AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Drakengard [PS2]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Weldar
Le Magnifique
Le Magnifique


Messages : 2331
Date d'inscription : 25/12/2010
Age : 26
Localisation : Chez Scapin.

MessageSujet: Drakengard [PS2]   Sam 22 Mar - 21:17

Drakengard

Drakengard est un RPG "Beat Them All" sorti sur PlayStation 2 en 2003 au Japon sous le nom de Drag-on Dragoon. Il a été édité par TakeTwo et Square-Enix, développé par Cavia.
Ce jeu d'action se voulait atypique en s'éloignant des standards habituels jusqu'à sa narration. Taro Yoko a écrit un univers s'inspirant du médiéval occidental et des mythes nordiques pour bâtir un univers sombre et d'y inscrire aussi une touche de folie, inspirée d'un certain anime japonais Neon Genesis Evangelion.
Jun Iwasaki, président de Square Enix USA décrit Drakengard comme un parfait hybride de genres, est-ce le cas?


Peter et Elliot le Dragon

L’histoire nous conte une guerre interminable entre l’Union et l’Empire dont l’équilibre du monde est maintenu grâce à une Déesse et des sceaux élémentaires.
Caim, prince taciturne et héritier de l’Union, ainsi que frère de l’actuelle Déesse, Furiae, contrainte de vivre enfermée dans une tour. Il se bat dans cette terrible guerre pour protéger sa sœur, mais aussi pour le plaisir de tuer des soldats de l’Empire, par pure vengeance contre son ennemi, responsable du meurtre de ses parents quand il était jeune.

Suite au prologue nous narrant le cadre de l’histoire, un écran s’affiche décrivant l’objet de la mission : Caim doit empêcher l’invasion d’un fort, où réside Furiae, par les forces de l’Empire.
En atteignant la cour du château, Caim rencontre une dragonne rouge blessée mortellement. Caim se retrouve blessé à son tour et seul moyen d’être sauvé et de signer un pacte avec la dragonne rouge, au prix de sa langue…
Voilà une manière cohérente et originale de justifier un héros muet dans un jeu d’aventure.


La rencontre entre Caim et la Dragonne rouge s'effectuera docilement... \\\\\\ Caim est rarement content. Il ne vaut mieux pas dire des sales choses sur sa sœur.

Drakengard est une épopée sombre et sanglante faites de batailles interminable entre un Caim fou furieux, qui sera partagé entre sauver sa sœur et de tuer. C’est aussi un univers de "Dark Fantasy" avec cette présence permanente de la mort, mais aussi du cœur noir des hommes. Caim rencontrera quelques protagonistes, tantôt compagnons, tantôt ennemis, aux personnalités aussi tourmentées que malsaines.
Si Caim semble solitaire (en plus d'être muet), il pourra compter sur sa dragonne rouge qui peut communiquer avec lui par télépathie. Elle est sa seule véritable amie et conscience.

De plus, Drakengard c’est également une étrange et décousue narration. En accomplissant les différentes missions qui sont proposées au joueur dans un ton classiquement linéaire (par versets d’un chapitre), le joueur découvrira qu’après avoir vu la fin du jeu, d’autres versets peuvent être débloqués après avoir rempli des conditions (débloquer un compagnon, finir un combat en un certain délai…) pour découvrir une autre fin ou un autre déroulement de l’histoire. A partir d’un récapitulatif des différents chapitres, compléter le mode histoire devient très attractif pour assister aux autres branches du récit.
Si l’intrigue semble simple au premier plan et qu'elle met du temps à démarrer, ce n’est qu’en découvrant les autres versets que le joueur commence à surprendre une intrigue plus complexe et de constater certaines tournures aussi dérangeantes que surprenantes.

A partir du chapitre 7, c'est un bonheur en terme de mise en scènes, de tournures dans l'histoire où on découvrira l'un des antagonistes les plus originaux de l'histoire du jeu vidéo... si si.
Et la dernière partie du jeu est vraiment mémorable.


"  holy bananas  " Une petite fille qui danse, se jetant des pétales de fleurs et en chantonnant "lalala", normal... Drakengard a son lot de personnages déjantés. \\\\\\ Via ce livre, vous pouvez revivre les différents versets du jeu, et surtout débusquer et débloquer les versets manquants.

Le jeu n’est pas spécialement long. Si on prend son temps, on peut voir la première fin en 12 heures ou 15 heures, les autres fins demanderont un temps supplémentaire, surtout la toute dernière qui nécessite de récolter toutes les armes, obligeant à explorer les différents niveaux ou d’exploser un grand nombre d’ennemis.
Par ailleurs, il est possible de revenir "explorer" librement les différents champs de batailles dans le cadre d’une mission libre en choisissant le lieu sur l’atlas. C’est le cadre idéal pour obtenir les différentes armes du jeu.


Caim VS The World.

Si Drakengard est comme un jeu d’aventure, voir un RPG, il reste très particulier pour être assimilé à un genre précis. Comme Jun Iwasaki le déclara, on a à la fois, un jeu d’aventure, un Beat Them All et un Shoot Them Up.
On progresse sur une carte du monde où on doit sélectionner le nouveau chapitre/lieu pour avancer dans l’histoire. Le jeu étant découpé en différents versets qui représentent chacun un niveau (ou une scène de dialogue/cinématique) se déroulant dans un certain nombre de lieu (généralement, une zone par chapitre). Ce découpage permet ainsi de poser les différents axes du gameplay :
- Les combats sur terre ferme avec Caim.
- Les combats dans les airs avec la dragonne rouge.
- Les phases de dialogues avec parfois une courte phase de combat en vu du dessus qui n'apporte rien.

