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 [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato

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MessageSujet: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 2:46

















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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 2:46



Osamu Sato... Il arrive parfois que ce nom survienne dans les discussions entre adeptes de jeux oubliés et autres vieilleries vidéoludiques occultes sur des forums de l'Internet profond. On ne sait pourtant pas grand chose de lui, si ce n'est qu'il est né en 1960 et a étudié au Kyoto Institute of Technology pour au final devenir artiste multimédia. Ses œuvres elle-mêmes restent très peu accessibles : Il a d'abord travaillé pour une boîte de publicité avant de se lancer dans divers projets en freelance, à commencer par la création d'une typographie intitulée Alphabetical Orgasm en 1991. Artistiquement, il cite les avant-gardes russes, le Futurisme et Bauhaus comme ses plus grandes influences, mais on s'en saura pas plus ; il n'existe aucune interview du bonhomme où que ce soit. Mais c'est surtout à partir d'avril 1994 que le personnage va nous intéresser, puisque c'est au cours de cette année que le studio qu'il a fondé, Outside Directors Company, sort son premier jeu vidéo : Tong-Nou.

On peut pas vraiment dire que le jeu ait super bien marché... Forcément, puisque c'était une EXCLUSIVITÉ MAC. Au JAPON. Bon, d'accord, il était apparemment prévu sur PlayStation avant d'y être annulé, puis il a été ré-édité sur PC au Japon aussi, mais il fallait quand même le chercher. Puis, en plus... Faut dire qu'il s'adressait à une niche qui n'existait probablement que dans la tête de ses développeurs, donc bon. Et pourtant... Contre tout attente, le jeu est localisé aux USA par Sony Imagesoft un peu plus d'un an après où il sort sur PC sous le nom de Eastern Mind: The Lost Souls of Tong-Nou ! Bon, ok, contre l'attente de PERSONNE en fait, mais qui pourrait donc s'en plaindre ? Cela veut dire que l'on a accès à cette gemme improbable, donc autant ne pas se priver !

L'histoire suit le périple de Rin, un jeune homme qui s'est un jour rendu compte qu'il s'était fait dérober son âme ; essence spirituelle sans laquelle il finira par mourrir vide de l'intérieur. Le voleur ? L'énigmatique île de Tong-Nou, une contrée d'extrême-orient dont on dit qu'elle dévore les âmes humaines... Décidé à récupérer son bien immatériel, Rin se rend chez un certain "Kashiro" qui lui prête sa propre âme pour quarante-neuf jours, le temps d'un périple sur l'île mystérieuse. Après avoir navigué au-delà de la mer bleue, et perdu dans le noir intersidéral, Rin voit enfin Tong-Nou de vue... Et il se trouve que l'île est en fait la tête d'Osamu Sato lui-même, en colossal et verdâtre.

... What.

Oui, l'île de Tong-Nou est une tête géante flotant dans le néant. Elle abrite un immense réseau de mondes spirituels - accessible par les oreilles et des cavités dans les joues - qui semble constituer comme son système nerveux : La Terre de la Vie, la Terre du Temps, la Terre du Désir et la Terre du Rêve. Ce sont ces terres inconnues qu'il vous faudra explorer afin de mettre la main sur votre âme perdue...


... Ouais. D'accord. Mais ça n'explique toujours pas le pourquoi de cette tête de Sato géante et verte.


Le moins que l'on puisse dire, c'est que le ton est donné ! Le jeu est lui, cependant, plutôt classique dans sa prise en main aux premiers abords : Il s'agit d'un point & click à la première personne, dans la même veine qu'un Myst. Bref, il faut cliquer un peu partout pour observer les décors, ramasser des objets et vous déplacer à travers Tong-Nou ; à ce niveau-là, rien de nouveau. Cela dit, il y a quelque chose qui cloche... Qu'est-ce que ça peut bien être ?

Ah oui, voilà : Vous ne savez absolument PAS quoi faire ou où aller. Littéralement. Bien sûr, c'était fréquent qu'il y ait peu d'indications dans les jeux d'aventure de l'époque... mais, tout de même, se retrouver à tourner en rond après avoir chipoté pendant dix minutes aux trucs bizarres qu'on trouvait sur son chemin, c'est fort ! Par ailleurs, Tong-Nou n'est pas toujours forcément un endroit où vous êtes en sécurité... et, immanquablement, vous finirez pas vous faire tuer par quelque chose en essayant tant bien que mal de prendre vos repères dans ce monde sans queue ni tête.

