ca a l'air d'avoir un peu la même particularité au niveau du rythme, de la densité, et du côté réaliste, même si je pense dans The Sopranos tout s'axe beaucoup plus autour d'un personnage (mais bon quand même y'a toutes les histoires de mafioso et tout).
D'ailleurs Les Sopranos je recommande à fond. Par contre j'ai toujours pas fini. J'avais commencé y'a au moins 1 an et demi, je m'étais enchaîné 4 saisons, après j'avais ralenti je sais plus trop pourquoi mais il y avait une raison externe à ça qui avait limité mon temps pour la mater, et du coup j'ai progressivement lâché... me disant que j'allais reprendre. Et faut que je le fasse mais depuis j'ai eu l'ambition de vouloir tout recommencer parce que je pensais avoir zappé trop de trucs pour reprendre. Bref. Tout ça c'est des conneries qui font que je suis inculte en séries, mais passons.

The Wire, j'avais les 2 premières saisons sur mon disque dur. D'ailleurs, je les ai encore. Donc là je suis dans un choix un peu cornélien entre me recommencer les Sopranos, et dieu sait que j'en ai une putain d'envie, ou commencer The Wire. Ou les deux. Ah non j'ai pas trop le temps. AAAaargh, verrais bien.

En tout cas excellente review, y'a certes quelques fautes/répétitions mais c'est minime et suffit de se relire pour tout reprendre. Sinon tu expliques bien tout, les particularités de la série, qu'est ce qui fait d'elle a tes yeux un truc singulier, et pourquoi il faut voir, et je trouve que t'as vachement bien articulé ton propos, c'est pas bordélique ou quoi. Nan franchement excellent taff mec, t'as géré, c'est génial et là j'ai une énorme envie de me lancer l'EP 01... génial1
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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 30 Sep - 22:27

Ah bah ça me fait plaisir lapin malin. Faut vraiment que tu te mettes à mater cette série, parce qu'elle est tout simplement géniale. Enfin, t'as du le comprendre.
Je trouve pas les épisodes de The Wire si addictif que ça. En tout cas, il est difficile de s'en enchainer deux de suite tant ils sont longs et bourrés. C'est pas comme un adventure time où tu peux t'en enfiler 5 de suites. Après, c'est compréhensible vu que Adventure time ça dure 10 minutes et the wire 55. En tout cas, je faisais une petite pause d'une heure et là, l'addiction arrivait.
T'as une hantise pour les séries, perso c'est pour les films. J'arrive plus à en mater, j'ai l'impression que c'est trop de temps alors que je m'enfile peinard deux voir trois épisodes d'une longue série en un soir... Faudrait qu'on aille consulter.
Je vois pas l'intérêt de recommencer une série. Certes, si t'es nostalgique, que t'as oublié la plupart, je veux bien. Mais recommencer une série parce que tu t'étais arrêté en plein milieu, je trouve que c'est une méga perte de temps. Tente plutôt de te faire un récapitulatif. Tu mates la description de chaque épisode, tu regardes chaque épisode par petits bouts (style tu fais des bonds de 5 minutes à chaque fois) et c'est dans la poche. Puis, y a des remember aussi, donc c'est peinard.
Les Sopranos je connais et je suis pas encore tenté. Là, je viens de sortir de cette série et j'ai pas envie de m'attarder directement sur quelque chose de compliqué. Si t'as un truc no brain peinard ou une série cool mais pas très complexe (Dexter) je suis preneur.
Sinon merci, je sais pas si t'as lu après ma relecture, sinon ce sont des fautes définitives.

En tout cas, merci lapin malin. Ah et temps que j'y pense, je suis sur Montpel donc faudrait se capter un de ces quatre.

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lapin malin
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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 30 Sep - 22:56

J'ai lu ta review en début d'aprem juste après que tu l'ai posté donc je pense bien que c'était avant ta relecture.
Et je comprends ce que tu veux dire sur l'addiction, pour The Sopranos c'est ptet un peu pareil, enfin moi je me faisais 2 épisodes de suite et après j'arrêtais, temporairement.

