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 Licence to Kill

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Weldar
Le Magnifique
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MessageSujet: Licence to Kill   Mar 23 Avr - 19:30

Licence to Kill


La saga James Bond des productions Broccoli continue, toujours et loin depuis la première aventure de l’espion anglais en Jamaïque, a su imposer sa marque dans le monde du cinéma, un style qui changea rarement, mais dans ce film, il change.
Réalisé par John Glen en 1989, Licence to Kill est le seizième opus de la série, Timothy Dalton, acteur shakespearien de formation, incarne un Bond écrit pour lui pour la seconde et dernière fois.
D’une longueur habituelle pour la série, le film dure 133 minutes.


Ce film est pour les hétérosexuels à sang chaud.

James Bond (Timothy Dalton) est invité au mariage de son ami Felix Leiter (David Hedison) en Floride. Malheureusement, Leiter reçoit un appel de la brigade des stupéfiants, juste avant la cérémonie, pour l’informer de la présence d’un des grands barons de la drogue, Franz Sanchez (Robert Davi). Ce dernier cherchait à retrouver sa copine terrifiée, Lupe Lamora (Talisa Soto), qui voyait un amant en secret…
Au grand désarroi pour Sanchez, sa petite sortie le met en péril et il se retrouve vite encerclé par les policiers et malgré sa tentative de fuite, il se fera capturé de manière spectaculaire par James Bond…


Comme s'il était envisageable que le mariage se déroule paisiblement avec Bond. /////// Sanchez corrigera toujours violemment l'infidélité, même pour son amante Lupe.

Finalement, Leiter et Bond arrivent in extremis à la cérémonie qui annoncera le début d’un bon moment. Cependant, durant son transfert en prison, Sanchez soudoie un agent de la DEA pour son évasion qui sera une réussite. La vengeance de Sanchez sera terrible à l’encontre de Felix Leiter…

Il enlèvera sa femme qui sera violée puis assassinée par ses hommes de mains, quant à Leiter, il se fera dévorer la jambe par un requin blanc. Le lendemain, Bond sera tourmenté en découvrant les deux corps, cette macabre découverte fera ressurgir ses pulsions meurtrières qu’il a camouflées depuis un vieux traumatisme…

Après un pré-générique impressionnant dans la lignée "Bondienne", l’après-générique annoncera la couleur de cette nouvelle aventure, violente et sombre. Les exécutions sont brutales, c’est sanglant à la limite du gore (la scène où Felix se fait arracher la jambe par un squale a marqué de nombreux esprits), dans un univers plus réaliste et modernes. Un nouveau cap est franchi après la période plus extravagante des Roger Moore.


Les noces commencent biens... //////// Les morts sont très... violentes...

Pour autant, on garde ce rythme typique "Bondien" et sa confrontation avec un vilain mémorable qui se transforme cette fois-ci en chasse à l’homme et Bond est le chasseur.


"J'aide les gens qui ont des problèmes." "Et leurs problèmes s'envolent?" "Je dirais plutôt que leurs problèmes s'éliminent."

L’un des atouts de ce film est Timothy Dalton, il est la représentation idéale du James Bond humain, adulte et cynique. On pourrait parler de l’équivalent du Daniel Craig actuel, mais en moins austère. Licence to Kill surprend ainsi la saga en transformant l’espion anglais en véritable tueur froid, animé par sa soif de vengeance personnelle et son dégoût de l’injustice.
Avant Daniel Craig, on n’a jamais vu un James Bond aussi tourmenté, aussi énervé et aussi impliqué humainement. D’ailleurs, le scénario du film fait un lien ingénieux avec l’autre œuvre atypique de la série, On Her Majesty's Secret Service, culte pour son final tragique. En effet, Félix évoque le mariage dramatique de Bond, mais quand Leiter et sa femme sont massacrés par Sanchez, ce triste événement évoquerait pour Bond ce vieux trauma personnel, mais cette fois-ci, il tient à le faire payer à Sanchez.
Malgré le nombre de films qui sépare On Her Majesty's Secret Service et Licence to Kill, on dirait que ce dernier en est la suite directe tant pour l’aspect humain que l’implication de Bond.