Les combats sur terre ferme correspondent à une bonne partie des versets du jeu, ainsi qu’au genre Beat Them All et exploration. En effet, le joueur se retrouvera propulsé dans un vaste champ de bataille où il devra accomplir différentes missions qui se résumeront à atteindre un point donné et plus souvent, à tuer des chefs ennemis dans un temps imparti. Aider par un radar ou une carte, ainsi qu’une cible, Caim doit se rendre d’un point à un autre sur la carte pour exécuter ses objectifs et toutes les missions sur terre ferme se résumeront à ça… tuer et encore tuer. Néanmoins, les terrains des champs de bataille sont assez vastes, le joueur peut aussi se promener et chercher une arme cachée, bien qu’elles soient souvent accessibles qu’après avoir nettoyé une zone de tous ses occupants... Des ennemis, ça il y en a. On peut en dénombrer des milliers et des milliers de combattants, à perte de vue.


Caim décimera une armée à lui tout seul, là où sa propre armée arrive à ne rien faire...  \  \\\\\\ Pour progresser, il faudra atteindre ou éliminer les cibles dictées par la mission.

Drakengard est impressionnant sur ce point.
Y voir une énorme quantité d’ennemis se déferler sur nous demeure une bonne expérience en soi, mais est-ce qu’elle cachera cette profonde répétition qu’il y a dans le gameplay? Les missions sont toujours les même et les mouvements de Caim ne sont guère variés. On a qu’un seul bouton pour attaquer, "Carré to Win" comme le dirait un sombre personnage… La croix est utilisée pour sauter. Triangle est usé pour les attaques spéciales quand le remplissage de notre barre de magie le permet et les gâchettes R1 et L1 sont utiles pour effectuer des parades sur les côtés. Enfin, la touche R2 permet de choisir l’arme à équiper à travers une roulette listant les armes qu’on a établie au préalable avant la mission…

Pour du BTA, on ne peut faire plus simple.
Le gameplay de Caim est assez rébarbatif vu qu’il dispose que d’une liste de coups très faible, il y a une seule technique pour tout dire. Il suffit de foncer dans le tas en tapotant la touche Carré.

Il y a tout de même quelques subtilités dans règles. Comme bon nombre de jeux de ce genre (rappel : le Beat Them All), on a un indicateur de combos appelé "Chain" et plus la chaîne de combos est élevé, plus des bonus apparaissent. En effet, si on atteint un combo de 20, par exemple, un bonus qui nous remontera notre barre de vie apparaîtra, comme si on arrive à 30, on peut déclencher une onde de choc propulsant nos adversaires au sol si on touche un bonus rouge qui aura fait son apparition.
De même, on peut faire monter notre barre de magie qu’en causant des dommages, nous permettant ainsi d’utiliser les attaques spéciales via la touche Triangle. Cependant, on dispose que d’une seule attaque spéciale magique, mais spécifique pour chaque arme (plus d’une soixantaine). On peut aussi déclencher une onde de choc en plein combo en appuyant sur la touche Triangle. De même, les différentes armes apportent procédés d’appréhender les combats en fonction de leurs caractéristiques (lourdeur, la portée, rapidité de l’arme, force…). On pourra privilégier la rapidité ou une arme lente, mais qui peut pénétrer la défense de l’ennemi sans problèmes.


Via cette roulette, on peut changer les armes. \\\\\\ La masse est très utile pour projeter, avec facilité, nos assaillants.

Malgré ces subtilités, le jeu n’en reste pas moins brutal, voir basique. Si on recherche une diversité et une richesse en termes d’expérience, on risque d’être déçu, même s’il y a des sessions qui changent des autres, entre des combats contre (quelques) boss sympathiques ou encore la traversée d’un donjon en un temps très limité.
L’IA des ennemis ne vole pas haut vu la quantité d’ennemis présente. On est rarement prit au dépourvu par la robustesse de nos adversaires, mais plus par le nombre. Néanmoins, les ennemis peuvent bloquer nos coups et certains combattants se révèleront pénibles (magiciens, archers…).

Il ne faut pas le cacher, Drakengard est unique, mais dur à s'y accrocher à cause de son gameplay.


"Le tueur de Panzer Dragoon… Non, Kanedo, posez ce révolver…"

L’autre phase de jeu, ce sont les combats volants à bord de notre dragonne rouge.
Ici, ces séquences ressemblent davantage à du "Shoot Them Up", mais les missions restent les mêmes : détruire des vagues d’ennemis. Cette thématique de niveau demeure plus basique que celui sur terre, l’exploration étant inexistante vu le cadre et la tâche restera toujours de défaire tous les groupes d’assaillants, hormis des affrontements contre des boss (plutôt sympathiques).


L'Empire semble bien galérer pour occire Caim dans les airs... \\\\\\ Certains cadres de mission changent agréablement.