Entourage c'est un peu une série cool mais pas très complexe comme tu recherches je pense. Mais bon y'a beaucoup de haters d'Entourage et honnêtement je le comprends très bien vu que la série est pleine de défauts. Genre, le même schéma se répète souvent, ils se passent pas grand chose, y'a pleins de stéréotypes et tout. MAIS moi quand je l'avais regardé j'avais trouvé ça très drôle (ça raconte l'histoire d'un mec qui commence à monter en tant qu'acteur à Hollywood, et qui est toujours accompagné de son frère, une sorte d'alter ego loser et hilarant, et de ses meilleurs potes d'enfances, qui ont leurs particularités respectives). Bref, les épisodes font 20/25min, ça s'enchaine très vite et j'ai trouvé ça marrant. Puis le fait de suivre sa carrière, les films, les festivals où il va, ses producteurs, tout ça, c'est plutôt bien comme principe d'autant plus que y'a souvent des stars réelles sans liens avec la série qui apparaissent, pour ancrer l'intrigue dans la "réalité", dans le "vrai" Hollywood quoi.

Bref je sais pas si je dois conseiller parce qu'on peut autant vraiment accrocher qu'être hyper repoussé par pleins de points, mais ce qui est sûr c'est que c'est court, drôle, pas prise de tête et très agréable à suivre, avec un bon principe (je trouve). Après c'est sûr que c'est pas la meilleure série du monde loin de là, mais franchement j'ai adoré, j'me suis tapé de bonnes barres et me suis super accroché aux persos.

Et, t'es sur Mtp temporairement ou genre pour l'année ?
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Aquite
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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Mar 9 Oct - 23:58

Ca se branle sur la haine et ça mate pas The Wire Cuvée win 2011

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Weldar
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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 14 Oct - 12:58

La Haine, c'était rigolo par moment, mais bon un film traitant sur l'absence de repère dans les quartiers difficiles, c'est pas non plus un thème deep et original.

Bonne analyse en tout cas sur cette série que je connaissais juste de nom.
Même si tu présentes cette critique comme une rétrospective des quartiers, tu fais quand même la review de la série d'une certaine façon.

L'intrigue de base n'est pas très original en effet et à notre grande surprise, le série se base surtout sur le quotidien de différents groupes sociaux que de nous faire suivre une simple enquête.
Bon, malgré tout, traiter sur la pauvreté, les djeunes livrés à eux-même, c'est pas non plus ce qu'il y a de plus original, mais pour une série policière ça l'est un peu je trouve néanmoins, c'est plus atypique. Je dis sans doute ça à cause du format (série).
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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 14 Oct - 13:40

Bon alors déjà, le propos de la série (son VRAI propos j'entends) ne m'intéresse pas trop. Je pense qu'il n'y a aucun sujet qui m'intéresse moins que la pauvreté dans ce genre de milieu, la drogue et ce genre de chose. C'est pas hyper original comme dit Weldar mais surtout, j'en ai vu relativement pas mal (oh, moins que la plupart, c'est à la mode ce sujet), je me sens totalement déconnecté de la chose, ça me déprime en même temps et de manière général ça ne m'attire pas voir me repousse totalement.

Ca, c'était pour planter le décor. Pour le reste tes reviews sont toujours aussi bien écrite et présenté. Tu prends un malin plaisir à nous décrire quelques personnages ici et là, sortis de leur contexte pour nous montrer à quel point ils sont cool et humain avant de les relacer dans la série. Et ce doit être la partie qui m'a le plus attiré dans ta review.

D'ailleurs effectivement malgré tout ce que tu en dis et son thème, tu ne spoiles pas vraiment l'intrigue. Il y'a peut être juste UN passage dans lequel le spoil m'a gêné c'est quand tu décris le décor de chaque saison dans une phrase à la limite du descriptif. (La première saison c'est ça, la seconde saison c'est ça...)
A mon sens cette phrase n'était pas nécessaire. Simplement en disant qu'il y'a un grand changement entre chaque saison et prendre la saison 4 en exemple avec ses collégiens. On a assez compris la chose tout en ayant la surprise entre chaque saison. C'est le seul passage qui m'a vraiment dérangé sur le sujet.

Ce que j'aime bien aussi c'est que, comme tu l'as fait pour Hercule Poirot, tu décris même l'opening/ending et leur impact sur l'expérience de visionnage. T'es un peu le seul à faire ça (sauf erreur de ma part) mais à chaque fois c'est assez cool parce qu'on y pense jamais!

