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 Twin Peaks

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Weldar
Le Magnifique
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MessageSujet: Twin Peaks   Sam 8 Mar - 21:50

Twin Peaks

Twin Peaks est une série culte du géant David Lynch et de Mark Frost qui a été lancé en 1990 aux Etats-Unis sur la chaine ABC, puis un an après, elle a été diffusé sur La Cinq en France. Ce feuilleton est considéré comme un tournant dans l’histoire de la télévision en perturbant les rapports et les différences entre la fiction télé et le cinéma. En soi, on a une pure création Lynch pour le petit écran, une œuvre hypnotique.


Mais qui a tué Laura Palmer?

Twin Peaks, une petite communauté vivant aux abords d’un lac, dans une région montagneuse non loin de la frontière canadienne, voit son quotidien bouleversé quand la police découvre sur la berge d’une rivière le corps nu et sans vie de la jeune Laura Palmer, enveloppé dans un sac en plastique. Le  Shérif Harry S. Truman (Michael Ontkean) bloque sur cette affaire et il demande le soutient du F.B.I.. C’est alors que le bureau fédéral d’investigation envoie l’agent très spécial Dale Cooper (génial Kyle MacLachlan qu’on a déjà vu auparavant dans Dune et Blue Velvet du même David Lynch) pour aider la police.

L’enquête sur cette lycéenne connue et aimée de tous dévoilera les travers de cette communauté et ses habitants ont tous quelque chose à cacher derrière leurs nuits ténébreuses et silencieuses comme le brouillard entourant l’inquiétante forêt de Ghostwood…


Une grive à collier, habitant des forêts ancienne... s'ensuit un plan sur une usine fumante... Générique mythique. \\\\\\ "Qui a pu perdre ce gros pétard?"

D’une intrigue apparemment banale, David Lynch et Mark Frost voulaient représenter un univers concentrant plusieurs idées. Un début fait de mystères entourant la mort de Laura Palmer, bouleversant le train de vie d’une communauté en apparence paisible, mais ce mystère engendrera d’autres mystères au point qu’on oubliera l’énigme initiale. La tranquillité qui côtoie le sordide (meurtres, viols, banditisme) et l'éternelle dualité du bien contre le mal, visibles à travers de nombreuses images dans les différents épisodes.
Le monde de Twin Peaks ressemble à une carte postale kitch d’une ville de campagne typiquement américaine avec ses habitants caricaturaux entre les lycéens et leurs histoires bêtes, leurs familles, le docteur, le garagiste du coin, un puissant entrepreneur, les officiers de police, les employés d’une scierie et on en passe.

Il est difficile de catégoriser Twin Peaks. Ce n’est pas une simple série policière, on pourrait dire que c’est une série surréaliste côtoyant la science-fiction absurdo-mystique et parodiant aussi le genre "Soap Opera"… Rien que ça…
D’ailleurs, le "Soap Opera" est un genre que ce feuilleton s’amuse à représenter, entre les protagonistes lycéens qui sont partagés dans des histoires de romance kitch et ses histoires de fond de tiroirs. Il y a même des personnages qui s’amusent à suivre, avec une grande attention, un feuilleton fictif diffusé à la télévision, nommé à juste titre, "Invitation to Love". Lynch et Frost s’amusent à le parodier. On retrouve dans cette série dans la série, des personnages grotesques et caricaturaux, un jeu d’acteur douteux et des répliques ringardes. Pourtant, comme on le disait, Twin Peaks ne s’éloigne pas du genre "Soap Opera" avec ses diverses histoires banales des habitants de la petite communauté. On imagine que les créateurs de la série voulaient s’auto-parodier et de transmettre un rapport particulier entre leur série et la télévision, comme de vouloir y dévoiler une évolution dans cet univers télévisuel qui était longtemps sous-estimée vis-à-vis du cinéma.


L'enterrement de Laura Palmer est l'occasion de réunir les personnages principaux. \\\\\\ Dale Cooper, c'est le meilleurs.

En effet, pour certaines personnes, Twin Peaks se présente comme une révolution dans le monde du petit écran.
L’une des grandes particularités qu’apportait l’œuvre de Lynch et Frost, c’était une intrigue qui suivait un fil rouge sur l’ensemble des épisodes. On pouvait considérer qu’aucun épisode n’était indépendant et il était donc important, pour la bonne compréhension, de suivre les épisodes dans le bon ordre. C'est qu'on appelle un "feuilleton" dans le jargon de la série télévisuelle, catégorie qui est l'exacte opposée d'une "série bouclée" où chaque épisode est indépendant, genre qui était très courant aux États-Unis.
Par ailleurs, la réalisation est de grande qualité, en plus d’être dirigée par un cinéaste très reconnu.
Le lien du le spectateur entre la télévision et celui du monde du cinéma semble se réduire avec la création de Lynch et Frost.