On dirige directement la dragonne et pour s'en sortir, le joueur devra jouer et bien placer le viseur pour toucher les ennemis en leur crachant des boules de feu. Le gameplay reste aussi simple que sur terre, la touche Carré pour tirer des balles de feu, la touche Triangle pour déclencher une super attaque qui se dévoilera très utile vu qu’elle touche plusieurs ennemis à la fois, la touche Croix pour piquer un sprinte et on peut effectuer des écarts sur les côtés avec les gâchettes R1 et L1, ainsi que de faire un demi-tour complet en les pressant simultanément, ce qui est très utile quand on tente de cibler un ennemi rapide, ce qui est loin d’être évident. En effet, les séquences avec la dragonne sont de loin les passages les plus difficiles, en partie du fait de la maniabilité.
Obtenir son adversaire sur la ligne de mire est très approximative tout en contrôlant les déplacements du dragon.

Les phases de shoot sont laborieuses et inutilement longues où on doit affronter des vagues aussi importantes qu’inintéressantes. Les détruire une par une devient un calvaire, c'est redondant et cela jouera aussi sur la difficulté de ces phases. A titre personnel, question challenge, je trouve les phases de vol bien plus difficiles que celles sur terre avec Caim.

Heureusement, une petite bouée de sauvetage dans ce monde de répétition, on peut utiliser une fonction lock en maintenant carré tout en ciblant l'ennemi. C'est une option intéressante si on veut non seulement envoyer un tir téléguidé vers l'ennemi, mais aussi de toucher plusieurs ennemis d'un coup. Malheureusement, la fonction n'est pas toujours facile à utiliser.

Par ailleurs, même sur terre avec Caim, on peut jouer avec la dragonne qui peut explorer le niveau en raz motte. A tout moment, quand le terrain est dégagé, le joueur peut alterner entre Caim ou la dragonne rouge. Incarner la dragonne facilite non seulement l’exploration grâce à sa vitesse et sa capacité de survoler l’environnement pour se rendre dans différents recoins (survoler une rivière, un gouffre…), mais aussi pour nettoyer les vagues d’ennemis sur terre. On peut parler d’un sentiment jouissif de puissance quand notre dragonne peut balayer toute une troupe d’ennemie rien qu’en crachant ses flammes. La transition se fait naturellement, sans coupure, c'est très dynamique.
Par moment, on se sentira bien à l’abri sur notre dragonne, bien qu’on reste à découvert face à des archers ou des magiciens qui incarneront les pires ennemis pour la dragonne rouge. Le joueur devra alterner entre piloter sa dragonne et terrasser certains types d’ennemis sur terre qui seront seulement vulnérables face à Caim.


Je sens que je vais bien m'amuser.  CACAS9  \\\\\\\ Alterner du combat à terre à celui dans les airs est un bonheur.

De plus, certains ennemis peuvent être terrassés qu’avec des techniques spécifiques. Par exemple, le joueur rencontrera alors des adversaires d’une couleur rouge et ils peuvent être vaincus qu’avec des attaques physiques. Si on les attaque avec la magie ou avec les flammes de la dragonne, notre tir sera renvoyé automatiquement vers nous.


Caim et ses sympathiques amis.

Drakengard a des allures de RPG et comme tout bon RPG, cela se traduit à travers le gain de XP pour faire évoluer le niveau du personnage (point de vie, force, défense…) quand on élimine nos adversaires.
Cependant, ces gains sont comptabilisés qu’à la fin de la mission et si on vient à mourir durant la mission, on perdra tous les XP. En plus d’obtenir des points d’expériences en terrassant nos ennemis, on peut les multiplier selon la taille de notre combo "Chain". Que ce soit pour obtenir des bonus ou d’avoir plus de XP, jouer sur le combo est valorisant dans Drakengard, d’autant plus qu’il n’est pas du tout compliqué…

Le jeu n’est pas spécialement difficile, mais il reste très punitif. Il n’est pas possible de sauvegarder ou d’avoir un Checkpoint durant une mission. Cela peut être tragique de mourir à deux minutes de la fin, alors qu’on a passé 45 minutes à décimer des armées et à récolter un bon paquet de XP. Cela fait le challenge du jeu et on ne s’en plaindra pas forcément.


Les rares boss du jeu sont sympathiques, peut-être parce qu'ils apportent d'autres expériences? \\\\\\ Les pauvres soldats n'ont vraiment pas de chances quand Caim chevauche sa dragonne...

Il y a une autre caractéristique dans Drakengard. En plus des différentes armes, le joueur sera amené à rencontrer les futurs compagnons de Caim (des personnages qui ne sont pas spécialement fréquentables) proposant d'autres styles de combat. Quand votre futur compagnon rejoindra Caim dans sa sombre quête de vengeance, il est possible au début de mission de choisir quel personnage accompagnera notre anti-héros durant le niveau, mais ce sera un seul personnage.

En cours de partie, il sera possible d’alterner à tout moment avec votre compagnon en pressant la touche Rond. Chaque compagnon a son style d’arme. De plus, ils ont tous pactisé avec une créature surnaturelle et en guise de sacrifier une partie de leur corps, ils ont accès à la sorcellerie. Cela dit, alterner avec un compagnon est très optionnel, au point qu’ils font seulement de la figuration. Le seul intérêt serait de vouloir varier les plaisirs, mais on restera avec notre Caim, sur terre en général.


Léonard est profondément troublé par ses actes passés. \\\\\\\ Ce n'est pas forcément utile de jouer avec un compagnon, mais Arioch est un personnage assez perturbant.

Encore une fois, le gameplay n'est pas à sa meilleure forme dans Drakengard, malgré une bonne intention, mais les "petits copains" de Caim apportent un grand plus dans l'ambiance du jeu, surtout si vous cernez les allusions autour de certaines têtes...