C’est ainsi qu’on a un Timothy Dalton qui campe un James Bond plus personnel. Il tente une approche rarement vue dans la saga en utilisant des nouveaux codes, celui de l’homme brusque, dépressif, presque sinistre, plus proche du personnage décrit dans le roman d’Ian Fleming. On voit aussi un homme vulnérable, et pas que sur le plan émotionnel, on a un Bond au costume déchiré, le visage en sang, les lèvres écorchées, loin de l’image du héros qui s’en sortait trop facilement au combat.


Il est saisissant de voir un James Bond inhabituellement aussi énervé. /////// Depuis le vilain Locque, il est rare de voir James Bond exécuté froidement... surtout que ce personnage ci-dessus n'aura pas une mort enviable.

Un personnage violent, à la limite du détestable tellement que Bond a désormais peu de considérations pour le monde qui l’entoure, ce qui est bien et ce qui est mal, tant qu’il peut détruire Sanchez. Il n’hésitera pas à semer des doutes sur la fidélité que Sanchez accorde à ses hommes ce qui vaudra des exécutions crues, comme il sabotera une opération secrète menée par une brigade des narcotiques qui s’apprêtait à arrêter le baron de la drogue. Bond veut voir son ennemi se détruire et personne ne se mettra sur son chemin.

Pourtant Bond est loin d’être devenu un simple vengeur obsessionnel, il garde sa ruse habituelle, il reste maître de soi malgré une haine qui déborde par moment et il maintient un certain sens de l’humour noir, mais plus léger dans cet épisode. Bien qu’il soit plus solitaire que jamais, il comptera malgré tout sur l’aide du fidèle Q (Desmond Llewelyn) et de la James Bond-girl de cet opus, l’agent de la CIA Pam Bouvier (Carey Lowell), qui apporteront un peu plus de légèretés et d’humour (surtout Q qui a un rôle plus important que d’habitude!) dans cette quête sanglante.


Pam Bouvier apportera un changement d'humeur dans le film, mais Bond restera froid à ses charmes. ////// C'est avec plaisir qu'on voit un Q plus présent que d'habitude, synonyme d'humour!

Le personnage de Bouvier est plus crédible et moins postiche en comparaison de celles de l’ère Roger Moore (malgré quelques James Bond girls différentes et plus réussies), mais on sentira que ce personnage restera très secondaire dans l’aventure, même si elle aidera Bond à plusieurs reprises. Carey Lowell manque aussi un peu de charme dans son personnage de garçon manqué, à l’inverse du personnage de Talisa Soto qui a un charme plus "exotique"… mais tout cela est une question de goût.
moai1


Un vilain qui offre de longues nuits d'amour, nourris les poissons et s'occupe de la couleur des billets.

Si ce Bond inhabituel est l’un des atouts de ce film, il en va de même pour le vilain de cet opus, le baron de la drogue, Franz Sanchez, incarné par le terrifiant Robert Davi. Sanchez est probablement l’un des vilains plus cruels de la série et aussi l’un des moins extravagants. On n’a pas de mégalomane complètement fêlé, mais un baron de la drogue qui ne souhaite que voir son empire prospérer. Cet aspect rentre à merveille dans le scénario où Bond ne cherche pas à découvrir quelle manigance il mène, mais de simplement le détruire.

A titre personnel, il est aussi l’un des rares méchants qu’on craint dès sa présence. Dès le pré-générique, on ressent une ambiance lourde à son arrivée quand il "surprend" sa fiancée en plein adultère et il ne manque pas d’un humour grinçant quand il demande si son amant voulait lui offrir son cœur, avant d’ordonner à son fidèle Dario (Benicio del Toro, il était tout jeune!) de lui arracher proprement dit.