Mais ce n'est pas grave.



Vraiment ? Dans tous les cas, si le gameplay est familier, il est vrai que s'y retrouver se révèle pour le moins compliqué...


À vrai dire, c'est même ce qu'il FALLAIT faire. Mourir. Car rien ne s'arrête jamais vraiment à Tong-Nou. Hé oui. Dès la première heure du jeu, vous n'avez d'autre option que de mourir pour faire un premier pas en avant dans la progression. Et c'est là, en fait, que commence la véritable aventure : Car ce n'est qu'en "transmigrant", c'est-à-dire en vous réincarnant en neuf entités différentes que Rin pourra mettre la main sur des magatamas lui permettant de vraiment retrouver son âme. En effet, dans une délire post-bouddhique (?), le Game Over n'existe pas dans ce jeu : La vie est un cycle permanent, et vous serez ré-insufflé dans l'éther si vous veniez à être terrassé par une abomination ou l'autre.

Le but du jeu devient donc plus précisément de remplir la mission de chacune de ces neufs entités que vous êtes amenés à incarner. Pour vous lancer dans une de ces quêtes, vous avez à choisir des yeux, un nez et une bouche aux racines de l'Arbre de la Vie ; et à partir de cette combinaison apparaît une... euh... créature qui sera votre chair pour un moment - à savoir, jusqu'à ce que vous vous fassiez tuer par mégarde et soyez ramené à l'Arbre de la Vie pour reprendre votre exploration de là, ou jusqu'à ce que vous remplissiez la mission qui vous est assignée et puissiez ainsi passer à une autre.

Notez qu'il n'y a pas vraiment d'ordre pour les accomplir, ce qui fait que le jeu est assez peu linéaire. Comme votre progression et votre inventaire restent toujours intacts, même lorsque vous mourrez, et que vous pouvez changer presque à loisir d'entité que vous incarnez, il est assez plaisant de se laisser mourir quand on se sent bloqué pour passer à autre chose en attendant de revenir sur là où on bloquait avant.



Hum... Voyons le bon côté : Tout ça vous permettra de récupérer votre âme, quand même. Peut-être.


Parlant de "bloquer"... En quoi consiste donc ces mission ? Hé bien... Bonne question. En tout cas, moi, j'ai fini le jeu, et j'ai toujours rien compris. Oh, il y a bien une ligne directrice qui vous donne une idée de quoi chercher - mais ce n'est que rarement très indicatif de ce qu'il vous faudra faire pour avancer. Comment deviner que la mission spécifiquement requise de Byou est d'aller dans les tréfonds de l'Arbre de la Vie pour s'emparer d'un globe oculaire qu'il devra ensuite fixer à la clé à molette dans l'orbite du Roi de la Terre des Rêves ? C'est simple : C'est impossible, ça ne se devine pas.

C'est là qu'on approche de ce qui fait très certainement une grosse part de l'unicité de ce jeu : Son surréalisme achevé. Encore une fois, ce n'est pas nouveau qu'un jeu d'aventure des '90s se montre retors dans certaines de ses énigmes. Mais dans Tong-Nou, il ne s'agit pas de "quelques énigmes" ; il est question de tout un jeu qui est plongé dans le surréalisme le plus total - et le plus assumé.

Car, étrangement, ce n'est pas si désagréable. Si un puzzle frustrant bloque notre progression dans un Broken Sword, on pète un câble ; mais dans les terres de Tong-Nou, cette absence de logique ne semble au final pas si... anormale. On finit bien souvent, il est vrai, par devoir lorgner sur le walkthrough, surtout vers la fin où beaucoup de backtracking gonflant est requis ; mais ce n'est souvent qu'après un long et désorienté vagabondage au cours duquel on essaye de comprendre l'incompréhensible qu'on s'y résout. Dans tous les cas, ce n'est pas l'encyclopédie - que vous pourrez trouver au Marché Fantôme accessible à travers l’œil des rochers-cyclopes - qui vous aidera à finir le jeu : Les informations qu'elle contient sont pour la plupart des détails triviaux sur les créatures qui peuplent l'île.