"Non monsieur, les graphismes ne comptent pas dans la vie quand on a un bon gameplay!" "..." "Bon ok, il y a l'ambiance."

Par ailleurs, si on entre dans la partie technique de Drakengard... Le jeu n’est pas beau, mais il n’est pas moche non plus. Comme il a été dit, il nous impressionne pour le vaste terrain qu’on nous offre pour nous défouler contre une gigantesque armée qui n’attend qu’à être décimée par un seul homme. Certes, c’est parfois baveux et on nage en pleine purée de pois, mais le jeu a du charme et pour le genre, il a l’avantage d’être fluide et dynamique comme il faut. L’univers est sombre et terne comme il faut pour être en accord avec l’atmosphère de cette chronique épique et noire.

Les lieux visités sont assez variés, bien qu'aux tons classiques, comme une région enneigée, une forêt, une plaine désolante ou encore des forteresses. Cela dit, encore une fois, le contexte et l'atmosphère du jeu fera toute la différence par rapport à des jeux plus convenus comme les Final Fantasy ou Dragon Quest.

Le level-design n'est pas spécialement intéressant, mais il remplira amplement son objectif qui est d'offrir un défouloir, parfois gigantesque, face aux armées ennemies. Malheureusement, le jeu ne cachera pas une sensation de vide dans son environnement, camouflé par nos agresseurs.
On traversera parfois des donjons qui sonneront "labyrinthes", mais ils n'apportent pas de mécaniques de jeu particulières.


Les zones sont parfois grandes et... ça en fait des ennemis. \\\\\\ Explorer les environs peut apporter quelque chose, comme trouver un coffre contenant une nouvelle arme ou un bonus.

Comme nombre de jeux à cette époque, l’intrigue nous projette de belles cinématiques FMV à la mise en scène efficace qui nous fera oublier la forme très "cheap" et simple des scènes de dialogues.

Quant au chara-design par monsieur Kimihiko Fujisaka, il est excellent. Caim, même s’il n’est pas très bavard, il dégage un fort charisme et on finit par s’attacher au bougre dans son malheur. Les autres compagnons ont une bonne aura, bien qu’ils aient une importance plus ou moins grande dans l’intrigue. On retiendra néanmoins leurs personnalités peu communes.
Les personnages sont peu nombreux et si l'intrigue démarre en tambour battant bien plus tard

Enfin, la bande-sonore de Takayuki Aihara et Nobuyoshi Sano, est sublime. S'inspirant de grands classiques, les compositeurs ont voulu dégager une atmosphère européenne qui sonne guerrière, brutale, épique, violente. Elle s’ancre parfaitement dans l’atmosphère du jeu.
L’atmosphère du jeu est bien l’un, voir le point fort de Drakengard, au détriment d’un gameplay trop simple et répétitif. Le scénario met tout de même un certain temps à démarrer et la narration reste sommaire. On demeure pour autant marqué par cette terrible guerre et l’ambiance malsaine que dégage certains personnages jusqu’au héros atypique.


Les scènes de dialogues ont une présentation assez basique, mais qui a le mérite d'être "originale". \\\\\\ Les cinématiques sont superbes.

Dommage que le doublage américain soit juste correct, bien que la doubleuse de la dragonne rouge se prête bien au personnage, en plus de l’entendre souvent. En effet, si le jeu est ponctué de quelques cinématiques et de dialogues entre deux versets de la narration, souvent en pleine batailles, des personnages parleront automatiquement, mettant ainsi un peu d’ambiance dans ces missions parfois vides. On retiendra surtout la relation entre Caim et sa dragonne rouge qui s’interrogera sans cesse sur les motivations de Caim, à défaut qu’on se sente réellement impliqué vu que la mise en scène reste très simple hors cinématiques FMV. Le jeu comporte tout de même des bons moments et il n'hésite pas à braver certains tabous (malgré la censure occidentale).







Fortement inspiré des Dynasty Warriors de Koei, le Drakengard de Square-Enix se démarque en voulant être un hybride de différents genres et surtout d’avoir un symbolique dragon jouable. Drakengard est une expérience particulière, un premier essai entre un gameplay répétitif, techniquement moyen, mais offrant une atmosphère sonore et historique hors norme. On pourra démolir les aventures de Caim en tant que jeu vidéo mal foutu, mais d’autres personnes le défendront pour sa noirceur, ses personnages déjantés malgré une narration assez perturbante au départ.
Quoiqu’il en soit, c’est un titre mitigé, mais aux émotions qui n’auront pas laissé tout le monde insensibles. L’essai a plutôt bien satisfait Square-Enix, vu qu’une suite est sortie peu de temps après avec pour mission de corriger les tares du gameplay du premier opus… Et un troisième épisode débarqua il y a de cela quelques mois au Japon (et bientôt en occident).


Dernière édition par Weldar le Mer 26 Mar - 20:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haganeren
Le plus grand des rabat-joie


Messages : 4178
Date d'inscription : 16/12/2010
Age : 104

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Mer 26 Mar - 4:55

Je me souviens qu'il y'a fort longtemps, je voulais faire la review de ce jeu... Au final, je reste content que tu l'ais faite. Tu as gardé le même type de format qu'habituellement ce qui peut être un minimum handicapant pour le pauvre Drakengard... C'est que le gameplay est pas vraiment sa grande force comme tu l'as si bien décrit.