Aujourd’hui, les séries sont de plus en plus proches de la qualité d’un long-métrage cinématographique et elles réussissent parfois à se montrer bien plus inventives qu’au cinéma. Twin Peaks a laissé une empreinte et c’est devenu un modèle pour d’autres grandes séries comme Lost, Desperates Housewives, Les Sopranos


Bienvenue à Twin Peaks!

Twin Peaks a marqué toute une population pour son ambiance étrange et surréaliste.
Elle l’est de ces premières séries à aborder le genre la science-fiction absurdo-mystique, un registre qui inspirera d’autres feuilletons marquants comme X-Files ou Lost. En effet, le fait de transcrire une ambiance réaliste, mais mystérieuse et d’être avare en explications renforce l’imaginaire du spectateur où il s’amuse à établir une explication aux événements irrationnels qui peuplent l’univers de Twin Peaks. Qui n’a pas essayé de spéculer sur le Black Lodges, sur cette énigme entourant les hiboux ou encore de débattre sur la dernière minute de l’ultime épisode?


Ben Horne semble contrôler toute la ville. \\\\\\\ Leland Palmer est très affecté par la perte de sa fille Laura.

Le fabuleux de Twin Peaks déborde d’images trompeuses, d’une touche fantastique et surréaliste, de sens cachés et une seconde lecture vraiment intéressante. Cependant, Twin Peaks n’est pas forcément un feuilleton qui plaira à tout le monde pour ses bizarreries.

C’est un aspect qui a souvent suscité moult passion chez le spectateur. Il dégage une aura envoûtante qui laisse rarement insensible, moi le premier. Il est d’ailleurs captivant d’écrire un parallèle avec X-Files, décrite comme une suite spirituelle de Twin Peaks où les événements étranges du quotidien ont une signification fantastique. On retrouve l’ambiance mystérieuse, ainsi que et de façon amusante de nombreux acteurs de Twin Peaks, dont et évidement David Duchovny qui incarnait déjà un autre agent du F.B.I. dans la fiction Twin Peaks, Dennis(e) Bryson, ainsi que Don Davis (Le Major Briggs), Richard Breymer (Ben Horne), Michael Anderson (L'Homme venu d'ailleurs), Kenneth Welsh (Windom Earle) et j’en passe.
Par ailleurs, on peut citer une autre et amusante coïncidence, la proximité des lieux de tournages : l’État de Washington pour Twin Peaks, Vancouver pour X-Files. Les deux productions ont utilisé des acteurs résidant dans la région.  


Dale Cooper fera d'étranges rencontres. \\\\\\\\\ Le "Great Northern Hotel", l'hôtel où séjourne Dale Cooper, est un lieu récurrent.

Le mystère et l’étrangeté, deux thèmes qui sont chers à David Lynch, ils en demeurent les maîtres mots dans l’univers de Twin Peaks et sa nature du double.
Les fans de D. Lynch retrouveront sa bizarrerie typique qui se dévoile à travers ses personnages dans une orientation aussi drôle qu’inquiétante. La petite ville de Twin Peaks regroupe des habitants de tous les jours, mais tous ont une seconde nature ou des habitudes bizarres. Pourquoi la lunatique Nadine Hurley est obsédée par des rideaux silencieux? Quel mystère entoure la bûche que tient en permanence Margaret? Quelle est l’origine de la schizophrénie de Philip Michael Gerard? Et surtout, pourquoi Dale Cooper est-il un fanatique du café? Il est d’ailleurs comique de noter que D. Lynch a réalisé par la suite quatre films publicitaires pour la marque japonaise du café Georgia avec les acteurs de la série.
Mais les attitudes bizarres des personnages ne sont pas les seules caractéristiques, on retrouve aussi des individus qui sont totalement désincarnés, comme un nain parlant d’une manière énigmatique ou l’effrayant Bob. Enfin, n’oublions pas le personnage le plus inexpliqué de tous : une bûche qui semble connaître tous les secrets de Twin Peaks.