Voilà la force de Tong-Nou : Il parvient à nous faire apprécier d'abandonner toute logique, à nous faire tenter les actions les plus insensées, et à nous laisser dans un état quasi-admiratif lorsqu'on parvient à obtenir la bonne combinaison - complètement mystifié par la chose. Plus on avance, plus la cohérence comme on la connaît semble se dissoudre, et plus on se surprend à avoir intégré la surréalité ambiante dans des réflexes d'autant plus décomplexés qu'ils ne sont plus limités par la peur d'une mort punitive. Les rares indices nous permettant de vaguement comprendre le principe derrière un dispositif se ressentent véritablement comme d'étranges mais surtout temporaires rappels à la réalité psychologique de notre monde.



En tout cas, si vous arrivez à "comprendre", posez-vous des questions. Vous pourriez être proche de la folie. Ou game designer.


Et le mieux, c'est que ce gameplay déroutant est magnifié par un univers visuel et musical hors du commun. Parce que oui, Osamu Sato n'est pas seulement un game designer fou, c'est aussi un graphiste original et un compositeur hors pair !

Le délire visuel de Tong-Nou est effectivement complètement atypique : Les paysages aussi artificiels qu'oniriques semblent comme un détail à côté du character design. Tous les personnages sont uniquement constitués d'une amalgamation de figures géométriques simples à la modélisation grossière, sans aucun regard pour les lois de l'anatomie ou de la physique, ce qui donne un peu l'impression que ces créatures ont été dessinées de manière quasi automatique. Le résultat final se trouve quelque part entre le côté ethnique de l'art hippie et des fractales procédurales déterminée par une intelligence artificielle des années 90 (d'une autre dimension).

C'est un style que Sato reprendra dans plusieurs de ses œuvres et qu'il a plus-ou-moins théorisé dans son bouquin The Art of Computer Designing publié en 1993 : « Quand on utilise un ordinateur pour créer un visuel, on commence avec une image vague. On commence par créer quelque chose, puis de nouvelles idées surviennent. On ne peut pas créer en suivant des directions. On crée parce qu'on veut produire quelque chose de nouveau. C'est là qu'est l'idée. Chaque personne a une façon différente de créer, mais l'ordinateur peut être un outil adapté à tous. »

Et vu l'amour que porte Sato pour l'ordinateur comme outil de création artistique, il est bien évident que la bande-son serait électronique. Et, bien sûr, avec son style bien à elle. C'est d'ailleurs sans doute l'OST de jeu vidéo la plus expérimentale que j'aie entendue après celle de MOTHER2. Il s'agit principalement de sonorités synthétiques aux accents new age, qui se rapprochent auditivement assez souvent des premières expérimentations électroniques des '60s de type krautrock ou musique cosmique même si un beat house s'invite parfois dans ces nappes spatiales. Sato a par ailleurs produit un album, aptement intitulé Transmigration, qui reprend entre autre des thèmes issus du jeu.

Vous l'aurez compris : Dans ses énigmes insaisissables comme dans sa direction artistique hors du commun, Tong-Nou a tout de l'impression d'un rêve, un thème encore une fois récurent dans les travaux de Sato. Si le jeu accuse, il faut bien l'avouer, pas mal de lourdeurs dans son gameplay, il est aussi et surtout une expérience unique. Son dérèglement bizarrement satisfaisant de la logique et sa "dépénalisation" de la mort, combinés à ses aspects visuels et musicaux on ne peut mieux adaptés, créent une ambiance brumeuse et planante à la fois légère et complètement mindfuck.



Ca fait vraiment bizarre de ne pas avoir peur de mourir dans cet environnement aussi... inquiétant.


J'imagine qu'on pourrait trouver un sens dans les périples de Rin à travers Tong-Nou, de la même manière que des disciples éberlués cherchent la clé d'une parabole d'un moine bouddhiste qui se serait enfilé six bols de ramen parfumés à l'héroïne en moins de vingt minutes. En ce qui me concerne, j'ai choisi de ne rien comprendre et de simplement en tirer une expérience indescriptible, et j'en suis parfaitement satisfait.

Car tout ce qui est acquis est hérité dans la vie future.
L'âme continue son voyage incessamment,
dans le futur éternel et infini.

Or whatever the fuck that means.