L'ambiance sombre est vraiment partout pour moi, même dans ces moments de gameplay, lorsqu'on a notre dragonne qui nous ordonne de tuer toujours plus alors que tu continues à t'acharner sur tes ennemis, essayant de maintenir le combo, je me suis limite senti à la place de Caim. D'ailleurs, je trouve que la relation de Caim et de la dragonne n'est pas vraiment de "l'amitié", ce serait un peu simplifier le truc quoi. Fondamentalement elle a l'air de détester autant Caim que le reste de l'humanité pour un bon moment. A la limite, à la fin, mais bon...

Par contre, ôte moi un doute, durant les phases shmups, tu sais bien sûr que si tu restes appuyé sur carré, les ennemis sont locké et tu peux en locker plusieurs d'affilé ce qui facilite MASSE ces séquences right ?
... Parce que si tu le savais pas mon pauvre Weldar, je commence à comprendre pourquoi tu as trouvé ces phases si nazes. Essaye juste pour voir, je suis sûr que tu changeras d'avis sur ces phases au final assez sympathique. (Cracher des boules de feu "simplement" fait cependant plus mal, c'est pourquoi je privilégiais ces attaques quand j'en avais la possibilité)

C'est ceci dit assez dur de parler de l'ambiance et de l'histoire de Drakengard sans spoiler les chapitres avancés du jeu (qui se débloquent plus tard que je le pensais dans mes souvenirs étrangement). Tu t'en es plutôt bien tiré et même si on sent que le jeu ne t'a pas forcément hyper plût, tu as su lui donner une chance dans ta review.

Bien cool tout ça ! Vivement que tu fasses Nier ! Vivement que je fasse Drakengard 3 ! D'ailleurs si tu fais la review de Drakengard 2, je pourrais faire celle de Drakengard 3 vu que tu as pas de PS3. Ca fera un joli dossier avec Nier ! Chouette !

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Weldar
Le Magnifique
Le Magnifique


Messages : 2331
Date d'inscription : 25/12/2010
Age : 26
Localisation : Chez Scapin.

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Mer 26 Mar - 15:19

Un commentaire! Enfin!  sdc 

Hm.
Difficile, comme tu le dis, de parler de l'ambiance sans trop spoiler, surtout que jeu offre certaines surprises.
Par contre, je trouve que l'ambiance devient réellement intéressante vers les chapitres 7, soit après 2/3 du jeu, le jeu n'est donc pas parfait par rapport à ce que tu sous entends... Je me suis réellement ennuyé au début, n'éprouvant pas la joie de vivre une atmosphère si géniale par rapport à ce qu'on m'avait dit, même si le jeu reste unique en soi avec ses différents composantes. Cela dit, il y a effectivement une certaine atmosphère, notamment avec ta dragonne qui parle assez souvent et qui est indirectement la conscience de Caim. Caim, on ne sait rien de lui, sa façon de pensée, sa personnalité, c'est qu'à travers les interrogations de la dragonne qu'on découvre le personnage.

C'est une manière originale de décrire le héros, même si au départ, j'ai eu du mal à m'attacher dans son malheurs. Même si Caim est un anti-héros over dark tourmenté typique, l'intrigue reste manichéenne et l'Empire est vraiment pas un ennemi subtil pour qu'on puisse dire que Caim est un salaud. D'autant plus que le contexte du jeu est la guerre et forcément, on est dans l'ordre des choses. Caim berserk? Mwof, le personnage ne m'a pas du tout dérangé, sauf au chapitre de Léonard qui est sans doute le chapitre le plus dérangeant (bien plus que ceux de la partie finale qui est plus un délire malsain que quelque chose de dérangeant).

Sinon, je me permets de rectifier ce propos : ta dragonne ne t'incite pas à tuer, mais elle s'interroge sans cesse pourquoi Caim s'acharne à tuer les gens alors qu'il n'y a pas besoin. Ils ont tous les deux une façon de pensée différente, mais ils se complètent. Ironiquement, c'est l'inverse dans Drakengard 2 où Legna, dragon pragmatique te dis de tuer pour survire dans cette guerre, car c'est la seule loi valable dans ce monde.
Tu as raison que la dragonne et Caim ne sont pas tout à fait amis, ils ont une relation subtile, mais je permettais de simplifier pour mieux les situer. Dans tous les cas, ce sont des alliés de confiance.


Autrement, j'ai appris cette fonction lock que vers la fin quand tu affrontes un boss où t'es obligé de savoir locker pour survivre. Effectivement, ça m'aura dépanné durant certaines séquences bien chiantes en shoot them up, mais cette fonction lock restait assez mal foutue que je pense que ça ne changerai pas grand chose niveau temps occasionné.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haganeren
Le plus grand des rabat-joie


Messages : 4178
Date d'inscription : 16/12/2010
Age : 104

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Mer 26 Mar - 15:43

Ben euh, avec le lock, l'image que tu as mis avec tous les cubes qui volent là, en trois passages je te le fais. Ca me prends à peu près deux minutes. Sans le lock cependant, je dois viser chaque cube un à un pour espérer tous les vaincres... Autant dire que ça me prendre dix minutes si je suis en forme (parce qu'il y'en a qui gonfle bien à se barrer tous le temps).