Tu demandais notre avis sur ce premier article de série? Et bien malgré le fait que je déteste cordialement ce type de sujet j'ai accroché à la review et j'ai bien aimé te lire. Je sais de quoi ça parle et pourquoi tu trouves ça cool. Pour moi, ce test est largement réussi. Très bonne review ARC

PS : Euuuh on dit "trafic", pas "trafique" non? moai1

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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 14 Oct - 13:51

Bah en même temps Weldar, un film sur les quartiers difficiles comme tu dis, c'est ptet pas forcément deep mais c'est toujours intéressant quand c'est réussi. Or, c'est rare que ce genre de films le soit il me semble, d'autant plus qu'il n'y en a pas des masses franchement.

Parce qu'honnêtement, si je passe sur les films américains type Spike Lee, des trucs comme Menace II Society etc, bah en France je vois pas grand chose sur les banlieues... L'esquive, Ma 6-T va crack-er, et La Haine... aprèss y'a bien des trucs comme Entre les murs ou autres qui vont aborder un peu les mêmes thèmes mais avec un autre angle. Ou encore des trucs humoristiques ou des films de merde complètement foirés. Bref, au final, des vrais films qui nous plongent dans les cités françaises avec une belle réal, de bons acteurs, une personnalité propre et plein de trucs positifs, je ne vois plus que La Haine à l'horizon... Sans compter sur le fait que c'était le premier à rentrer dans ce thèmes...

Bref, j'pense pas que l'on puisse lui reprocher son manque d'originalité. Après, ça ne tiens qu'à moi.

Et j'suis un peu HS là, j'arrête CODY FUCKING TRAVERS
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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 14 Oct - 14:01

Ben tu mets autre chose sur le tapis. Tu dis qu'il y'a peu de truc RÉUSSI sur les quartiers difficiles.
Donc tu conviendras qu'il y'en a beaucoup sur les quartiers difficiles de manière général, réussi ou non.

D'un regard parfaitement extérieur, on a vraiment l'impression d'un grand nombre de chose traitant du sujet.

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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 14 Oct - 14:28

Merci pour vos commentaires.
Il est vrai que le sujet principal n'est pas spécialement original et a été de nombreuses fois traités. Mais c'est bel et bien la façon dont il est traité qui est original et séduisant. Sincèrement, j'ai jamais vu ce sujet traité aussi largement et sincèrement.
Sinon Haga, c'est vrai que c'est la seule chose que j'ai spoilé, mais bon je voulais montrer la thématique de chaque saison.

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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 14 Oct - 14:33

lapin malin =>
Attention, je ne disais pas que c'était intéressant, ça l'est toujours, notamment que La Haine présentait la vision de la société par trois banlieusards. (au départ je me disais "ouah Kassovitz peint le portrait d'une société super manichéenne" )
Ce que je voulais dire qu'un thème traitant sur la misère sociale, c'est pas très original dans le sens que ça m'apprend pas forcément grand chose. Je sais très bien que la pauvreté et la déchéance existe, donc ça m'intéressera toujours très peu de mater un film pour nous la rappeler encore une fois.

Ce qui m'intéressait dans La Haine, c'était plus sa réalisation et le jeu des trois principaux acteurs.
Dans un autre registre, j'ai bien aimé Les beaux Gosses, car ça restait moins caricatural et y avait de l'humour et Entre les Murs, un bon film documentaire sur les Zep.

J'arrête le HS aussi.

Quant à cette série, ce que je trouve intéressant chez elle tout de même, c'est le parallèle entre la progression de l'enquête et l'atmosphère des quartiers, si c'est bien ça.
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Aquite
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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   Dim 14 Oct - 16:44

C'est ça Weldar.
Les beaux Gosses est vraiment cool et sincère, tout comme Entre les murs. Mais bon, c'est pas mal différent, c'est vrai. Y a quand même la saison 4 de The Wire qui m'a beaucoup fait penser à Entre les murs.
Enfin bon, je vous la conseille vivement, elle est géniale et aucunement gratuite.

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MessageSujet: Re: The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.   

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The Wire. Pas de spoile majeur, juste le milieu social traité par chaque saison.
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