Franz Sanchez, un vilain réussi. ///////////// Le violent Dario est le fidèle bras droit de Sanchez.

Sanchez incarne le méchant rusé, puissant physiquement, mais aussi cruel voir malsain et doué pour avoir goût à des tortures et des mises à morts macabres et violentes (on se souviendra de la scène de la cabine de décompression pendant longtemps). Pourtant, presque surprenant, ce vilain se montre très humain même si on pourrait admettre qu’il a qu’une seule part d’humanité, celle de la confiance, parfois aveugle, qu’il accorde à ses hommes et à son organisation.
Franz Sanchez restera l’un des plus grands vilains de la saga, marquant par sa cruauté encore jamais vue dans la saga et son regard noir perçant. Un personnage intéressant qui représente l’exact opposé de Bond dans cet opus.

Au-delà de la qualité des personnages principaux qui font la force et le charme de ce film atypique, mais visionnaire pour la saga, à des années avant le "reboot" avec Daniel Craig, on a une progression dans l'histoire qui reste typique "Bondienne" dans son rythme malgré le caractère personnel de cette histoire. On a un excellent film d’aventure tant pour son dynamisme et son suspens que sa narration efficace.
Les dialogues sont réussis, certaines répliques sont cultes qui ne manqueront pas de faire sourire et les acteurs sont crédibles dans leurs rôles.


Bond viendra faire son habituelle partie de poker. ////////// Certains combats se termineront par une mort brutale.

Bien que ce soit un scénario inédit, qui n’est donc pas une adaptation d’un roman de Ian Fleming, Licence to Kill s’inspire tout de même du roman Live and Let Die pour la mutilation de Leiter. Ironiquement, la véritable adaptation du roman avec Roger Moore s’en éloignait. D'ailleurs, le personnage de Leiter restait le second couteau habituel de Bond sans casser la routine.

Grâce à ses personnages et à l’intrigue, le film aborde un aspect qu’on a longtemps plus revu dans la saga, la tragédie comme il a été décrit, la noirceur du récit, mais aussi, il dégage une certaine modernité, une aventure plus réaliste.


Un film moderne qui est arrivé trop vite.

Cette modernité rentre dans cette tournure qu’on accuserait le film d’avoir été américanisé, de rentrer dans le critère du film d’action contemporain. Pourtant si le film a cette allure du film d’action bien en son temps, il garde avec une certaine aisance le genre "Bondien".
De son rythme trépident, aux décors chauds d’une Amérique exotique et du Mexique ensoleillée, ses personnages abrupts et ses scènes d’actions magistrales qui ne manquent pas du caractère insolent et improbable de James Bond.

En effet, entre la poursuite des camions citernes, la superbe scène sur le Seven Mile Bridge ou la traque sous-marine se clôturant par un James Bond surfant sur l’eau à toute vitesse pour attraper un avion, malgré le ton âpre du film, on reconnait bien la patte de Bond dans ces moments de bravoures.
La caméra de John Glen dans sa cinquième et dernière collaboration dans l’univers de James Bond signe une de ses meilleures réalisations. La photographie du film est fluide et efficace, elle parvient à merveille à retranscrire les différentes ambiances qui parsèment le film comme les séquences d’action saisissantes. Le film ne manque pas d’abuser de la belle pyrotechnie avec ses gigantesques explosions.


Mais... comment il fait?!! /////////////// À l'avenir, je vous conseils de ne pas tenter ce genre d'évasion.

Malgré le ton sombre, violent et personnel du film, le rythme comme l’action restent pour autant Bondien, un savoureux compromis entre cette approche plus mature du scénario et du film d’aventure spectaculaire. Ce mélange ne crée pourtant pas un décalage, même si certains moments forcent volontairement le sourire pour ne pas rendre le film trop glauque et la toute fin restera convenue, mais épique. Licence to Kill a pourtant été mésestimé, voir oublié, à cause du ton du scénario tranchant avec le film habituel James Bond, et aussi un échec commercial, débarquant dans une période de grands crus en matière de films populaires. Ainsi, cette aventure de Bond passa au second plan ce qui vaudra six années de silence pour la production avant de tenter une nouvelle approche, celle de GoldenEye de Martin Campbell, avec Pierce Brosnan dans le rôle-titre.