D’un autre axe, la drôlerie est récurrente dans Twin Peaks. Si l’inquiétant demeure, l’humour reste majeur. Cette rigolade se tient avant tout de ses personnages secondaires loufoques (ironiquement, ce sont souvent les représentants des forces de l’ordre; les plus fous étant ceux du F.B.I.) et de la personnalité un peu dingo de Dale Cooper qui raffole des tartes à la fraise autour d’un café "Noir comme une nuit sans étoiles" et il ne semble obéir qu’à d’indéchiffrables lubies. Kyle MacLachlan est irrésistible dans son costume noir et sa coupe de cheveux impeccable du Dale Cooper. Chacune de ses apparitions nous prête le sourire avec ce détective aux méthodes d’enquêtes atypiques entre ses visions oniriques et sa culture tibétaine.


L'agent Mulder en travesti, avant X-Files... C'est une surprise! \\\\\\ Dale Cooper est un adorateur du café. Il ne manque jamais une occasion pour en prendre un, même s'il est mauvais...

L’humour dans Twin Peaks n’en reste pas moins particulier, nageant souvent dans le second sens où on se perd dans l’ambiguïté entre mélodrame et humour face à certaines scènes. On pense à la scène de l’enterrement, un moment tragique et Leland Palmer, effondré par la mort de sa fille, tombe violemment sur le cercueil rompant ainsi le mécanisme qui devait faire descendre le corps au fond du trou en montant et en descendant en continuité…

Ce qui s’ajoute aussi à cet aspect comique, c’est l’inspiration "Soap Opera" dont les auteurs s’amusent volontairement à parodier. Cette apparence fait le charme "kitch" de ce feuilleton, qu’on retrouve en plus à travers ses costumes et ses décors.

Décors qui sont d’ailleurs très soignés et ils participent beaucoup à l’émotion particulière de Twin Peaks. Lynch aime tourner autour du thème de la dualité dans la série, que ce soit avec ses personnages, son histoire ainsi que les lieux de la ville, entre ses clichés d’une ville de campagne paisible, dont témoigne le mouvement de la rivière dans le générique d’ouverture métaphorique, et des décors glauques nous mettant mal à l’aise. On repense à l’univers de la Black Lodge avec son carrelage symétrique dégageant une atmosphère psychédélique et l’éternelle obsession de David Lynch pour les rideaux rouges. De même, les créateurs insistent aussi pour retranscrire une impression de vide, comme de vouloir imager une idée "trompe à l’œil" de cet univers.


Cooper face à des personnages surréaliste dans un monde onirique et glauque. \\\\\\\\ Bob, un énigmatique et effrayant personnage qui hante le cœur de certains habitants de Twin Peaks.

Les paysages restent pour autant magnifiques, les prises de vue sont belles avec ce plan récurrent de l’hôtel "Great Northern Hotel" de Ben Horne et sa chute d’eau ou encore celles de la forêt de Ghostwood.
La photographie est superbe et fidèle au style de Lynch avec ses lents traveling et cette volonté de nous émouvoir.


Une production sous l'influence de Bob.

Les personnages et l’environnement ne sont pas les seuls éléments qui peuvent mettre mal à l’aise le spectateur (bien que la plupart des protagonistes nous transmettent un certain amusement), il y a aussi la mise en scène typique de Lynch. Son mouvement de la caméra très posé comme le témoigne son générique d’ouverture culte et magnifique, comme ses prises de vue sur des éléments
En effet, Twin Peaks a un déroulement assez lent, très calme et posé, qui pourrait déstabiliser plus d’un. L’intrigue s’intéresse davantage à imager le quotidien de Twin Peaks et ses petits tracas, que d’avancer l’enquête du meurtre de Laura Palmer. Si on adhère au rythme et à l’ambiance, on ne peut qu’aimer, inversement, ce sera difficile d’accrocher.

Pourtant, que ce soit dans son récit et la manière de la présenter, Lynch réussit toujours à nous hypnotiser dans son univers magique.