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 3:14



Malgré le manque de succès de Tong-Nou, Sato n'a pas voulu en rester là. C'est donc dès l'année suivante - en 1995 - que sort Chu-Teng... toujours uniquement sur Mac un premier temps et bien sûr exclusivement au Japon, pour cette fois-ci - sans surprise aucune - le rester. Cependant, lorsque l'existence du jeu a été découverte bien plus tard par des amateurs occidentaux, il a acquis une sacrée réputation... Non pas pour son contenu, non, mais bien plutôt par le fait qu'il était considéré comme complètement introuvable ! De la même manière que certains films n'ont pas survécu à l'épreuve du temps ou de la guerre, on croyait de Chu-Teng qu'il avait été perdu - c'était devenu un "lost game". Tout du moins, c'est ce qu'on pensait avant que des gars du board /vr/ de 4ch - qui savent donc faire des trucs très bien quand ils ne passent pas leur temps à s'insulter - ne se décident coûte que coûte à mettre la main dessus. Après avoir retourné Internet tout entier, essuyé un refus cuisant de la part du seul collectionneur japonais possédant le jeu qui n'acceptera jamais de le ripper, et après avoir obtenu l'aveu de Sato lui-même que Chu-Teng était si paumé que même lui n'en possédait pas le moindre exemplaire, c'est par le plus hallucinant des hasards qu'un anon sorti de nulle part déclare avoir le jeu qui... traîne dans son grenier. Intervention qui ne faire rire personne... et pourtant, ce qui ressemblait effectivement à du tease bas-de-gamme s'est révélé on ne peut plus véridique ! C'est donc avec une chance aussi inouïe qu'improbable que Chu-Teng a été retrouvé par une équipe d'explorateurs improvisés pilotant leur expédition depuis une sous-couche d'un des endroits les plus miteux du web... Maintenant que cette rareté a enfin été ramenée à la civilisation, jetons donc un œil à ce qu'elle propose.

Il est quelque chose, au-delà du Ciel, qu'on appelle le "Teng" - ce qui pourrait se traduire par "paradis", mais en rapprochant ici le terme de la notion bouddhique de devaloka. Cependant, la paix immémorielle de cet espace métaphysique est un jour menaçée par l'intrusion d'inquiétants nuages de ténèbres qui réussissent à s'infiltrer jusque dans le Ge-Teng - "en dehors du paradis". C'est alors que le noble Suinshin décide d'envoyer Nanshu, seule créature capable de se rendre dans le Ge-Teng en séparant sa tête de son corps et s'y matérialise donc sous la curieuse forme d'un immense visage violet à la langue pendante. Malheureusement, tout ne pas se passe pas comme prévu : Les ténèbres prennent le dessus sur Nanshun et celui-ci éclate en morceaux. Quelques parties de son visage, dérivant dans le cosmos, finissent heureusement par trouver leur chemin en étant guidés par une lumière venant de la surface de la Terre ; Cette lumière, c'est la lueur émise par l'âme de Rin, le héros de Tong-Nou, alors même qu'il revient de son étrange épopée en extrême-orient ! Devant s'en remettre à Rin pour le sauver, la voix de Nanshu résonne : « Mes oreilles deviendront le dispositif qui t'offrira la connaissance, et mon œil droit deviendra le vaisseau qui te conduira au Chu-Teng. »

Ce "Chu-Teng", c'est le "milieu du paradis" - son cœur même... Il est divisé en trois aires, qu'on peut rejoindre à l'aide du fameux vaisseau : Le sanctuaire de la Lune, le sanctuaire des Étoiles et le sanctuaire du Soleil. C'est dans ces terres sacrées que se sont dispersées les différentes parties du visage de Nanshu... et c'est ainsi que Rin embarque pour de nouvelles aventures spirituelles au-delà des voûtes célestes.



... Ouais. En tout cas, une chose est sûre : Osamu Sato aime beaucoup le bouddhisme et les têtes géantes.


Comme vous pouvez le voir, le jeu se veut une suite de Tong-Nou ; et il s'agit de plus qu'une seule suite spirituelle (ah ah) puisque Chu-Teng reprend exactement le même moteur que son prédécesseur. Le principe reste donc le même : On clique un peu partout pour se déplacer entre les écrans, ramasser des objets ou interagir avec un élément du décor. Cela dit, malgré les fortes similitudes avec le jeu précédents, des changements ont quand même été opérés pour cette suite. Et pas forcément pour le mieux, à vrai dire...