Côté musique, c’est un nouveau, c’est Michael Kamen (Lethal Weapon) qui remplace un John Barry qu’on ne reverra plus. Il signe une bande-sonore qui colle bien aux images du film avec des accents parfois métalliques sans s’éloigner de l’influence "Bondienne" habituelle.
La chanson titre est chantée par Gladys Knight.







Licence to Kill est un excellent James Bond, mais un James Bond boudé à l’époque, car son seul défaut était d’être trop en avance dans son temps pour son public, n’étant que le précurseur du "reboot" avec Daniel Craig pour la noirceur. On a une aventure moins routinière que ce soit pour le scénario ou les images, pourtant qui reste un grand film d’action, mais d’une violence jusqu’à la inhabituelle pour la saga qui aura surpris plus d’un.
Dommage que l’échec commercial ainsi qu’un Timothy Dalton n’aimant pas trop faire de la promotion auront été le chant des cygnes pour ce dernier, remplacé des années plus tard par Pierce Brosnan qui, ironiquement, aurait pu être à la place de Dalton dès The Living Daylights! Courte, mais personnelle, l’ère Timothy Dalton aura apporté un nouveau visage à la saga, un ton qui aura inspiré l’ère de Daniel Craig.



Dernière édition par Weldar le Mer 24 Avr - 10:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Licence to Kill   Mer 24 Avr - 0:29

J'ai vraiment pas aimé ce film. moai1

Après, honnêtement, je l'ai peut être vu trop jeune. C'est totalement possible.
Mais quand j'ai vu James Bond tuer froidement des types qui, pourtant, n'avaient pas l'air si méchant que ça. (Juste obligé de suivre les ordres du grand méchant pour ne pas mourir) Pour moi, James Bond avait un peu brisé une confiance que j'avais envers lui.
C'était un agent secret, une sorte de super héros, le voir agir ainsi ce serait comme voir... Je sais pas moi... San Goku détruire la planète Namek juste parce que Vegeta était venu le gonfler.

Contrairement aux Daniel Creig où y'a un Bond qui n'est effectivement pas un super héros, mais qui reste tout de même relativement sympas. (Il se fait surtout du mal à lui-même)

Après, comme beaucoup de James Bond de l'époque, j'avais pas tout compris au scénario (et notamment les liens avec l'autre film que je n'ai pas vu). Y'avait un méchant à poursuivre, le méchant était effectivement particulièrement salaud avec sa femme et James Bond pour l'atteindre n'hésitait pas à tuer bien plus que nécessaire... Et de manière limite injustifié en ce qui me concerne.
Spoiler:
 

Comme quoi faut pas se précipiter quant on regarde des films, chaque chose en son temps, les regarder trop tôt ne nous les fait pas forcément apprécier. moai1
Mais oui, ça restera un assez mauvais souvenir ce Bond.

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MessageSujet: Re: Licence to Kill   Mer 24 Avr - 0:50

Le film part tout de même sur la base d'une vengeance personnelle. On s'éloigne donc de la mission routinière que le MI6 confie à Bond, enquêter sur un drôle de zigoto qui est en fait un vilain fou mégalo.
Ce qui est intéressant dans ce Bond, c'est avoir un héros plus humain et fragile qui franchira plusieurs fois la limite morale pour satisfaire son désir de justice. Intéressant d'autant plus de faire le lien avec On Her Majesty's Secret Service, ce qui justifie presque son comportement.

Un James Bond normal ce serait "oh mince, les salauds ont tranché la jambe de mon ami, mais je continue ma mission! moai1 ), on a donc une nouvelle approche assez intéressante même si ça se termine sur quelque chose de plus normal.

Quant à la scène de la décompression.
Spoiler:
 
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