Et même sans parler de ça, avoir sans cesse le choix entre viser et tirer est une composante plus stratégique et rend les phases de shoot em up bien bien plus fun de manière général. Pour moi, ça change complètement ton expérience, le lock était un peu mon arme de base, je m'amusais à locker tout en faisant un demi tour pour pouvoir balancer les boules à 360° typiquement. Je me mettais à locker un même ennemi plusieurs fois tout en lachant une boule de feu pas téléguidé juste derrière histoire de faire des sortes de "combo". Bref, je m'amusais réellement aux phases de shmup et je suis à peu près persuadé que si il y'a une différence si grande entre ton appréciation et la mienne sur le sujet, c'est parce que tu as pas pigé le lock assez tôt. Sans dire que tu devrais changer ton avis sur le sujet, tu devrais au moins mentionner le lock dans ta review, histoire que d'autres types se fassent pas avoir comme toi.

La dragonne ne fait pas que s'interroger sur pourquoi Caim tue les gens sinon, il y'a un moment où sa haine de l'humanité est si grande qu'elle prend limite plaisir à voir ce bain de sang sans sens que Caim lui offre. C'est le passage qui m'a marqué où elle incite Caim à tuer, elle n'éprouve absolument aucune sympathie pour l'ennemi de toute manière et à l'époque, elle n'a pas non plus beaucoup de sympathie pour Caim non plus. D'où le pourquoi de cette scène.
Ca c'est plutôt le début, tu as peut être zappé vu comme tu l'as trouvé passionnant. Ceci dit, au fur et à mesure du jeu, effectivement, elle devient un peu plus posé et se contente plus de s'interroger sur les humains plutôt que les hair "bêtement"... Vu la magnifique troupe qu'elle se tape, on peut se demander comment elle a pu changer d'avis à leur sujet d'ailleurs... Enfin bon.

Pour moi, dès les interrogatoins de la dragonne, dès les premières notes d'OST, l'ambiance était déjà particulièrement réussie. Si ça décolle véritablement au chapitre 7, j'accrochais depuis bien avant, déjà assez impressionné par l'atmosphère et les paroles des différentes personnages que je trouvais particulièrement immersif. Dommage que tu ne l'ais pas ressentis ainsi mais au moins, tu as poursuivi jusqu'au bout ! Il est clair que je pensais que le scénario décollait plus après le premier tiers que après les deux tiers du jeu... Comme quoi les souvenirs sont pas toujours exact...



_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Weldar
Le Magnifique
Le Magnifique


Messages : 2331
Date d'inscription : 25/12/2010
Age : 26
Localisation : Chez Scapin.

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Mer 26 Mar - 20:31

Je galère pourtant à faire fonctionner le lock que ça me gonfle et je préfère faire comme un vrai sans triche.  morsay3 
Après comme tu aimes le Shoot them up à la base, ça explique pourquoi tu restes plus enthousiasme dans ces phases là alors que moi c'est l'exacte inverse.

J'ai oublié de mentionner cette fonction dans ma review, comme tu le soulignes, mais ça ne change pas mon avis... terre > air.


Concernant la dragonne, personnage pragmatique, il y a une évolution du personnage et de sa vision du monde, mais je me tenais de ne pas le mentionner. La dragonne évolue beaucoup au contact de Caim, leur relation évolue.
Je sais aussi qu'elle a peu de sympathie pour l'humanité et elle le dit à Caim à un moment, car elle n'a plus d'espoirs dans ce monde à force de vivre dans cette guerre stupide. Le personnage de la dragonne est bien foutue, car contrairement à Caim, on sent qu'elle évolue au fil des événements.

De plus, je n'ai rien zappé du tout dans la compréhension de l'histoire, d'un, je ne voulais pas spoiler et de deux, j'ai vraiment trouvé l'ambiance plate au début du jeu. La répétitivité gâche vraiment le plaisir (et du coup, l'ambiance tu l'oublies). C'est vide, t'avais rien à grignoter et Caim est difficilement attachant au départ vu qu'il ne parle pas et je ne le sentais pas impliqué dans l'intrigue à cause d'une narration maladroite. Il est fou et il tue des gens en temps de guerre, voilà, c'est tout. L'Empire ce sont des méchants très méchants qu'on trouve légitime que Caim les défonce là où l'Ordre dans Drakengard 2 apparaît plus subtil (même s'ils demeurent méchants et on a un héros tout blanc surtout).

Ce n'est que plus tard que le scénario, le background se dévoile et j'ai trouvé Caim plus attachant, car on le comprenait mieux dans son malheurs. Dommage que les compagnons soient en stand by. Ils ont leur chapitre personnel et ils ont leur fin et entre, t'as rien (ou peu, Seere a une certaine importance par rapport à son background).


L'ambiance de Drakengard 1 est bonne. Elle a un ton à elle grâce au game design assez particulier, mais il ne faut pas la surestimer. Elle est loin d'être parfaite, elle a des lacunes assez grosses et sur mes 20 heures de jeux total, t'as 10 heures où j'étais " zzz zzz ", cependant l'expérience reste unique, ça je te l'accorde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haganeren
Le plus grand des rabat-joie


Messages : 4178
Date d'inscription : 16/12/2010
Age : 104

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Mer 26 Mar - 23:59

L'empire n'est pas tant méchant que tout simplement... Inexistant ? Je sais pas, est-ce que tu affrontes des hommes ou des pantins dirigés ? La notion est pas super clair, fondamentalement l'empire n'est pas vraiment ce qui m'a marqué dans le jeu. On pourrait dire que c'est le setup de départ quoi. Le truc pour moi c'est plus que les gentils paraissent aussi assez méchant plutôt que les méchants paraissent un peu gentil pour être honnête. Mise à part peut être Mannah... Et encore.