David Lynch incarne l'excentrique (et sourd) Gordon Cole, supérieur et mentor de Dale Cooper. \\\\\\\\ L'envoûtante Audrey Horne ne laissera personne insensible. Cuvée win 2011

Twin Peaks, c’est 30 épisodes, en comptant le pilote, de 50 minutes, dont un d’une heure et demie (le premier épisode de la saison 2), s’étalant sur deux saisons d’une quantité inégale. La première saison regroupe 7 épisodes + le pilote, la seconde saison possède 22 épisodes. Sur l’ensemble, on peut dire que les 2/3 sont consacrés au meurtre de Laura Palmer en tant que fil directeur, le dernier tiers semble s’intéresser à différentes intrigues qui ne sont pas toujours pertinentes malheureusement. En effet, si Twin Peaks possède un charme indéniable, c’est parfois inutilement long. La qualité et l’intérêt des épisodes semblent inégaux sur le long terme, mais il y a bon nombre d’épisodes géniaux. Mon préféré de tous restera l’épisode 14 (réalisé par David Lynch) qui est sans doute l’une des meilleures expériences du feuilleton télé en termes de mise en scène et d’écriture. L’ultime épisode est lui aussi, fantastique et troublant.

Twin Peaks c’est aussi un univers musical mémorable. Œuvre du compositeur Angelo Badalamenti qui signe des mélodies entêtantes, simples et immédiatement reconnaissables. Ce dernier travaille avec David Lynch depuis son précédent film, Blue Velvet, et leur collaboration se perpétuera sur la quasi-totalité des films de Lynch.
Badalementi compose des musiques s’inspirant d’airs jazzy ou de country qui nous font ressentir avec merveille, la tranquillité inquiétante du mythique thème principal du générique d’ouverture ou la mélancolie du thème de Laura Palmer. Musique majeure qui semble hanter chaque habitant de la ville tellement que cette musique est récurrente.
Par ailleurs, pour certaines scènes, David Lynch et Mark Frost font appel à la chanteuse Julee Cruise, qui avait déjà travaillé avec le duo Lynch et Badalamenti sur Blue Velvet. La chanteuse connaîtra, notamment, un franc succès par la reprise de plusieurs de ses titres, dont le thème de la série, Falling. Ses interprétations se fondent avec merveille dans l’univers de la ville de Twin Peaks.


La face cachée de Twin Peaks. \\\\\\\ La plupart des personnages évoluent, mais pas forcément dans le bon sens.

Le doublage français est, en revanche, assez moyen et il sonne faux. Entre DD, le doubleur de Bruce Willis, dans la peau de Dale Cooper, paraît incongru. Certes, l’adaptation française fait très kitch et peut coller à l’ambiance de cet univers à juste titre, mais il ne fait pas honneur au bon jeu des acteurs qui se prête vraiment bien à l’univers… Et le merveilleux Kyle MacLachlan, il faut l’écouter en VO!

Les deux saisons de Twin Peaks ont été diffusées pour la première fois sur la chaîne nationale américaine ABC entre avril 1990 et juin 1991. La création de Lynch et de Frost a eu la chance d’être considérée, dès le début, comme une révolution télévisuelle, et elle a fait l'objet d'un véritable engouement du public, avec près de 35 millions de téléspectateurs à la diffusion du pilote.
Cependant, son audience s'effrite rapidement avec les épisodes suivants et se stabilise autour de 15 millions de téléspectateurs. Face à ce succès plutôt modeste, la chaîne commande tout de même une deuxième saison, mais les audiences ne suivront pas. Les programmateurs demandent à Frost et Lynch que l’énigme entoura la mort de Laura Palmer s’écourte. Plusieurs fois, la série sera déprogrammée, avant que la pression de fans ainsi que des des deux créateurs ne poussent ABC à diffuser les six derniers épisodes, mais le dernier arc est loin d’être le meilleur, à titre personnel. Est-ce dû à la production difficile ou un essoufflement du scénario?
Enfin, c'est en avril 1991 que la série est diffusée en France sur la 5, sous le titre Mystères à Twin Peaks.  


Le feu marche avec lui.

Malgré son "certain" engouement, une grande estime ou même un fanatisme qu’engendra Twin Peaks dans le monde du feuilleton télévisuel, les récompenses sont pourtant restées discrètes. On dénombre tout de même quatorze nominations aux Emmy Awards en 1990, mais la série de Lynch et Frost ne reçoit que deux trophées : ceux du meilleur montage et des meilleurs costumes.
Twin Peaks est toutefois récompensé de trois Golden Globes en janvier 1991 : ceux de la meilleure série dramatique, du meilleur acteur dans une série dramatique pour Kyle MacLachlan (la base), et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Piper Laurie.  


Margaret et sa bûche, aussi irrationnelle soit-elle, elle semble être le personnage le plus réfléchie. \\\\\\\ Dale Cooper progressera dans son enquête par des moyens peu conventionnels...