Déjà, l'idée de réincarnation a été abandonnée. Bien sûr, c'est n'est pas une mauvaise chose en soi - après tout, c'est une nouvelle aventure, alors autant essayer quelque chose de nouveau ! Mais... le problème, c'est qu'il n'y a rien de nouveau, justement. Ce concept a été abandonné, mais rien d'original n'est venu le remplacer. On se retrouve donc avec un jeu d'aventure relativement classique dans sa progression, avec quelques possibilités de Game Over, mais voilà tout. C'est vraiment dommage, car Tong-Nou avait vraiment su tirer une force grandiose de son principe bouddhique bizarre... mais dans Chu-Teng, on retourne étonnamment à un truc beaucoup plus bateau.



Bon euh, croyez pas hein - c'est toujours bien bizarre hein. Mais c'est aussi tout de même moins surprenant...


J'imagine que Sato a voulu tenter quelque chose de plus "basique", estimant que la bizarrerie de son premier jeu était peut-être ce qui avait tenu le public éloigné - et si c'est le cas, on peut aisément considérer qu'il s'agit d'une erreur d'analyse... Alors, c'est sûr : Le jeu est plus compréhensible et moins bordélique - on s'y retrouve plus simplement et c'est au final assez straightforward malgré les fragments de non-linéarité restants. Mais c'est justement le surréalisme assumé jusqu'au bout qui avait en grande partie fait le charme de Tong-Nou qui disparaît avec ça, et c'est bien dommage.

Après, la structure du monde de Chu-Teng reste un peu particulière : L'essentiel du jeu consiste à faire des vas-et-viens au sein du Sanctuaire des Étoiles, un hub circulaire basé sur le èr shí bā xiù - équivalent chinois du système zodiacal - dont chaque pièce ou presque est habitée par une créature sacrée. Le jeu est donc, logiquement, largement plus basé sur les interactions avec les personnages, et l'inventaire est aussi plus souvent sollicité vu le nombre d'objet qui circule - moins d'exploration et plus de fetch quests, donc... Bien sûr, il y aura tout de même quelques surprises sur votre chemin, mais pas de quoi épater un Rin qui en a vu des plus belles en extrême-orient.



Le jeu a bien ses particularités, comme ce perso qui fait un double de vos clés, mais c'est vraiment revenu à plus classique.


Au moins, on se plait à découvrir chaque nouveau personnage ! C'est assez dommage que le game design tombe aussi à plat dans ce Chu-Teng, car les bestioles est dans la droite lignée de son prédécesseur et ceux qui y avaient apprécié les charadesigns barrés de Sato auront de quoi se mettre sous la dent : L'accent mis sur les personnages fait qu'ils sont aussi plus présents, et que beaucoup d'entre-eux ont même un look encore plus barré - car oui, c'est possible !

Mais il faut bien aussi admettre que les changement opérés ont aussi eu un impact négatif sur la possibilité qu'a l'univers de nous toucher : L'exploration du monde ayant largement laissé place à des allers-retours entre persos, on n'a plus vraiment l'impression de cohérence folle de Tong-Nou, où on sentait véritablement toute l'immensité de la mythologie dans la tête de Sato. Le jeu étant aussi moins long et complet, ça n'arrange rien à l'affaire... En fait, je me demande sincèrement si ce jeu n'a pas été rushé pour une raison ou pour une autre : J'ai l'impression qu'il lui manque une dimension que Sato n'est pourtant, de toute évidence, pas du genre à laisser de côté.



Sato s'est fait plaisir pour les persos, ça se voit... et c'est tant mieux, puisque c'est au final là l'intérêt du jeu.


L'OST est elle toujours bien expérimentale par contre, et cette fois-ci même carrément erratique : La plupart des musiques de fond sont des loops très courts d'electro déglinguée voire abrasive mêlant oscillateurs saturés, boîtes à rythmes dissonantes, chœurs synthétiques et cowbells 808. Le plus surprenant, c'est que ces loops sont assignés à une pièce ou à un endroit en particulier, et donc constamment en train de changer sans arrêt quand on se déplace à travers le "paradis" ; du coup, la musique de fond se transforme vite en une espèce de cacophonie étrangement accrocheuse. Si cette bande-son risque fortement de faire saigner les oreilles de beaucoup, elle a le mérite de créer par le biais de son originalité comme de son instabilité un paysage auditif hyperactif et presque schizophrène. Comme pour Tong-Nou, il a d'ailleurs incorporé des sonorités du jeu dans un album lié du titre de Equal, du coup moins new age et plus breakbeat que le précédent.



Avec ce qu'il lui reste du premier épisode, et son OST frappadingue, Chu-Teng reste intéressant - même si bien en deçà de Tong-Nou.


Voilà donc les mystères de Chu-Teng percés ! Même si c'est, au final, un constat un peu décevant - surtout pour un jeu qui se sera fait, à sa manière, beaucoup attendre... Après, il ne faut pas s'y tromper : Chu-Teng reste un jeu intéressant, évidemment unique et typiquement Osatoïen dans son univers, sans le moindre doute ; c'est juste qu'il fait pâle figure devant son illustre prédécesseur.

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 3:14

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 3:14



Après avoir réalisé ces deux jeux d'aventure particuliers, Sato a clôturé sa collaboration avec Asmik sur PlayStation en 2000 avec une œuvre d'un tout autre genre : Un jeu de rythme du nom de Rhythm 'n' Face ! N'oublions pas, après tout, que Sato sait aussi très bien ce qu'il fait quand il est question de musique... Mais, bien sûr, Rhythm 'n' Face n'est pas un jeu de rythme comme les autres - et comme le titre l'indique, il sera autant question de taper en rythme que de dessiner des visages !

Le but est du jeu est en fait de reconstituer des visages de créatures typiquement Satoïennes présentés en début de niveau sur des grilles où vous déplacez des tiles. Il y a deux personnages identiques présents lors des sessions de jeu : D'un côté, l'ordinateur et, de l'autre, vous-même. L'ordinateur est là pour mener la danse et indiquer les différentes étapes à suivre pour construire le visage petit à petit : Celle de la forme à utiliser - rond, triangle ou carré, de la taille qu'elle doit prendre et de l'endroit où l'amener sur la grille. Bien sûr, chacune de ces actions doit être reproduite en rythme, la tile doit être là où elle est censé être à temps et la forme doit correspondre à ce qui est demandé ! Si vous ne tapez pas en rythme, votre input ne sera tout simplement pas prise en compte et vous perdrez du temps.



Il vous suffit d'observer ce que fait l'ordinateur puis d'arriver à bon port pour que commence à se dessiner l'étrange visage.


Si jamais vous veniez à rater votre coup, votre combo s'en trouverait brisé. Et si vous ratez encore une fois, vous perdrez un cœur, et les perdre tous signifie bien sûr un Game Over. Il arrivera bien que le jeu laisse passer une petite erreur, mais c'est à éviter à tout prix puisque cela aura un sale effet sur votre score en fin de partie ! En effet, celui-ci se base sur deux données : Votre respect du rythme et votre talent de dessinateur, toutes deux notées sur 50. Le score de rythme se base simplement sur le nombre d'actions en rythme réussies, qui peut être gonflé en vous compliquant la tâche lorsqu'il s'agit d'amener la tile à bon port. Le score de dessin, lui, est un peu compliqué : Un dessin correspondant à ce qui est demandé n'amène que la note de 30/50, la moindre erreur l'abaisse donc à 0, et c'est prenant le risque de partir en freestyle que vous obtiendrez des points supplémentaires.

Ce qui est loin d'être facile, vous remarquerez. Mais si c'était la seule chose qui l'était... Effectivement, Rhythm 'n' Face est vraiment DIFFICILE à appréhender : La fenêtre de timing est super petite, ce qui rend difficile le simple fait de ne pas manquer son input... Du coup, envisager de prendre des risques pour maxxer son score alors qu'on galère déjà à faire ce qui est demandé sans s'en sortir par coup de chance, c'est un peu COMPLIQUÉ. Le jeu est franchement lourdé par ce manque d'accessibilité, et c'est assez dommage puisqu'il avait du potentiel.



Vous n'êtes pas obligé de suivre à tout prix le chemin présenté, mais allez donc faire le malin avec cette difficulté...


Surtout avec un Sato en forme à la bande-son ! Notre designer alternatif a choisi pour ce jeu une ambiance de club bizarre, où un kick dance se mêle à un thème spécifique à chaque niveau. À la playlist de ce voyage auditif : Pop, disco, R&B, funk, jazz, reggae, rock, polka, flamenco, bossa nova, techno et musique ethnique ! Ou tout du moins, dans leurs formes revisitées par le beat house de Sato, et dans lesquels s'invitent des mélodies arrangées de musique classique. La seule exception à la règle sont les musiques des niveaux bonus débloquées lorsque vous complétez toutes les séries de niveaux - la progression se faisant en branches - qui partent dans un trip électro-acoustique déstabilisant mais vraiment impressionnant. On appréciera aussi l'évolutivité de ces pistes, le morceau changeant de ton en fonction de votre situation de jeu. C'est vraiment dommage que la punitivité du timing vienne gâcher la fête, puisque c'est toujours un plaisir de taper en rythme avec ces tracks entraînantes - mais vos combos ne vont effectivement que rarement durer bien longtemps.



L'ambiance psyché-kawaii aurait pu être cool... si vous n'étiez pas assénés de ces bien trop fréquents buzzers "MISS".


Bref, il n'y a plus grand chose à ajouter sur Rhythm 'n' Face. C'est un jeu qui se veut simple et direct - mais sa coriacité se marie difficilement avec ces principes. Le concept est sympa et l'OST a son identité bien propre, mais le gameplay est franchement trop retors que pour laisser au jeu la chance d'être pleinement apprécié.

Pour l'anecdote, sachez que le studio OutSide Directors se spécialise aujourd'hui dans les applications iPhone, et l'une des plus récentes qu'ils aient développées est un outil de dessin qui se base beaucoup sur l'esthétique de Rhythm 'n' Face. Son titre est évocateur : ●▲■ !

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 3:14

tokyo

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 3:15

rammadan gaiden

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Gabrion
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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 6:03

cool un dossier osamu sato Surprised
hâte de lire la review de chuteng, c'est trop trop ouf que le jeu soit enfin dispo, maintenant j'attends la traduction (qui est en cours de réalisation) pour y jouer
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SupahSnake
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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 4 Sep - 14:40

Vous saviez qu'il y a une fin dans LSD? SUPER MARIOLE PTDR 
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Haganeren
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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Ven 13 Sep - 4:08

Y'a que deux trucs qui m'empêche de répondre à un article si longtemps.

1/ Je l'ai pas vu.
2/ Je veux l'essayer avant.

C'est clairement 2, mais malheureusement pris par le temps j'ai pas pu m'y essayer et je dois dire que c'est dommage car je suis VACHEMENT intéressé. Un jeu d'aventure avec plusieurs personnages, possibilités de mourir dans un monde ultra wtf et un chara design qui l'est encore plus. Ca donne rudement envie !

Je te reprochais souvent de plus mettre en avant les défauts que les qualités dans tes reviews mais là, tout en ne cachant pas les défauts du jeu, tu mets clairement en avant les qualités et je dois dire que du coup, ça me motive vachement à le faire ! Ce dossier va vraiment être super intéressant !

Par contre, je te conseille de faire plusieurs posts pour les dossiers. (Le site supporte ça)
J'ai remarqué que les gens remarquaient bien moins lorsqu'un topic se faisait updater plutôt que lorsqu'on crée un nouveau topic.

En tout cas, excellente review Iwant. Je réup dès que j'y ai joué !

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Ven 13 Sep - 4:28

Ah ben, c'est trop tard quand je lis ça... Vu que je viens d'updater pour ajouter la review du mitigé Rhythm 'n' Face. Mais bon, c'est pas très grave.

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Félix
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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Ven 13 Sep - 4:50

gros dossier de bg
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Weldar
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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Ven 13 Sep - 15:21

Super cool l'image de présentation du dossier.

Le dossier s'annonce à son habitude, bien fourni et écrit et c'est le cas avec tes deux premières reviews.
Si le jeu de rythme ne m'intéresse pas du tout (jamais fan du genre), le second jeu aurait été plus abordable vu que c'est un jeu d'aventure wtf en point and click.
Mais je dois dire que l'aspect bordélique et flou du jeu me freine beaucoup, autant si l'univers me plaisait cela aurait été autre chose, mais ce genre d'univers visuel wtf me paraît trop grossier pour me donner envie d'y plonger. Je ne dis pas que l'univers est mauvais, il doit être bon en son genre et ta review bien renseignée en dévoile bien le fond, un excellent travail.