L'empire, c'est plus ou moins une vague de calamité qui s'étend sur le monde, les morts ressuscite assez tôt (chapitre 3 je crois ? ) puis ça va de pire en pire, y'a un gros sentiment de désespoir qui s'étend depuis le début du jeu et ça m'a assez attiré... Bon, pas toi, too bad.

Autant je comprends à 100% ton point de vue sur l'ambiance (je suis même étonné que tu ais tenu si longtemps). Je pense vraiment que tu as mal compris le lock : Il est super simple à utiliser, il te suffit d'appuyer sur carré, balayer le curseur et hop, tu prends tous les ennemis en chasse, maintient le bouton tout en visant un ennemi pour le viser plus d'une fois... Je vois vraiment pas en quoi il est pas pratique à utiliser. Honnêtement pour moi, ne pas l'utiliser, c'est tout simplement se faire chier pendant tous le jeu, rien à voir avec le fait que j'aime les shmups ou non je pense.

Dans tous les cas, étant donné que tu t'es mis à décrire le gameplay de A à Z, une fonction aussi fondamentale que le lock parait vraiment manquante au sein de la review. C'est le seul réel truc. Il est trop tard pour te faire changer ton opinion sur "terre > ciel" mais n'oublie pas de mentionner la chose pour les autres qui viennent après. Eux, ils pourront apprécier la partie shmup au moins !

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Weldar
Le Magnifique
Le Magnifique


Messages : 2331
Date d'inscription : 25/12/2010
Age : 26
Localisation : Chez Scapin.

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Jeu 27 Mar - 15:08

Ah, mais Haga haga, si tu spoils tout, comment puis-je être crédible dans ma review petit sacripant.
Effectivement, on découvre que l'Empire s'est vendu aux Archanges, mais au prix de leur liberté. On voit que les soldats de l'empire sont devenues des espèces de machines qui ne sont plus tout à fait maître d'eux même. Inuart connait le même sort (quoique... il devient juste fou) et même le big boss de l'Empire est possédée.

En connaissant cela, difficile de jeter la pierre à l'Empire, mais là où je veux en venir, tu ne prends pas en pitié l'Empire. Ils sont responsables d'atrocités bien avant de s'être vendus aux Archanges (cf, le passé de Caim ou Arioch) et vu qu'ils sont totalement déshumanisés, à aucun moment, je me suis dis "ah, les pauvres quand même". On est dans un contexte de guerre, c'est la base. Exception pour le chapitre de Léonard qui est tout à fait choquant (bon, j'ai été surtout surpris que traumatisé... l'ambiance étant totalement noire, on est moins surpris par tel événement vu que le ton s'est installé facilement dans notre tête).


Enfin, il y a effectivement ce sentiment de désespoir. Je le précise d'ailleurs dans le dossier où je parle d'un Caim VS The world, tu te sens seul dans cette gigantesque bataille. Il y a aucunes vies aux alentours (l'inverse de Drakengard 2 où t'as des villages... bon, des villages désolants tout de même) et à la dernière partie du jeu, vu comment c'était présenté depuis le début, t'as l'impression qui reste que toi dans toute l'humanité.




PS : J'ai édité ma review pour la fonction "lock", ne t'inquiètes pas pour ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril



Messages : 11
Date d'inscription : 29/03/2014
Age : 24
Localisation : Talence

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Dim 30 Mar - 12:43

J'aime beaucoup ce que tu mets en valeur dans ta review (le gameplay pas aussi bidon qu'on pourrait le croire, à 1ère vue), bien que je n'aie pas franchement adhéré au trip du jeu. J'ai trouvé l'ensemble trop forcé, trop discursif. Noir pour être noir. Ou alors, j'sais pas, c'est un manque de profondeur, mais ça m'a dérangé, quoiqu'il en soit. Un focus sur Manah, sur Lenoard ou sur Furiae n'aurait pas été de trop. N'avoir aucune prise sur le passé des personnages participe au côté "terrible", distancié du jeu, mais, en miroir, ça décrédibilise aussi énormément l'ensemble, imo. J'ai trouvé le propos de NieR plus mature et moins gratuit. Même si lui, c'est un peu l'inverse, il allait pas franchement jusqu'au bout de son idée majeure.

Sinon, niveau B.O, les samples de musique classique désorganisés, c'était bien vu. Mais assez moche in-game, j'ai pas bien cerné l'intérêt, à vrai dire.

Enfin bref, joli test, bien écrit, bien complet  génial1
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Weldar
Le Magnifique
Le Magnifique


Messages : 2331
Date d'inscription : 25/12/2010
Age : 26
Localisation : Chez Scapin.

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Lun 31 Mar - 0:20

Si je suis d'accord avec toi que les personnages tels Manah ou Léonard auraient mérités d'être plus mis en valeur (bien que Manah reste bien traitée), cela dit, le scénario, même si mal mené par moment, dévoile ou sous-entend pas mal de choses qui permettent de comprendre le background des personnages.
Néanmoins, Léonard comme Arioch ont peu d'importances dans le scénario, à part d'ajouter un plus en noirceur dans l'atmosphère. Après, est-ce too much ou une réussite pour l'atmosphère?