Si le déroulement et le contenu de la série ne s’est pas déroulée comme prévue, le dernier arc étant moins pertinent malgré un épisode final mémorable, David Lynch n’en est pas resté à là. Peu de temps après, un long-métrage est sorti sur les grands écrans : Twin Peaks : Fire Walk With Me. Ce n’est pas une suite directe au troublant épisode final, mais une préquelle qui est censée lever le mystère sur la mort de Laura Palmer.

Ce n’est pas un film très utile si on souhaite apprendre de nouvelles choses, d’autant plus que des nouveaux mystères viennent s’ajouter à l’univers, mais le long-métrage a le mérite de s’ouvrir sur le meurtre de Teresa Banks, avant d’illustrer les sept derniers jours de la vie de Laura Palmer. Twin Peaks : Fire Walk With Me se démarque pour une violence bien plus accrue par rapport à la série, ainsi que par l’apparition de nouveaux personnages (dont Kiefer Sutherland et David Bowie!).







Au final, Twin Peaks c’est beaucoup de choses.
On a ce concentré de genres entre le policier, le "Soap Opera", le fantastique et un parfum de mystères et de surréalisme qui offrent un cachet si unique à cette série révolutionnaire pour l’époque. Pourtant, Twin Peaks, aussi fantasmagorique qu’elle soit, ne peut pas plaire à tout le monde pour sa grande lenteur et sa bizarrerie, mais c’est une expérience marquante, hypnotique et mémorable en tant que série télé américaine. Dale Cooper est le héros le plus charismatique et attachant qu’il soit dans tout l’univers… Bon, on abuse peut-être.


Dernière édition par Weldar le Lun 31 Mar - 20:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Twin Peaks   Lun 10 Mar - 2:17

Twin Peaks, bête de série. Enfin, ça l'aurait été si ça n'avait pas fini en n'imps total.

Sérieux, la première saison est nickel. En seulement 8 épisodes, elle arrive à construire une ambiance oufissime faite de reclectures des codes de la série télé, d'absurde bizarre et de gros bade.

Puis t'as la deuxième saison, qui dure 22 épisodes INTERMINABLES, et où tout se casse la gueule après quelques épisodes : Le soap opera parodique perd tout second degré et se transforme en mélodrame sans intérêt, le surnaturel bizarre vire en surenchère sci-fi et l'ambiance se désintègre pour ne plus laisser place qu'à un tas boueux de suplots foirés. En fait, ils y passent leur temps à expliquer, raconter, détailler comme le ferait n'importe quelle série à "story" - sauf que l'idée justement c'était que Twin Peaks était au delà de ça.

Franchement, à part certains passages (comme le tout début et le dernier épisode, GORDON COLE ou le délire des Loges), la saison 2 est carrément à jeter selon moi. À la fin, j'en pouvais plus sérieux. Et c'est sûrement pas demain la veille que je regarderai le film, dont l'existence même me semble à côté de la plaque : Le point fort de Twin Peaks c'est cet aspect énigmatique et insaisissable, alors pourquoi je voudrais savoir comment se sont passés les derniers jours de Laura, wtf ?

Bref, Twin Peaks, faut absolument voir cette série car elle est vraiment unique et puissante, mais faut surtout pas hésiter à s'arrêter après "la révélation" (voire même avant honnêtement) si on sent que ça nous gonfle.

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MessageSujet: Re: Twin Peaks   Lun 10 Mar - 19:25

Ooh, Iwant a commenté une de mes reviews! Champagne!  petit gateau 

Il y a tout de même des bons épisodes dans la saison 2 (l'épisode 14 quoi... et puis, la fin du mystère autour du meurtre de Laura Palmer était cool), mais je suis d'accord que ça devenait longuet et parfois inutile. Bizarrement, c'est quand Cooper rangeait son costume du FBI que ça devenait moins bien, comme quoi.  hope hope gabrielole 

La montée en puissance du sci-fi ne m'a pas gêné, même si je trouvais cela inattendu et wtf (l'histoire autour du major Briggs), mais la part d'un véritable surnaturel autour du Black Lodges, j'ai bien aimé. Certes, on quittait peu à peu l'onirisme que laissait sous-entendre la première saison.


Quant au film, il ne gêne en rien l'aspect énigme, puisque t'apprends rien concrètement. Les derniers jours de Laura Palmer se déroulent comme prévu, t'apprends rien et au contraire, le film soulève d'autres mystères.


Merci pour le coms.  lance flamme 
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MessageSujet: Re: Twin Peaks   Aujourd'hui à 0:13

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