Mais je dois avouer que ce serait plus le genre d'expérience à faire entre potes pour se marrer que d'y jouer seul dans sa chambre. hope hope gabrielole 
J'attends beaucoup ta review de LSD, un jeu que j'ai trouvé vraiment pas très intéressant la première fois, pour voir ce que tu en dis sur le fond, histoire s'il y a d'autres choses à saisir.
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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Sam 14 Sep - 3:26

Je me suis dit que ça pouvait intéresser du monde, donc...



Osamu Sato - Rhythm 'n' Face


soundtrack / 2000 / Japon / 320kbps
PART1 PART2 PART3



Exclu mondiale, rippée et taggée par mes soins.

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 9 Oct - 2:39

La review de Chu-Teng a été postée.

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 9 Oct - 12:39

Iwant a écrit:
Tout du moins, c'est ce qu'on pensait avant que 4ch - dans un éclair de lucidité qui ne lui est pourtant pas coutumier - ne se décide coûte que coûte à mettre la main dessus.
Iwant a écrit:
C'est donc avec une chance aussi inouïe qu'improbable que Chu-Teng a été retrouvé par une équipe de bras cassés pilotant leur expédition depuis le pire endroit du web...
harharhar Radiohead...... whats yours is mine
/vr/ la board en question est en endroit très bien
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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 9 Oct - 18:07

En relisant ce passage, c'est vrai que ça peut être mal interprété. J'ai voulu souligner combien c'était incroyable que ce jeu ait pu être retrouvé par des mecs random traînant sur un des boards de ce qui est rarement considéré comme une source de découvertes du genre, mais je m'y suis mal pris. Cela dit, faut pas croire non plus hein, y a des mecs qui ont passé un quart de je-sais-plus-quel Sato thread à s'insulter lol.

Je vais réécrire ça.

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 9 Oct - 22:07

Oui enfin euuuuuh, très bien très bien...

4Chan y'a le pire et le meilleurs du web, perso je considère pas que les quelques trucs cools compensent tout le pire d'à coté...

Enfin, au final, j'ai toujours pas pris le temps de jouer à Chu-Teng qui m'intéresse vraiment vraiment beaucoup. C'est comme Cosmogoly of Kyoto que je dois reprendre, c'est des jeux auquel je pense souvent mais voilà... Je m'y mets pas, j'ai pas le temps ou alors j'ai des jeux que je dois absolument finir sur console. (D'autant que j'ai toujours beaucoup de mal à jouer sur PC)

Sinon ouais, j'ai assez suivi ton parcours sur ce jeu et je suis aussi un peu déçu de voir le chemin que semble avoir pris Sato pour cet opus. Peut être que les personnages ont une personnalité folle après, même en 3 lignes ou qu'ils s'expriment qu'en poème, on en sait rien après. C'est du Japonais (même si tu parlais du fait qu'il n'y ait pas tant de ligne de texte que ça) Il est certain que je ferais Chu-Teng, celui là euuuh, je verrais si il arrive un beau jour où je peux lire le Japonais de manière adéquate.

N'empêche de la "trilogie" initiale... Il reste le plus connu, le fameux LSD. J'ai vraiment hâte de lire ça !

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 9 Oct - 22:34

Bah le problème de ce passage de mon article était plus qu'il semblait limite désagréable envers les gars dont je parlais, alors que c'est pas du tout ce que je voulais transmettre comme sentiment. Après tout, c'est un peu grâce à eux qu'on a le jeu aujourd'hui - en plus, je trouve que c'est plus marrant que ce soit des mecs comme ça qui mettent la main dessus après avoir exploré le fin fond du web, plutôt qu'un collectionneur qui le droppe sur Mediafire après l'avoir acheté $9,999 sur eBay.

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Mer 9 Oct - 22:49

Hum... Vu comme ça, effectivement.

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MessageSujet: Re: [Dossier] Les jeux d'Osamu Sato   Dim 20 Juil - 2:48

http://hg101.proboards.com/thread/11043/teng-came-love-osamu-sato?page=4

La traduction de Chu-Teng est terminée, visiblement !

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