J'ai trouvé le jeu forcé au départ, bien que le premier chapitre reste une sacrée expérience, surtout pour la découverte. Les chapitres suivants sont moins intéressants jusqu'à que Manah apparaisse (pour moi).
Le jeu dévoilera ensuite un côté addictif ou hypnotique quand on veut découvrir tous les autres versets et voir ainsi les autres tournures de ce scénario diabolique.



Le défaut qui peut être une qualité chez Drakengard, c'est de manquer de profondeur en effet.
J'aime bien la noirceur ou l'étrangeté, mais Drakengard joue la carte noire sur noire pour se la jouer. Il ne trouve pas le bon équilibre chez ces personnages pour les rendre attachants (sauf Léonard, car c'est le personnage en rédemption). Ils ont un rôle à jouer dans cette sombre fresque, ils participent à l'ambiance, mais l'histoire ne leur donne pas une grande prestation (Arioch c'est le perso un peu osef. On veut y faire un personnage malsain, mais sans fond).
C'est un peu dommage. On dira ce qu'on veut sur Drakengard 2 et son ambiance plus simpliste (qui reste pour autant mature et dans la suite logique du premier opus), la narration est mieux menée et les personnages sont plus attachants.

Enfin, Drakengard 1 reste une bonne expérience, assez unique dans son genre.

Merci pour le commentaire!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haganeren
Le plus grand des rabat-joie


Messages : 4178
Date d'inscription : 16/12/2010
Age : 104

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Lun 31 Mar - 3:32

Je suis assez d'accord avec Weldou sur ce point. Oui, les personnages de Drakengard ne sont pas si attachant, c'est un fait. Ca peut être un défaut (ça en est surement un) mais pour moi, ça restait cohérent et intéressant dans ce que me proposait le jeu.

Donc ouais, on ne voit pas beaucoup de focus sur les compagnons si dérangés de Caim et limite, ce qu'ils deviennent nous indiffèrent (à part peut être sur la forme qui peut être choquante).
Spoiler:
 
. Mais pour moi, cette indifférence fait aussi partie de ce que je trouvais intriguant dans le jeu... Aucun de ces types ne sont tes "amis" comme dans n'importe quel autre jeu du genre. Ce ne sont pas des copains, à peine des compagnons dans les faits. D'ailleurs il est possible qu'ils révulsent Caim (même si il est plus probable qu'il s'en cogne)

Même Berserk finit par avoir une petite troupe se soutenant les uns les autres, mais il n'y a rien de cela dans Drakengard, même Caim et la dragonne ne sont pas vraiment "ami" pour tout dire. Même si il s'agit clairement du lien le plus fort exprimé dans le jeu. Comme vient de dire Weldar, pour moi, ces persos font plus partie "du décor", un décor assez macabre qui table finalement cette ambiance si malsaine et lui donne plus de corps.

Si Weldar a attendu de refaire le jeu pour les autres fins pour découvrir le coté hypnotique de Drakengard, je l'ai personnellement eu très très tôt. Faire des combos encore, encore et encore sous une musique vaguement reconnaissable complètement tordu (je pense que l'intérêt de faire ça est juste là : Avoir des mélodies qui semblent similaire totalement ruiné et tordue) dans lequel des personnages me parlent pour me raconter leurs folies (ainsi qu'accessoirement ce que je dois faire) ou m'entrainer dans la leur.

Il est clair et net que cette ambiance marche pas sur tous mais quand ça marche, c'est assez grisant au final. Ce doit être pour ça que je me suis gonflé à faire toutes les fins de Drakengard, je m'en donne rarement la peine. (Faut dire que c'était relativement accessible au final... Et la dernière fin en valait le coup !)

Donc je sais pas trop si c'est "forcé"... Oui, c'est forcé dans le sens où ils VOULAIENT faire un RPG dark et que bah, tu le fais pas avec des bisounours, peut être que parfois il en fait un peu trop, mais je lui pardonne aisément vu que aucun autre jeu ne m'a procuré ce genre de sensation. En tant que jeu vidéo par contre, sa suite et NIer sont bien supérieur, ça va de soi.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Weldar
Le Magnifique
Le Magnifique


Messages : 2331
Date d'inscription : 25/12/2010
Age : 26
Localisation : Chez Scapin.

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Mer 2 Avr - 0:16

Les personnages participaient à l'atmosphère et c'était sans doute cette qualité. Exception pour Seere et Manah qui ont un rôle dans la trame, Arioch et Léonard sont de la figuration. Si Léonard reste attachant, Arioch, c'est le personnage "blague" qui est là juste pour faire un délire malsain assez exagéré.


Autrement, je me demande comment Caim a pu garder Arioch comme compagnon, vu qu'elle est vraiment à part alors que Léonard reste "réveillé", même si Caim le repousse quand Léonard supplie de ne pas tuer les soldats du chapitre Léonard...
Par contre, la relation entre Caim et sa dragonne est évolutive et c'est quelque chose de fort qui se développe à la fin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haganeren
Le plus grand des rabat-joie


Messages : 4178
Date d'inscription : 16/12/2010
Age : 104

MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Mer 2 Avr - 0:48

Il a "pu" la garder parce qu'il s'en fout royalement je pense...

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Drakengard [PS2]   Aujourd'hui à 21:06

Revenir en haut Aller en bas
 
Drakengard [PS2]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Drakengard 3 10th Anniversary Box
» Drakengard 3
» Collector US Drakengard 3
» Drakengard [PS2]
» Drakengard 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Artcore Kirbies :: Video Games Board :: Reviews & Dossiers-
Sauter vers: